Hommage à Després
Joie
ravagée
de savantes
solitudes
Chemin
perclus
de pensées
'il me faut
de la pauvreté
...ce début
de monde'*
de rêves
coincer
en un cri sourd
d'univers
accouchant
la lumière
du vrai...
par laquelle
la mort cueille
en son cheptel
au rythme
de la nature
mortelle
'Tu peux bien
comme Matisse
dire (que le travail
guérit de tout)
mais il est mort
et très malade
du bonheur'*
Instants fugaces
par cent par mille
milliards trilliards
d'éphémères
présences
en l'inconnu
d'une disparition
au même titre
que la lumière
sur la paroi
des grottes
ou des murs
des musées
imaginaires
ou pas...
'Un métier
pas pour distraction
pour distraire la mort'*
Art du pas là
mais Là
ou bien Juste Là
...sans travail
mille métiers
Rien dans les poches
rien dans les mains
un petit conte
de tête
un lapin
de Flanagan
dans la mitraille
une branche
et des nids...
vous
Marcelle Després
'...en l'instant
où vous créer
s'ouvre
un verdict
d'absolution
...c'est bien.'*
pour ensuite
disparaitre...
Després*
...où tombent
les voyous
menant
l'ennui...
Allons
où suis-je?
d'où viens-je?
où vais-je?
dit le cheval
rouge
au grand nez vert
des îles
C'est sans réponse
et tout est mensonges
et fables
...Alors
le vent s'en fout
Rognures
sans illusions
passage
en des instants
loupfucks
résidus
de fines poudres
entre les dents
du sacré
Censure
payant la lumière
l'eau l'air
et les songes
pour une pelote
sur les os
d'une baleine
à Terre-Neuve
depuis un peu
partout
dans les entrailles
des Enfers
L'art c'est n'importe
quoi...
entre Nous sans Je
L'histoire de l'art
n'a pas de Je
Art de Rien
simplement
en y Pensant
Art de rivage
de Mensonges
Voulus
L'état des Masses
état de l'État
aux Couleurs
de l'Art
Obéir
Sans
ordre
en Voyant
En tuant Je
l'Autre est Mort
Le propos
de l'Art
Dans le Regard
L'Art c'est Dieu
moins l'Art
et Dieu c'est l'Art
moins Dieu
Un tableau
est un Doute
Réussie
Une poussière
sur un col
anonyme
L'écart
si grand
qu'il n'y a
pas d'écart
L'Art est Seul
éternellement
SEUL
mort ou vivant
Têtes
soufflées
de Babel
en plein jour
ça pacte
l'entonnoir
à pullulement
des chairs
budgétées
du brasse brasse
du Rien
d'un filet
de jambes
à l'ossature
évanouie
en tombant
du haut
des épaules
de Jonas
à la baleine
par mots
piqués
collés
peints
aux murs
des thorax
à bombes
kakis
recrutés
...non!
De la mocation
de la risabilité
et encor
des picots
sur le dos
des madames
à l'air
du temps
et voile
aux pieds
d'oignons
moisis des paris
sans coeur
sur les dieux
des bêtes
et les fruits
morts au Fleuve
d'un Temps
Rouge d'oisillons
en vains
Silence...
par tranche
de milliards
en une mécanique
folle et furieuse
Saut ici même
en bas de ses souliers
pas celui arrangé
de Klein que celui
noir de Rothko
ou d'une grande fatigue
toute chrétienne
de De Staël...
ou Vincent
du travail accomplie
non
celui
hors le programme
pogrom
apocalyptique
très humain
trop humain
d'en finir
avec la lumière
la Beauté
de la Vivance
en son jeu
À coté
pas là
éteint
mêlé
de guerres
lasse
en des lieux
d'abats
d'un rouge
terne
celui
des lèvres
d'Elsa
au chant
de la roulette
ou dormir
au caviar
des idées
et du lavement
des mains
où pour quelques
francs roublés
Staline
en prie Dieu
Des bleus
de corps
par des papes
à mandats
littéraires
en pleine arche
de noyés
posant Dieu
en sauveur
de Dieu
car seul un Didieu
peut nous sauver
Dieu est mort
ou non?
S'il n'est pas mort
et bien ce sera
le dernier
contre Hégel
et Heidegger
et vivant
en son éternité
pour le repos
de ses ânes
de chimères
Sans
temps
des bottes
purges...
le va-vite
la bourse
de l'esprit
et les mille
manières
d'alphabet
du balancier
des naissances
monétaires
et des morts
bancaires
'Le spectacle
se déroule
dans un climat
singulier
où les fruits
naissent malades,
où les astres
brillent sans chaleur,
où les chairs,
rongées...'*
Encor que science
technique
comme des gaz
inodores
incolores
portent l'évanouie
aux guerres
du retour
de l'Éternel
Présence
du Vivre
et du Mourir
Comme
une montagne
de mots
pour Rien dire
un Silence
de bruit
dedans la machine
à Capital à Indulgences
à Applaudissements
de fin de Spectraque
Comme autant
en emporte le vent
du nord du sud
de l'est l'ouest
captant
la commande
venue du plus
haut des cieux
pour le sang
religieux des entailles
flore faune planètes
et dénie
et Ça
recommence
bric-à-brac
et bal mortuaire
d'impotences
démoncratiques
serties d'appuis
d'infinies douleurs
en bouquet
de fleurs
à offrir au trépas
Pourtant...
l'illimité...
Duthuit*
...
un vers
créé
pêche
debout
sous terre
de vieux
paparaidis
de même
qu'un roi nu
déchu à la fourche
aux canons
revient
sur son trône
en Mussolini
ordonnant
l'uni-vers
à la grande
fête des os
des guerres
le choix
du mange mou
et des mains
tendues
du vendredi
pour la pitance
de tous les rois
pêché au vers
dans la pomme
du vieille à dents
Des feuilles
neiges
sur un chaton
à l'oeil crevé
d'un cri
expiré
sous la dalle
de la pelouse
Certains
hurlements
des pierres
...etc etc...
Faits divers
communs
aux notations
de Bonnard
d'un raisin
une pomme
bombe atomique
un bal musette
une symphonie
un chant de coton
...des manipulations
des proches
à ceux biologiques
pommes d'Adam
pomme d'amour
par Bourvil
ou Bartoli
Les sphères de Dante
ou de la mafia
encagées
dans la bulle
de l'immédiat
soumis au concept
de temps
en l'incompréhensible
être Là.
Ici Là
gai le rosier
de l'âge
de toutes les morts
de pailles à poutres
où se terminent
en l'Un de la Fin
le Rien et la Mort
de même que loin
du voile de Saïs
et que demain
les dieux naîtront
et encor des chemins
qui mènent nulle part
De la Conscience
en toutes choses
égales de même
que sans nuances
invitation à mourir
que seul un Dieu
dit le philosophe
...lequel?
lui dira lèves-toi
et marche
Ici Là gai
le rosier
Nier après Rien
...Long longtemps
infiniment
sans fin...
Ça ressemble
à la faim du monde