7 nov. 2012

Sa Bouche L'Erre En Maux

Des maux
et des fosses
cils en cieux
sifflent
aux chants
mal cotés
aux dés
des corps
Là dort sale
épine de le noir
portant haut
la rébellion
du poux
voir...
Mieux l'harfang
l'oeil haut vent
l'arme au point
chaste et là sourit
et c'est et rats
Le mord au temps
sans nuit
dents pour dans
feuilles pour deuil
et pas Tati
et pas pas pas
ne riez pas
'...Une conscience
éparpillé
dans les débris...'*
de vos absences
à perdre vos vies
à la gagnée.

De la rapaille
au fond d'étalon
d'agricoles
aux seins
Saint-Denis
et les pitounes
à cherrier
au carré
à la viande
sautée à la bière
même la femme
de Léandre
Agaces pissettes
dostie aux corrections
d'épreuves
un parti pris
Combien
à qui l'ange vint
purent
en braillant
s'enquérir
de leurs morts
à leurs faims
C'était sang
issu
des terres
intérieures
Morts sans bruits

Ni nuit
Ni jour
d'un temps
intempestif
pestilentiel
mais pourquoi?
Ni nom
inouïe
sans savoir
d'avance fait
là juste là
sans histoire
au gré du vent
au mat hissons
les voiles
partons sans bruit
C'est tout fait
tout compris
l'errance
transe le jeu
et de bord
en debord
panégyrique
en spectraque

De déité
en eut vent
de quelque
chose...
poussières
un vide sidérant
rien...
Là gigantesque
impromptue
inattendue
la Mort
dernier coup
d'Horreur
et la folie
en levée de rideau
on the stage
William

Miron*

Captartsion

'Les buts de la pensée sont: recueillir, méditer et explorer l'héritage...'*

Souliers
de Vincent
des neiges
en juin
pour des deux
par deux
à mourir
en des retours
du même
Des greniers
vides
et des tonnes
écomomiques
de lourdeurs
pour partir
des guerres
des pères
frères gazés
atomisés
et des bouts
d'autoroutes
pour tous
des morts

Noir les trous
sans abri
des chairs
aux flambeaux
criant des signes
à Wall Street
à bout de folie
d'armes
noyés de pétrole
Tableaux noirs
de Rothko
Le dieu technique
et la disparition
des hommes
de paille
en capsules
de père noël
sur Broadway
avec bout du chemin
furie de prières
et d'ainsi soit-il

Un saut de je
qui sait le pas
faisant la marche
d'aurore
sortant des jours
moléculaires
des tyrans
d'embellies
à vitrines
d'or et de fruits
pour damnation
en des morts
de mains rouges
en demain rouge
de De Staël
en flash d'atomes
dans l'oeil
du cyclone
des fins éternels
des derniers
autoportraits
de Picasso.

Axélos*

3 nov. 2012

Bribes Et Sursauts

Qu'importe
les nuits du vent
le tremblement
des étoiles
aux passages
du train
des chairs
l'horreur
est d'avoir
manqué
la Terre Promise
le Paradis
de peu...
Et précaire
suspendue
entre deux
vertiges
du temps de rien
et l'engloutissement
du néant

Banc
de neiges
refroidissement
des froidures
jusqu'aux brûlures
à l'assèchement
des paroles
neutres grises
de statuts quo
lié par omerta
...Passons
aux sources
de ce qui donne
en vie...
dans les ruines
du pensé
où le peu de rien
en reste
s'éparpille
pêle-mêle
dedans
une rognure
qui se traîne
poursuivant
pour poursuivre
un destin
qui semble
de plus en plus
macabre

Même si...
et surtout
la question
demeure
Rubens
ou Baudelaire?
L'atelier ou le chat?
L'oeuf  la poule le coq
l'âne et le boeuf
Ou etc. etc...
Le chat égyptien
le chat de ruelle
le marcoux
le matou
la chatte d'Espagne
Chartreux
etc 'Si on voulait
danser sur ma musique...'*
Danse une bribe
un sursaut
un brin
de quelque chose
dedans la Mort


Vigneault*


2 nov. 2012

Tête D'Atelier


Ce silence
de tous les crimes
cris de tortures
un mange marde
en couleurs
aux mains blanches
des meurtres
commis
sans meurtrier
au pire
des embellies
des beautés
des cent morceaux
de toutes
les monstruosités
inimaginables
là donner à voir
en sacrifice
pour personne
dans le long
fleuve rouge
de l'atelier
du sans limite
d'une corrida
monde

Sérials pictors
de tous les tableaux
rouge jaune ou bleue
systématique
à géomètres
du divin
ou de l'organique
rabattu délavé
de toutes les couleurs
et de formes d'informes
de déviances
de maladies...
retiré du quotidien
du commun
pour la protection
civile et grégaire...
Rien et bien soit
n'en parlons plus

Les mots la parole
'de la langue
coupée'
ne se peuvent
Et ce qui sort
de la bouche
pour l'image
ne vaut point
et pire encor
quand c'est l'imagiste
qui s'y prête
À moins
de ne rien dire
jouer avec le vent
et dire pour dire
mais du Silence
qui parle?
Un océan entre
ces deux mondes
faire Voir
deux fois
plutôt qu'une
par l'initiatique
regard...
À moins que
redondance
idiolecte
et qu'importe
un je joue
pour céder
place
à l'image
au fond
l'essentiel motif
de l'enjeu

L'autre bord ici
dans par l'image
instants du saut
de renaissance
où la tête
se rajoute aux têtes
(actelier jenous)
coïncident
avec le moment 
de la plus grande
perte au noir
de tous les noirs
pour le seul
tableau le seul
possiblement vrai
où les mains
se touchent
au coeur
par l'espace
du manque
se désirent
se peuplent
s'éternisent
à...de voir... l'autre
jusqu'à nos communes
et décisives raisons
de vouloir la vivance.

1 nov. 2012

Seul Un Dieu...

Seul Partir
bruits
d'Ailes
dedans
le froissement
des guerres
de boules
de neige
à neutrons
à coups
de canon
à eau
de mort
à morts
de tranchées
virtuelles
pyramidales
à répétition
pour de l'or
et des prières
etc...

Et un Silence
babélique
de bruits
et de fureurs
Faulkner
tout en soliloque
et solitude
et de sauve
qui peut la mort
...etc

Lequel Dieu?
le seul...
Le même
futur antérieur
'...j'ai l'impression
que Dieu
me pardonne
mes péchés'*
Dieu en bien
en mal...
et tous les restes
Lignée d'Amour
et d'eau fraîche
des oasis d'infinis
et c'est assez
et c'est beaucoup
qu'ertifranon
qu'onverblas
et ces restants
de Rien
de LÀ voyez-vous
des enfers
et du ciel

De dieu politique
et très à droite
très à peaux pots
en potcâlisse
bidounnant
quelque chose
en synergie
de pas très catholique
comme diamantaire
cocainogod
et pour une coupole
d'or à dieu sait quoi!
Ceci est! Le faut-il?
...On s'en crisse
Seul un Dieu
...devant le tyran
ou n'importe...
devant Dieu
lui-même.

Matisse*