28 févr. 2013

De L'Invisible


A François Villon

Un arrêt monde
...Engouffre
béance
Disparates
Un Jenous
sur échasse
en rognures
de mémoires
en mode nul
brisures
trouées
Passé la rugueuse
lentement
par les murs noirs
du sourd
en la mort
sans rimes
ni raison
un testament
Goya à perpétuité
l'erreur
dans la machine
à mourir
Là grotesque
agitation
dans les boues
des mangeclous
signe désoeuvré
de vivance
d'agonie d'insisté
par doute
perdition
tremblements
et froidures

Des envols alors
vol plané
d'asphyxies
épiphanies
d'horreurs
absolution
des crimes
...de la semence
à six pieds
sous terre
par ficelles
et calories
des semblables
décapités
de lumière
en la nuit
blanche
subventionnée
de Rien...
Un trait
sur la cuvette
un Silence
majuscule

Tous les tableaux
du monde
pas un matin
sans la mort
à détrousse
au lieu d'impact
des coeurs
pourris
saccagés
séchés
poudres
d'outragés
sang noir
d'encre de Chine
à fripes peaux
tripots
des mille pattes
casqués
écomomiques
en vague
Hiroshige
zen en morceaux cloués
de pourquoi
m'as-tu abandonné
au satorifique
mouroir

Charniers
des tauromachies
des abattoirs
à viande
chats chiens
tigres rats...
puces
enfer du cul
des fèces
au très bas des prix
de la Nature
des natures
à multiplications
des spectraques
anesthésiés
coeurs foies reins
poumons
au paradis
parait-il mes amis
pétrochimie
et sang c'est pareil
invisible visible ment
de même
To be or not To be
M. Shakespeare?


Cortèges

Aucune idée
d'elle d'îles
pourtant
pleine
du chant
d'Ulysse
à la limite
là où les sirènes
portent aux mers
le sourire
d'une histoire
avec en reste
les tueries
...Un vide
une bascule
la terre morte
à bout de sang
de têtes qui roulent
d'ignorances
d'innocences
d'en veux-tu en vlà
et bien cadré
de biles d'infiniment
noires
de semblables
pourtant sécurisés
d'un mensonge
d'une vérité
avec à la base
la disparition
disparue
Patmos
Zgoda
par ici
Paris
vent
d'l

Contre le tranchant
d'un doigt de dent
pour un oeil
crève coeur
...Enfin...
'...Les choses se font
toutes seules.
Les hommes jouent
la comédie
de les accomplir. '*
sous les bottes
de toutes les couleurs
même les rires jaunes
furent anéanti
par une poudre
d'escampette
la même qui scella
le début du monde
d'où vint
l'évanouissement
les brumes
le floue
le biscornu
des chiffres
du cubisme
du dilué
trafiqué
momifiée et cocue
ni vu ni connu
du jardin d'Éden

Valéry *

Point Gris


Tout le long
de la colonne
tire sève
du bord d'air
où erre
l'invasion
du dernier
mot d'illusion

Un oeuf
un boeuf
dans une poule
d'abattoir de luxe
en dents creuses
pour y faire
son nid

Mais qu'est-ce que
ce servage
sur la scène
des feuilles mortes
hypocrires métaphores
où tant de brises
escarpées aux mains
de quatre étoiles
pugnaces
et de charognes
célestes
toutes au beau de l'air
au limbe de Rimbaud
de l'arche coulée
De là la forge
déchaîne
comme elle veut
mort ou vie
en la poussière
de larmes
abandonnées
devant les portes
de l'égarement

...'Ça tourne en rond
tout le temps,
jusqu'à ce que ça
s'abatte à bout de force' *
Astraboul
et pierre qui roule
chaque chose est Là
éparpillée perdue
encor chez nous
mais où voulez-vous
que ce soit?

Là en chaque
coup de sang
dissimulée
embusquée
la mulée la busquée
la prise noire
où frai la frayeur
des éternelles
Rien d'autre

Une douche
plein gaz
une ville
un pays
un monde
des gens
en apnée
sur le quai
gris et brumeux
pour une traversée
de lait
et de chocolat
vert-de-gris
des cendres

(Le menuisier) Zimmer *

22 févr. 2013

Libre Traits


Lignes D'Ancre

Mots de l'oeil
ancien
sans soleil
en sourire
sous le toit
why not?
du très grand

Comme en semant
d'attendre

Davantage 
sans plus
et bien moins
que dedans

Virgules
croix
points
scribouillent
taches 
et dix traits ...
chez-soi

Des perles 
de ports
à des cochons

Mort d'admiration
pour la vie

N'importe quoi
c'est tout

Comme sur un nuage
rouge de Mondrian
aux feux des ans
chair au carré

Il faut être 
comme un bouchon
sur une mer 
de champagne
et qui dit vague

Une fête
pour le macabre
...Delacroix

Une main une corde
un pinceau une chaise
qui roule la douleur

Un temps pourtour
du tableau

Avalé
en plein jour
sans rien voir
de la nuit

Au fond 
c'est de Silence
qu'il s'agit

Qu'une tête
porte
la phase terminale 
qui n'a jamais
commencé à sa fin
faut croire

Après tout
le rien de Rien

Là las lalala
la guerre
de quoi
au cimetière?

Dieu est innommable
ou n'est pas.
Dieu?

Quantité quantique
qui sait? Cantique
d'un bleu 
au fond de la nuit 
du premier homme?

Inaccessible
transcendance
de certaines oeuvres
qui posthumes au Rien
se manifestent 
in Oui!

De pâturages
aux sables du désert
l'art est un jeu
inconnu des joueurs
avant d'être sérieux
Là où la fin commence
le grand appétit revient

Tremblement lent
oui exactement
l'angoisse
porte la nuit
à ce qui sera oublié
Exil de la pensée
en l'éblouissement
du spectraque

La solitude 
la mondanité...
de quelque chose?
Mais qui écrit cela?
Pourquoi?
La solitude 
la mondanité
de quelque chose
...

Mots pas à rien
pas du tout
bon de passage 
à grappin
un cri primal
dans une boîte
de conserve

Sans commencement
ni fin
l'attente interminable
cependant 
que le tire fond
n'a de cesse
que d'en terminer
avec toi

La couleur de ses rêves
la réalité multiple
jamais pareille 
Un chat un chat
rouge bleu jaune
un Rodin Picasso
Daumier Milo
Le Brun Altamira
Sima ...des formes
un monde...
et sa disparition
en libres traits
un chant indéterminé

Corps Encor

Des décolles
vertigineuses
qu'au doigt
sons oeil
dedans
la Chose
cage infinie
camps de base
enfin joie terrible
c'est compris
...Silence
la raison éteinte
une dispersion
pactise
avec les baves
et grognements
du mal infini
des nausées
des sciences
aux nourritures
célestes
De l'autre bord
Ici Exactement
c'est partout
Un mort
éternel

Point a la lime
de pas en trépas
faire le blanc
sauter la flaque
à carré de babiche
...Se flécher
pour une danse
crevant devant soi
les rognures
de désespérances
le coupable
des contradictions
de Jenous
Voici l'autel
Rien du Tout
un ratage
une perdition
un égarement
Eh bien...
le sous-temps
tendre et tendrement
cela vient
se présente
en sourire
véritablement
une joie

À reprendre
depuis le soleil
éteint
des jours
morts
en poudre d'os
criminels
et des solitudes
d'espérances
...noyées
brulées
aux mers
mortes
des fureurs
d'un univers
aux pluies
de cailloux
récoltes
de visqueuses
prières où
'La théologie joue
avec la"vérité"
comme un chat
avec une souris' *
à reprendre
encor en corps
au posthume
de l'Un final

Valéry *