10 déc. 2012

Seul

'...j'ai le sentiment d'avoir passé la plus grande partie de ma vie seul...'*

Des bouches
lèvres
livrent
Pound
Célan
en des cages
des livres
en copies
perdues
d'horreurs
pour personnes
Désert blanc
de mots
perclus
d'anges brûlés
à Rien
au vent
des pourquoi?

Que Després
aux petites
lèvres inconnues
de leurs nuits
(on naît seul
on vit seul
meurt seul)
disait-elle
Maître sans savoir
de son Sens
en l'insensé
quelques pieds
cubes d'atelier
de futur antérieur
qu'un présent
avait ignoré
par antipathie
mutuelle
Une rumeur
par contre
la sortie
de son hermitage
celle qui la fit
bonne joueuse
devant Picasso
en des moments
de corps à corps
où il dut payer
en tableaux
la laideur
de sa beauté.

Ces deux mains
aux doigts pointés
l'un vis-à-vis
l'autre en plein ciel
au-dessus
de la tête
suante et cou tordu
de Michel-Ange
en un vertige
de solitude
devant le Rien
créé
L'air saint d'esprit
du sculpteur
par la seule force
de se fondre
dans le fécond
du labeur
rend possible
la divulgation
du plus Grand
par l'église
l'atelier
où le doigt traçant
ses signes
dans le sable

Au cube
d'un seul
et chiffré
hors
ou dedans
machine
ou machin
c'est fixé
depuis la nuit
des temps
mort ou vif
dedans ou dehors
au choix
c'est bétonné
Cage univers
infini
prison prisée
d'un jeu
aux pièces
de choix
libre de ne pas
l'être...de l'être
Construire
détruire
ne change rien
oeil pour oeil
pour oeil
pour oeil oeil
oeil
oeil
son oeil.

Bacon*

9 déc. 2012

Le Camp


Pas un mot
sans Un
parfait
pas un
sans ruine
et guerre
oeil pour oeil
Sans eux
sans ça
c'est pareil
Un pour Un
c'est parfait
Totalitaire
le chien mord
le mot mort
le chien
tout mord
est mort
Tout en Un
mot sans fin
fait le mort
mord
Jeu mortel
contre
l'Ord(i)nateur
maître Silence
le mot des maux

Art et camp
sous la voûte
ciel ou pénitencier
murs des grottes
des musées
sur les lits
de planches
de la gestapo
de Pinochet
Pinocchio
Staline
Praline
Busch
Al Capone
et La Poune
Dévorés
par les rats
les concombres
de mer
un chant tyrolien
... Noël
sur Time Square
la Place Pigalle
Saint-Germain
les dépôts
d'ordures
Un silence
sidérant
des deux côtés
de la peau
courte

Cage à oiseaux
d'univers
mur à percer
en tombant
d'ennuis
dans la gueule
d'à peu près tout
les immondices
d'une Histoire
d'apparition
disparition
de ni vu ni connu
quelque chose a été
mais quoi?
Un Tri
d'éternité
un jugement dernier
invisible
rayon de splendeur
pour Personne
s'en marteler
la mémoire
sans espoir
d'en jamais finir
avec les maux
tous les mots

Le silence sur les oeuvres
sans essais d'iconologie
de démarche d'ingérence
dans l'apport supposé
de l'objet d'art en histoire
de l'art en suite logique
d'une sociologie
de Jean François
et les autres
de temps de choix
...Pas d'encrage
dans un réel inconnu
du Spirituel d'Amour
de bonté de tendre
en un lieu ou le Sacré
...Bref
Une priorité
d'Enfants assassinés
offerts au marché
noir d'enterrés
vivants du sucre
à pétrole à pilules
à manger du cancer
applaudit au tombeau
pour sévices rendus
au marquis D.A.F.
au royaume
du Saguenay
aux rêves en couleurs
a l'art Sacré de Vincent
sans limite la destruction
par la société
du crime
et motnétaire
...Bref allons passons
au Silence du Paradis
à l'Oeuvre

8 déc. 2012

Rencontres

Chants
qui dansent
virevoltent
sur le velours
des lèvres
de la fuite
des pas la
mènent à Rien
lumière
surtout
et souffler
d'univers
dreilmeille
en feu
à quai
des lueurs
pas pas pas
lui pas eux
deux mains
d'air
toujours
au plafond
des pieds
sous la semelle
l'eau de rose
tant qu'on veut

Dune terre
sans tête
cafard
cosmaométique
en jaune pâle
très pâle
au tsuttttt
du tire train
d'un blues
à main seule
de Paquin
Seule en un sens
ferrer par la bouche
des mots
les recrachant
à la rivière
Mosilance
laissant là
grégaires
penauds
le pli des plis
du surplis
du plissement
d'une toile
intelligente
en reste
sur le grand
instinct
triturant
de la vie d'ange
sous l'oeil
de la gestapo
de ce qui doit

Un noir
de toutes
les couleurs
dedans le corps
de toutes
tentatives
d'en finir
avec quoi
que se soit
la polaire
la boussole
l'aimantation
ou l'assassinat
de l'ours
du tigre
baleine
gorille
homme
tortue
montagne
de la voûte
céleste
rouge bleu jaune
mort...de Dieu
en lui
seul à seul
parquant
le reste au neutre
d'une grisaille
infinie


De Moins De Plus

C'est sans mailles
sans ailes
une fabrique
à l'il y a
Un grand
un petit
infiniment
parfait
dans l'ordre
désordonné
de la joie
d'un solo
de Bach
Bacon
Broch
Boulez
en Bottine
au sortir de l'enfer
de la mort
de la ruine
des océans
d'avant
pendant
et après
le déluge
Un surplace
dans la balance
au Paradis
hors la horde
désertique
du flou
des riches
héritiers
du pauvre
créatorium
...Allons

Amulettes
d'espace d'air
et de vent
prières de tenir
à l'écart
la superstition
politécomomique
sous vide
l'écho répond
à l'écho
gains profits
gloire
au fils et au st-esprit
pour les miettes
du pain bénit
que le fisc empoche
en faisant l'alouette
entrelardée
de poudre d'os
sous la coupole
de Paris

Le plus Grand
là où l'art
atteint
la poussée
de transcendance
sans histoire
ayant trouvé
l'énigme
pas du Saint-Graal
pas l'or alchimique
pas de pas de
la boucle
à la chaussure
de boudage
que de zennisme
En fait oui
mais un nihilisme
de hoooooo...
des merveilles
d'émerveillement
qui demeurent
fasse demeure
dedans la vie
de la mort
de la Vivance
de la Brisure
recomposée
en tremplin
métamorphosé
en feu sacré
en lumineuses
petites étincelles
de c'est vrai.

2 déc. 2012

L'Or Le Rien

'Avant que le calcaire ne digère le temps'*
Tombant de falaise
un sphinx
dedans la poche
de l'entomologiste
(ici le sculpteur)
s'entigre et féroce
se baigne dans la mer
Comme au dépanneur
un pain immangeable
comme une trahison
monétaire et qui fait
sacrer la disparition
d'à peu près
tout ce qui bouge
D'outre-tombe
posthume
spectraque solo
pour Un

Amas d'étoiles
sans angoisse
de morts
sans nom
que pierres tombales
Descartes à puces
vers Pluton
des remplaçants
de labos des frères
à guerres et à sang
de balles sifflantes
ne me quittent pas
voyez-vous?
Jusqu'au dernier
invisible
un bâti virulent
sur le fil à pêche
de l'éphémère
ici l'envers
est l'endroit
la loi forme
le manger par la queue
et béni

Rosso hier
néant informe
incréées
sculptures
en n'oeuf neuf
9 neufnoeuf
Friedrich
sens insensé du sens
oeuvrant
l'oeuf pour la ponte
de quelque chose
que coups de péteux
dans le dos
de la parole
sèche frette
du désert
là où la bête hurle
à Rien
et c'Est...cela arrive
le Sacré
en plein empire
de destruction
Merdardo attend
chemin faisant
j'airme

L'Air lourd
acide
de source
noir pétroles
et sel
aux élevages
des mémoires
mortes
Speak White
le Spectraque
titube transe
le suicide parfait
ni vu ni connu
la peau aussi
poésie Hauser
à ta nuit des jours
Héraclite
en boléro
de musique
en taxi sur la 15
15 15 fois
murs de silence
Manhattan
Babille baboune
ta boussole
baloune
aux roses des vents
mauvais
où tambourine
le coeur
sous le voile
des lunes
transfigurées
en espaces
des commencements
aux portes verrouillées
d'effroi

Deplatière*