19 déc. 2013

Élévation qui Tombe


Le Peu Du Ciel


Le temps s'étire
d'infimes infinis
sans lieu
sans portes
une odeur
d'oeufs pourris
pétrifient
encoconnant
la bébelle
au bois dormant
d'un arsenic
de dernier cru
valant son tyran d'or
sans que mer veille
ses galets
de mémoires
en trombe
d'holocauste
...etc.
De ce côté
seul Saint-Ex
aurait dessiné
un mouton
sans commune
mesure
avec la meute
d'agent orange
des tableaux
de Bacon
succombant
en triptyque
sous les royalties
des pubs
et des crématoires
ou encor
Morandi sous
Cézanne
dans la terre
glaise promise
de l'ennui

Tri tri et tyrans
en bombes
de rires
en boue de marde
bataillant
pour une pipe
dans la loge
du temple
au bout du bout
sous un sapin
à Wall Street
Encor dans un trou
d'Altamira
ou dans une chiotte
de la quinzième
new-yorkaise
ou rue poststaline
maofric
et futur antérieur
...Etc. etc.

Aubade
en quoi...Là
au-dessus
de ce qui
assurément
sans mot
hors d'atteinte
par frissons
par les morts
en sélections
sévères
beaucoup d'appelés
en cendres
sans pourquoi
de souvenance
qu'un prix
à payer
au sortir du Paradis
de la création
des tombes
d'argentiers
voraces
filant les bouches
de fleuves
en rizières
et de source
tarie
Là sans dessus
dessous
des bruits sourds
de Kafka aux stridences
de Céline au bout
du rouleau
et tous les derniers
tableaux des peintres
à l'étouffement
ficelés d'euthanasie
de la promesse
de consolation
d'amour
De fausse en fausses
représentations
notes et  lumières
revilval kitsch
apeaucapot
récup...etc. Et fin des fins
au couloir de la disparition
sans Finnegans Wake
qui lui attend James
qui lui attend Sam
qui lui attend Godot
qui n'est pas venue
parce qu'il a la mort
aux dents
le feu au cul et aux mots
des maux parce qu'il joue
au style quelque chose
où passe le temps
enfin pour être Dieu
en Rien du Tout