24 août 2011

Pas Ailleurs


QUELQUE PART EN GOUACHIE '...je m'adresse plutôt qu'à l'intelligence à la sensibilité...*

Mutadis mutandis
chat chien
feuille chou
hibou poux
gouache
en feuilles
de signes
pigments
un doigt
au désert
Tout muter
des poudres
un peu
de part
du rire
pour nieR
en ouf rire
la Trom
Et bien passer
LÀ.

Même si
oui même si
les petits nids
de Vincent
comme autant
d'épaves
à tout vent
mal branché
à des magmats
de nuages verts
Vagues frères
les arbres
qui plus tard
seront
des bières
en pieds de vent
et la colère
de l'alouette
ces traces
en l'air

Oui un pied
en bouche
un pied de nez
un fumet
un zeste
éclair
métissé
terre en flammes
soufre volcan
Vivance
sous les pigments
encor là des frères
à se perdre
en nous
entre nous
à arracher
ce qui nous
aide vers
le vivre

Est-ce que Seul
un Dieu
nous sauve?
Et est-ce à lui
ce Nous
de le faire?
Qui suis-je
et pourquoi
je devrais l'Être
Pourquoi
infiniment
l'holocauste?
Le Ciel
n'est pas
de la cochonnerie
le ciel
est d'abord
une couleur
une peur bleue pour
un émerveillement
Un Je à se refaire
qui Nous appartient
Le Dieu et pourquoi
pas...
c'est toujours
un mot de plus
un mot en plus

Les grottes
les artefacts
les souvenirs
la pub
les ritournelles
les blablablas
so what...
C'est là ou pas.
Il y en aura d'autres
après ça
D'autres dieux
d'autres diables
so what.
La fin vit
des commencements
l'inverse
Mais où suis-je
après Tout?
LÀ!JUSTE ICI
et ce qui bloque
ce ICI
est le problème.

Peurs
croyances
en moi en vous
en l'Autre
en tous les autres
Bloque Top
Le chemin
se fait sans savoir
il VA...
ICI boîte à outil
LÀ pas la Nature
mais de l'Effrayant
à bras le corps
à bout de tête
pas fait
Si pas pour Ça
Si Hors d'ICI
désarticulé
en la Nuit
qui attend
ses couleurs.

Bataille*

23 août 2011

Les Ailes


OUI SPÉCIFIQUEMENT'Qu'il y eu une enfance,cette fidélité sans nom des célestes...'*

...et pas
LÀ mais Oui
fait de peurs
conquises
d'amitiés
sans noms
sans bornes
cousues
d'or
et de lumière
qu'un firmament
d'ailes
chuchotaient
Légères
juste
protection
des premiers
tirant en avant
en haut
les simplement

aussi terribles
que la Mort
les naïfs
mais pas mortels.

Farouche
présence
vol passant
barreaux et temps
sifflant les morts
en passant
Au-dessus des us
des vous des je
impardonnables
Et où étiez-vous
vents atomiques
murs à mirage
bien pensés
osés pillés
par terreurs
et mauvais signes
faire naître
dans vos cages
indignés
les protecteurs
du ciel
et de la terre
Voyez maintenant
poudre d'os
destructions
peurs
de la molécule
à la voie lactée
Pourquoi?

A Rien les stèles
sacrées
d'en-dessous
d'ignorance
le fruit
des semences
Au suicidaire
les rupestres
oracles
Boileau
vents et marée
le nom des choses
Poussin
dans les ruines
et Picasso
aux tranchées
à Rien
Non!Pas qu'un dieu
les Célestes.

L'Aile pierres
et désert
grillons
et serpents
Aile les ruines
de même
que la Mort
quand ils
appellent
eux les lumineux
eux qui voient
venir LÀ
ICI précisément
Fleuve Héraclite
Fleuve Amour
Fleuve St-Laurent
à Lapointe poème
aux cheveaux blancs
d'Holderlîn.

Rilke*

Sans Titre Encor


A L'AILE '...mais errement comme sommeil...'*

Somme d'enfants
à saignée
des pas cuits
Rien pour un chiffre
que des fleurs
Et la bourrasque
des poches crevées
marchand évidé
sur une patte
Et il est
bien tard
pas seulement
pour les poètes
aussi pour
les sautés
Déjà au très loin
le dernier wagon

D'ICI du posthume
des noirs
d'alain lestié
en sa patience
de sans couleurs
laissant en don
les plans
MÉMOIRE
du vertigineux
accompli
Ceci;pas nommé
du disparu
Sans Savoir
cette pensée
vers Nerval
sous la Lumière
inconsolable
AMOUR.
Douleurs
Aurélie
cette PARTANCE.

Pour tout
et à jamais
de mauvais
songes mal
réglés
et de folies
des horreurs
des tortures
du simple
du véridique
du sacrifié
POUR RIEN
Des douleurs
qu'il a l'Émile
en ces givres
ou Gauvrau
Baulieu
et tant d'autres
ont crevé aussi.

L'Étendue
infinie
Enfin!
Et ce Peuple
tant voulu
Reposé LÀ
Épuré
du contrat
de VOIR
Les cloches
aussi
sans fêlure
des viviers
de musique
et des clées
d'Air frais
au levaison
de l'Âme
sur des Pans
démurés
vers l'Avant
en des parfums
audacieux
des Créés

Hölderlin*

22 août 2011

Peine De Peinture


SE DONNER À LA MISÈRE POUR RIEN.

Et puit
le fond
la nuit
très noire
plus noire
à casser
le coeur
à palpite
trop vite
une peur
bleue
en enfonçant
en cette
désolation
infinie
les yeux
rouges
forcés
d'espoir
s'éteignant
au rêvé
d'un jaune
refroidissant
d'évanoui
désir.

Pourquoi
insister
à se donner
à voir.
Parce que
VOIR
Rendre
possible
un toucher
de couleur
Couleur
par tant
de couleurs
usées
écoeurées
d'être
des couleurs
Mais les remettre
à l'ordre
de gratitude
de lumière
et tendre
tendre
et tendre encor
à vérifier
la Vérité
la nécessité
de ce RIEN
à peine
de la peinture.

Soliloque Avec Un Rien


D'UNE POUSSIÈRE RESCAPÉE

Sablier d'évanoui
avec pertes
somnolences
des synapses
et chancelantes
mains d'obéir
Vertiges
en fines
mémoires
minuscules
et translucides
Un terminal
froid glacial
en prisme
fractal
broyé
en conféties
de désirs
fondants
s'y on y pense.

Grosse,grasse
pleine à bulle
'Dans ce lieu
livide,il y a
les ténèbres,
mais il n'y a
plus de secret.
Chaque chose
a sa forme vraie,
ou du moins
sa forme
définitive.'*
portes de l'Enfer
d'Auguste en coulée
de baves noires
que Langevin
connaissait bien
en son écart
poétique au coeur
du cercueil
des villes

Et en tout Ça
Rien qu'un
calice
sans tige
et sans feuille
en des temps
CRAPUsculaires
peu propices
à la création
Plus précisément
porter la recherche
en Art vers
des 'Espaces'
de réjouissances
esthétiques.
Il aura fallu
s'en tenir
aux plus près
des formes
du passé
pour arriver
à des résultats
d'une grande pauvreté
de style de formes
et comme disait
Delacroix
ou Baudelaire
d'une (FÊTE Pour LES YEUX)
Temps pauvres en avenir
et d'aurores
Plutôt
une Angoissante
perspective
de catastrophe
'innommable'
comme disait
Beckett
ou sans avenir
comme Blanchot
ou bien celle
ou seul un Dieu
comme Heidegger.

Des images
pauvres
en reste
des lambeaux
de coeur d'âme
et d'esprit
Trop de scories
de désordres
de confusions
de contradictions
dans la Mémoire
immémoriale
Ou bien
est-ce la somme
des images
depuis les premiers
signes visuels
d'avant les grottes
jusqu'à nos jours
qui couvaient
ce désastre
sans espoir
que d'avoir
fait voir?

Hugo*

21 août 2011

Juste Une Mort


STEPPETTE ...'où le jamais vu a le caractère courant d'une surprise continuelle'*

Un sautillon
d'élevage
à p'hommes
par milliard
d'attentes
d'ennuis
à vivre
porte cul
porte à faux
porte enfer
culture
de peaux
blanches
d'Axe d'Abraham
part Dieu
par fils
à prix d'Or
les agneaux
veaux guenuches
p'hommeaux
en sol d'abysse
à l'aller
ractroux
acéphal la bite
à l'air
en la roue-rie
du monde
comme volonté
de mourir mort
Voilà le sel
de l'erre
à salaire.

Trou
d'où ça
passe
montagne
sans victoire
le mur jaune
chevalier bleu
rouge atelier
muré plombé
plus que noir
effrayant
tragique
artonique
hydrogène
sans début
ni fin
Champ de blé
pour un
Concert
à Bacon
ou à tous ceux
qu'on harcèle
à devenir
du viandeux.

Oeil qu'avant
du point
Soleil
iris avant
crisis
avant
le Christ
Même tout pareil
en son orbite
perce scrute
va dans la Nuit
opaque
Seul Oeil
en sa lumière
Le Vent Vient
tralala LÀ l'Ère
de grands Vents
déportent
mènent à nu
le Vrai chemin
du sang des larmes
à la reconnaissance
d'un Soi Sacré.

Luca*

20 août 2011

Quelque Part En Vérité


VERTÈBRES EN CIEL

Un fou rire
intérieur
portant
un regard
détaché
sur les
pesanteurs
d'une
histoire
a qui
il faudra bien
enlever
la majuscule
et rayer
les syllables

En l'an de Grâce
d'Élévation
légère
Beauté
d'embellie
inépuisable
Esprit
On dirait
de la rosée
des roses
à l'Apothéose
de l'autre
côté des couleurs
en forme
d'Éternel
retour
chez-soi
'Au-dessus
de nulle part
Ah,la balle
qu'on lance
n'emplit-elle
les mains
du pur poids
du retour...'*

Oui quelque part
ICI,ce chemin
a l'odeur
de muguet
des lilas
ou au temps
des cerises
on peut voir
qu'on est LÀ
JUSTE LÀ
a ces signes
en Vérité

Et dans
la mémoire
des liquides
des vapeurs
des bruines
et des embruns
de l'air
des temps jadis
ces pétroglyphes
de l'invisible
fidèles et sûrs
pareils aux échos
des lointains
espaces
blottis en d'infimes
autant
que dans l'immense
ces coussins
des vertèbres
en colonne du temps
infini sans fin
des jours
qui commencent.

Rilke*

Apnée D'Imagos


TENIR JONAS (en l'an de grâce...)

En quelles eaux
quelles mers?
À quelle
profondeur
trouver
l'Océan
de son JE
des songes
des formes
des naĩvetés
d'Amour
épiphanique
Souffle
de lumière
du consenti
d'oxygène
des abysses
jusqu'aux
nuages légers
Pas rouges
pas noirs
pas gris
des misères
codées
sous les boues
les vases
chromosomes
de morts
Mais celui
des grandes
voilures

Cétacés
bien assez
l'ingérence
d'arnachage
des marqués
aux massacres
des tatoués
de concentration
toujours les mêmes
Mais les leurres
d'asphyxies
d'eau courante
chimie
des consentants
aux mers mortes
à l'assèchement
des larmes
devant les os
de tous
les rivages
des assassinés
des eaux
du ciel
et de la terre.

Mais l'Océan
ce Je de tous
les je
ce Sel des jours
d'Offrande
'Tout paraît
familier,
les saluts
qui s'échangent
au passage
Paraissent venir
d'amis tous
les visages
semblent changés'*
Mais les frayères
de ce qui tue
Est bien gênant
ce qui Est Sera
des Frayeurs
Et qui sait si
ce qui sauve
Je sera LÀ

Höderlin

19 août 2011

Sans Lieu


UN RIEN DE PEINTURE 'Dans quel néant est-elle cristalisée,l'origine?'*

Et suivra
que des larmes
au même trou
sous un couvert
poétique
ces éclairs
en pantalon
ces étoiles
dont il
avait besoin
Encor et encor
frères humains
camarades
ne tirez pas!
Patience
dans le Corps
Terre céleste
L'étendue
des coeurs
noyés du sang
des ailes
assassinées
des sbires
à suppôt
frappants
à la petite
monnaie toutes
les semances
de lumière
tire sur sa FIN
le vide désir
a atteint
sa monstruosité
infinie.

Rien !Que peut
le jour
dans ses nuits
de croque
monsieur
dévorant
la douleur
des innocents
Non!Rien...
Alors
...'la langue
est vendue
aucun nom
ne vient plus
vers nous...'**
La langue
mordue
roulée
appeurée
fatiguée
destituée
de guerres
lasses
de lâches
assassinats
coupés
à son germe
d'Amouir
LÀ RIEN!
Têtes Mortes
Sam têtes
étêtées
NON!!!

Laissons...
le cortège
danse mon corps
à corps
portons-nous
nos bras
le corps
ensemble
sans sacre
sans Sacré
sans dieux
nous Dieu
jusqu'à nous
reprenons
le chemin
PAS D'ICI
LÀ ICI MÊME
ensemble.

Suied*
Noël**

La Vraie Vie


ESCAPADE 'Les gens vivent hors d'eux-mêmes comme des squatters;ou en eux-mêmes comme des troglodytes.Ceux qui ne vivent pas au fil de la réalité se noient dans les profondeurs, et ceux qui vivent à la surface vivent platement à la manière des crêpes.'*

...un deltaplane
en plongée
sans rendez-vous
avec la mer
ralenti
par un bouchon
entre ciel
et terre
un vent
de liberté
qui se prend
dans ses cordes
Ils ont beau sacrer
sans mettre le prix
d'un boeing
la queue
risque de plus
en plus
de se prendre
dans le zippers
du goulot de sortie

Xram
ou le métro
sans la chaîne
mais lié
à la Trom
par son paquet
de viande
pauvre
et pauvreté
à fourrer
le gars O-Tra
d'à côté
par derrière
chez lui
en contrebande
de la réalité
à étreindre
par vie à gras
à répéter
d'en sortir
de l'Enfer
du Pet du Dieu
de messieurs
les Momos.

Sottises
des mots
de ceux-ci
par l'autre
de l'autre
de même
que le vecteur
Silence
coconne
même et surtout
si c'est
de la cochonnerie
dite par Marie-Ange
ou Antonin Artaud
Ni d'Avant
Ni d'Après
Bloqué
dans l'Oeil
du Cri.
Cela ressemble
à l'Enfer.

En fait l'Art
est le spectacle
qui bouffe
les lamentations
des tortures
infinies
dans le feu
des feux
des grands brûlés
du Soleil
à l'Arcane
Merdrerie
de la Beauté
du Ciel
Ici programmé
à tuer
assassiner
faire souffrir
enfin
DÉTRUIRE.
Ce que nous faisons
avec le plus grand
des bonheurs
Naturels.

La Part de vie
maudite
c'est l'Éternité
des condamnés
d'un jugement
par la NAture
des natures
bioconstituées
pour anéantir
l'Enfer d'être né
dans une âme
et un corps
à faire disparaître
à tout jamais.
'Seul un Dieu
peut encore nous
sauver'**
Faut bien essayer
quelque
chose plutôt
que rien.
Avec sept ou huit
milliards
de faim de loup.

Alors s'assire
sur son tas
brûlé d'Amour
des secrets
LÀ BIEN LÀ
cachés
Bien cachés
ce que Klee
tente de préciser
en le disant;
le RENDRE VISIBLE
...mais quoi?
comment?
Tant que le POURQUOI
n'est pas LÀ
Alors,les marquises
la plage le bbq
les Moumouques
le bien le mal
paradis enfer
et Alafrime BOUM-BOUM.

Dotremont*
Heidegger**