19 déc. 2013

Inimotnimanimaux


Vent D'Outre-Âge

À la cime des morts
au deuil des mots
de mémoires
aux yeux pour voir
un va sanctus
seul en mille seuls
en sentier qui mène
micmac en blanc
poudre d'os
des abatis
d'investisseurs
dessus dessous
en crèvent la fin
née d'entre eux
les pantins
des tombeaux
du très bas
tout en haut
au ciel des appelés
du salaire
d'ayant droit
de fuir sur la lune
avec des carottes
de forages
for the bank
mondiale
mon amour

...tout lentement
là où le début
touche à sa fin
cela arrive
tout en douceur
en bascule
et hop...sur du dur
du solide
là s'enchaîne
prend prise
moment tenace
en concordance
avec les floraisons
du désert...Là
exactement
aux pires craintes
quand baille le tyran
deux par deux pour un
en sa fin du subjectif
au bout du viol agraire
de sa perforation
de terre vierge
en un all over
d'épouvante
de jenous flexions
en Lui...né
croc phage

Pas là
là aériens
dedans dehors
au cimetière
en Marx
en Groucho
et gel frédéric
antonin
henry
Heidegger
nicolas
Célan
Maurice je
lui théo
jean sébastien
moi walter
pas boudreau
benjamin
off gaspar
kasimir
cassidy
jesse fiodor
jack james
sam me
paul-émile
Cage
vincent
jean-louis
louise
Friedrich
karl david
georgette
...sans fin
Uguay
La plupart
n'existe plus
des tous
neufs arrivent
slavoj
christophe
camille
alma
marie
...sans fin
mikhaïl
léon
claude
...eugène
william
Et encor
et encor
jejejejeje
je...
Après tout
qui suis-je?
D'où viens-je
jejeje Où vais-jjjj
eeee
Que sont mes amis
devenus...

Épave
étourdi
perdu
rampant
boue et gelée
assis se noyant
dans l'advient
lutte...Ici
mais où?
Recommencer
de vertige
ici Ailleurs
ne plus...
Et seul Seul
et encor seul
pour des signes
seulement
signes
Et t'es-là
tu dis
tu sais
tombant à jenous
qu'on est seul
on se dit seul
à seul
sable...et
'...je n'ai plus
d'imagination
ni de souvenirs forcément
je regarde le monde
finir...' *
En rouge
en manque
de tendrement
vous dire Marie
seul à seule

Uguay*


Table Eau Pain



À Bord Âge

Asiles
en créations
des peintres
aux temps
froids du Gellée
Turner ou Constable
d'accueil en écueil
de lumière
brassé des scories
et des boues
torchons de chaos
en havres absous
d'en fins de ceci
de cela...
Cathédrales
de barques
renversées
de voiles en toiles
sans bergers
de verts vagues
sans étoiles
en qu'est-ce que
cette maudite idée
de voir en tête
de Cocagne
ces flots du tout
du monde
rescapés
de fragiles luttes
avec l'insaisissable
horreur d'Achab
Clarté de néons
de la white star line
de morts subites
radeau de brumes
d'ombres beurrées
marchant sur l'eau
d'air et d'avant Jonas
piraté de caméléons
en nefs de fous
alliés aux Pharaons
pour la traversée
d'englouties

Tables
ovoïdes
et rases
pour Rien
et tant pis
les images
usées
d'ennuis
C'est sans
main tenant
métis
et perdu
d'os jaunes
sans moi
sans tu
ni vous
d'ayant vu
l'amour
en guerre
par un
par tous
en disparition
et fin
d'arriver
qui sait
sans savoir
les larmes
du silence

Et des songes
des mensonges
en dépôts monde
d'un vice
de présentation
milliard d'alignés
pour des ruines
de fosses aux rats
de tires lignes
de géométries
de calculs
au doigt et à l'oeil
aux impasses
de vire monde gps
à sauve qui peut
aux funérailles
des autres
en trompettes
m'as-tu-vus
en tambour
sans mémoire
pas d'oubli...
C'est pas Rien
c'est capital

Mal armé
de Rien
et des mots
de vents
derrière
le froid
départ
subjectif
voir être
le naître
des disparitions
Et des poètes
encor oh là là
Des fucks
de banquises
à la couche
des supplications
des semences
de biologistes
arrangés
avec le gars
des vues
Et pourtant
la montagne
en gravois
de dunes
pour des chats
mots de langue
de mise ère
en Silence
du pire

Élévation qui Tombe


Le Peu Du Ciel


Le temps s'étire
d'infimes infinis
sans lieu
sans portes
une odeur
d'oeufs pourris
pétrifient
encoconnant
la bébelle
au bois dormant
d'un arsenic
de dernier cru
valant son tyran d'or
sans que mer veille
ses galets
de mémoires
en trombe
d'holocauste
...etc.
De ce côté
seul Saint-Ex
aurait dessiné
un mouton
sans commune
mesure
avec la meute
d'agent orange
des tableaux
de Bacon
succombant
en triptyque
sous les royalties
des pubs
et des crématoires
ou encor
Morandi sous
Cézanne
dans la terre
glaise promise
de l'ennui

Tri tri et tyrans
en bombes
de rires
en boue de marde
bataillant
pour une pipe
dans la loge
du temple
au bout du bout
sous un sapin
à Wall Street
Encor dans un trou
d'Altamira
ou dans une chiotte
de la quinzième
new-yorkaise
ou rue poststaline
maofric
et futur antérieur
...Etc. etc.

Aubade
en quoi...Là
au-dessus
de ce qui
assurément
sans mot
hors d'atteinte
par frissons
par les morts
en sélections
sévères
beaucoup d'appelés
en cendres
sans pourquoi
de souvenance
qu'un prix
à payer
au sortir du Paradis
de la création
des tombes
d'argentiers
voraces
filant les bouches
de fleuves
en rizières
et de source
tarie
Là sans dessus
dessous
des bruits sourds
de Kafka aux stridences
de Céline au bout
du rouleau
et tous les derniers
tableaux des peintres
à l'étouffement
ficelés d'euthanasie
de la promesse
de consolation
d'amour
De fausse en fausses
représentations
notes et  lumières
revilval kitsch
apeaucapot
récup...etc. Et fin des fins
au couloir de la disparition
sans Finnegans Wake
qui lui attend James
qui lui attend Sam
qui lui attend Godot
qui n'est pas venue
parce qu'il a la mort
aux dents
le feu au cul et aux mots
des maux parce qu'il joue
au style quelque chose
où passe le temps
enfin pour être Dieu
en Rien du Tout