13 oct. 2012

Salto


Têtes
soufflées
de Babel
en plein jour
ça pacte
l'entonnoir
à pullulement
des chairs
budgétées
du brasse brasse
du Rien
d'un filet
de jambes
à l'ossature
évanouie
en tombant
du haut
des épaules
de Jonas
à la baleine
par mots
piqués
collés
peints
aux murs
des thorax
à bombes
kakis
recrutés
...non!

De la mocation
de la risabilité
et encor
des picots
sur le dos
des madames
à l'air
du temps
et voile
aux pieds
d'oignons
moisis des paris
sans coeur
sur les dieux
des bêtes
et les fruits
morts au Fleuve
d'un Temps
Rouge d'oisillons
en vains
Silence...
par tranche
de milliards
en une mécanique
folle et furieuse

Saut ici même
en bas de ses souliers
pas celui arrangé
de Klein que celui
noir de Rothko
ou d'une grande fatigue
toute chrétienne
de De Staël...
ou Vincent
du travail accomplie
non
celui
hors le programme
pogrom
apocalyptique
très humain
trop humain
d'en finir
avec la lumière
la Beauté
de la Vivance
en son jeu

12 oct. 2012

Chimères

À coté
pas là
éteint
mêlé
de guerres
lasse
en des lieux
d'abats
d'un rouge
terne
celui
des lèvres
d'Elsa
au chant
de la roulette
ou dormir
au caviar
des idées
et du lavement
des mains
où pour quelques
francs roublés
Staline
en prie Dieu
Des bleus
de corps
par des papes
à mandats
littéraires
en pleine arche
de noyés
posant Dieu
en sauveur
de Dieu
car seul un Didieu
peut nous sauver
Dieu est mort
ou non?
S'il n'est pas mort
et bien ce sera
le dernier
contre Hégel
et Heidegger
et vivant
en son éternité
pour le repos
de ses ânes
de chimères

Sans
temps
des bottes
purges...
le va-vite
la bourse
de l'esprit
et les mille
manières
d'alphabet
du balancier
des naissances
monétaires
et des morts
bancaires
'Le spectacle
se déroule
dans un climat
singulier
où les fruits
naissent malades,
où les astres
brillent sans chaleur,
où les chairs,
rongées...'*
Encor que science
technique
comme des gaz
inodores
incolores
portent l'évanouie
aux guerres
du retour
de l'Éternel
Présence
du Vivre
et du Mourir

Comme
une montagne
de mots
pour Rien dire
un Silence
de bruit
dedans la machine
à Capital à Indulgences
à Applaudissements
de fin de Spectraque
Comme autant
en emporte le vent
du nord du sud
de l'est l'ouest
captant
la commande
venue du plus
haut des cieux
pour le sang
religieux des entailles
flore faune planètes
et dénie
et Ça
recommence
bric-à-brac
et bal mortuaire
d'impotences
démoncratiques
serties d'appuis
d'infinies douleurs
en bouquet
de fleurs
à offrir au trépas
Pourtant...
l'illimité...


Duthuit*

Paparadis


...
un vers
créé
pêche
debout
sous terre
de vieux
paparaidis
de même
qu'un roi nu
déchu à la fourche
aux canons
revient
sur son trône
en Mussolini
ordonnant
l'uni-vers
à la grande
fête des os
des guerres
le choix
du mange mou
et des mains
tendues
du vendredi
pour la pitance
de tous les rois
pêché au vers
dans la pomme
du vieille à dents

Des feuilles
neiges
sur un chaton
à l'oeil crevé
d'un cri
expiré
sous la dalle
de la pelouse
Certains
hurlements
des pierres
...etc etc...
Faits divers
communs
aux notations
de Bonnard
d'un raisin
une pomme
bombe atomique
un bal musette
une symphonie
un chant de coton
...des manipulations
des proches
à ceux biologiques
pommes d'Adam
pomme d'amour
par Bourvil
ou Bartoli
Les sphères de Dante
ou de la mafia
encagées
dans la bulle
de l'immédiat
soumis au concept
de temps
en l'incompréhensible
être Là.

Ici Là
gai le rosier
de l'âge
de toutes les morts
de pailles à poutres
où se terminent
en l'Un de la Fin
le Rien et la Mort
de même que loin
du voile de Saïs
et que demain
les dieux naîtront
et encor des chemins
qui mènent nulle part
De la Conscience
en toutes choses
égales de même
que sans nuances
invitation à mourir
que seul un Dieu
dit le philosophe
...lequel?
lui dira lèves-toi
et marche
Ici Là gai
le rosier
Nier après Rien
...Long longtemps
infiniment
sans fin...
Ça ressemble
à la faim du monde


9 oct. 2012

Last Call Lascaux


...aux nuits
de toutes les nuits
noires
du sang
des ancêtres
des pas figés
aux os
recueillis
qui donnent
encor
après la Mort
du créer
la juste part
des signes
à Rien
par Rien
pour Rien

Un Silence
perclus
de toutes
les détresses
en un seul
animal
perpétuant
la lumière
du monde
contre
ou avec lui
Maintenant
ouvert
le chemin
de la beauté
de la terre
et du ciel
en une donation
de sens
qui faber
fabule
fait bulle
de sens
perce la mort
compte le temps
prend notes
passe les mille
et une nuits
sort du tombeau
porte l'histoire
à sa fin
jusqu'aux nuées
aux brumes
jusqu'au sommeil
du conteur
etc etc...

Sang suifs
et terre
faire voir
signer
concrétiser
par osmose
corps-esprit
le fait
qu'à l'avenir
Là Ici Même
il a été est sera
en d'autres grottes
d'éternités
parce que l'art
est un sacré
mensonge
...ou non?
Partance
sans début
sans fin

7 oct. 2012

Sans Lieu


Spectres...Un imbroglio d'agitation pour Rien...

L'essepoire
kante
terreux
suifs
l'os

Errant
despareur
etc etc...
De la manipulation
sans gène
Char parlait
d'ingérence
innommable
soit vers
le Grand Camp
le seul mot
Un de la fin
au début
et la Peau Câlisse
etc etc marvifisadur
frye quandipoum
aujorkac
et sans fin

Même si comme
et quand ta loupe
n'importe partout
l'extermination
par une forme
d'amnésie
globale
Sur un dire
bord de ligne
un fil le fil sans filet
pas d'ici lui le fils
le saint d'esprit
de Vincent
à Antonin
à Francis
à Franz
Robert...
tant et tant
Comme 'Le pain
mange la table
et le pinceau
son tableau
trouez trouez
les pieds des mots'*
de même la fleur
dans le bouquet
ne tapisse pas
les murs de l'État
et comme tu voudras

Des barbelés
de toutes
les prisons
de métamorphoses
dedans dehors
haut lieu
des manipulations
du bonbon à cent
échappant l'ennui
du manque instant
de Rien d'un vide
de naissance
pour mourir
au désert
de tous les déserts

Mange mots
cent mots dire
sans rimes
que censé
faire voir
le vu l'entendu
commun
grégaire
majoritaire...
etc etc etc
depuis le début
du monde
le jeu cache
l'enjeu de l'horrible
farce sanguinaire
à lynchages
à bûcher à croix
à guillotine
à pendaisons
à chaises
tralalala là l'ère
prisons camps
goulags villes
...guerres
homicides
fratricides
génocides
saints innocents
amérindiens
juifs roumains
lalalalààààà
grand fleuve rouge
noir de monde
blanchit blanc
de blanc sur blanc
ça comme une danse
à Saint-Dilon
sous les ponts
de Paris
Montréal
et Saint-Narcisse
...ET DE L'AUTRE
CÔTÉ ICI...

De la réconciliation
des molécules
et des percepts
et des émotions
d'infante défunt
déchirant les fins
dernières...
Fugue le coeur
to be or not to be
d'une aile à l'autre
tombant en virevolte
en Manet copiant
Delacroix Virgile
et Dante aux enfers
puis en châteaux de sable
et radeaux...
Titacniquenique
un jeu où le sérieux
du monde
des vieux passe
à l'enfance frivole
au pablum
aux guilis guilis
des morts
de la retraite
Allez oust passez
Odyssées
et chefs-d'oeuvres
à ras bord
un pachchage
à vide à zizique
en brumes limbique
de queues à fric
Voyez voyez
...bonnes gens
...Hypocrite
lecteur monstre
délicat qui s'ennuie
dit Charles...
Il n'y a pas de sortie
pas d'entrée...
Plutôt cette chose;
Le Tri (nettoyage
une purgation
saignée en TOUT)
par un Rien
de régressions
de doutes
de ne pas savoir
de crises
de contradictions
etc etc...
et d'en finir
avec Rien...
de son impossible
d'en finir avec Rien
avec un plein de Rien
...Cela reste à voir

On en a jamais fini
de Rien
Rien que cela
Non Rien de Rien
Rien pour Rien
Rien pour tous
Tous pour Rien
Mieux que Rien
Rien à Faire
Bon à Rien
...Partir de Rien
Ne jurer de Rien
À part que Ça...
nonnnn...RIEN
trop près du sol
rien...rit ee e

Bryen*