8 avr. 2012

En Plein Côté Gauche


UN PARADIS D'ENFER

L'Emmêlement
en descente
vers deux
et quatre
cinq six
en l'abîme
tout flétri
d'ignorance
Emmêlement
des millions
de trilles
d'hiver
produit
des fins
dernières
Quatre balounes
dégriffées
passent
à l'attaque
aussitôt
une lance
dans les côtes
le choix
fût fait...

Parachuté
où pourquoi
vrai ou faux
bien ou mal
mort ou vivant
en plein
quelque chose
mais quoi?
tous...
à naître
de la conscience
à l'outre vie
ou pas...
au jugement
final dernier
sévère
des lamentations
de la tragédie
d'être là
juste LÀ ici
même.

Contradictions
contrat
avec les fleurs
femmes fruits
du surréel
surrénal
susurrant
Gaspar de la nuit
sur d'infantiles
actions
passant directement
mais à quoi
le Paradis
celui de Baudelaire
ou de Dante...
Pas d'erreurs
celui-ci ce jenous
peut-il...
et qu'est-ce que
les pompes funèbres
dans la Mort?
Un tout petit
filament
d'eau salée
en l'inconnu
des damnés
des puces
et des éléphants
sur le dos du tigre
disparut
en ses rayures
cherchant
les yeux
de Borges

Ni gauche
ni droit
au centre
de jardin
où pour quelques
engrais
à la mort
exaucé
ni vu ni connu
pour la résurrection
un trilliard
et quelques
de revenants
en l'éternel
retour
de l'ennui
ou tout est permis
Rien La Mort.

5 avr. 2012

Les Dents De La Pierre


RACINES DE PIERRES

D'inquiétantes
soustractions
de licornes
baleine blanche
cris d'enfants
châteaux de sables
ciel sans nuages
portant les anges
à la transmutation
d'Axes D'Abraham
d'Allah Raël...
aux chants
des prétextes
exutoires
et tout
le tralala
cela ne vaut pas
un beau voyage
à St-tite...
un beau voyage
au canada
Faut que Ça saigne
Johnny...
ça saignera
Porter un regard
sur un tigre
dévorant
dans un tableau
de Delacroix
le sens d'un conte
du mythe
du bon du bien
du beau là
donner en prime
avec moument
poument...
sans conditions
de sang...
simplement
parce que JE
Ça insiste.

Trois fois
la pierre
pour pâtir
...et bâtir
une redondance
sans fin
le retour du même
à étriper
anthropophager
les quatre saisons
la pluie
et le beau temps
rêves et réalités
la création
d'Amour
pas pour rire
sans farce
hier aujourd'hui
demain...
Rien des restes
des ainsi soit-il
des à JENOUS
des dés à coudre
des fous de Dieu
de la kabbale
de la dernière
des fins dernières
et du derrière
chez-nous y a
un étang
De la Mort
aux enfers
humains
des natures
Natures
'Comme si ces couleurs
vous débarrassaient
définitivement
de toute incertitude'*
c'est bien de cela
qu'il s'agit
pas de pas de
etc...
Un ciel
chez les mouches
noires
mais là juste LÀ

Rilke*

30 mars 2012

Sens Le Blé Du Corbeau


LETTRE AUX BEAUX ARTS

Peindre avec
ses défécations
les mettre
en boîte
faire sauter
plonger dans le vide
blanc sur blanc
la bécosse
à l'envers
et du brillo
plein la salle
éphémère
pipe pas pipe
brute bad
contre pour
pas préfère
mort pas fort
enfin...fin

De Thompson
aux cent mille
lacs l'avalant
nature nourricière
d'Émily en totems
virils
le Groupe des Sept
par le nombre
avait terminé
sa semaine
tapissant
de la feuille
les anglos musélés
au bord de
P.É Bordubois
made in qc
Le mieux
pour les Russes
...et le monde
et le reste
alouette...

Champs de blé
à la Joconde
descendant
au très bas
d'un château
l'autre...
Printemps hâtif
pleins d'oiseaux
des brises
fraîches
aux odeurs
...et des mots
pour rien
partir à jamais
à nulle part
aux toasts
aux ptits fruits
rêvés...pour rien
aux muses
flétries
oubliées
mortes
enterrées
en la mer allée
avec le soleil
on n'en parle plus.

Fils de feu
l'homme
ravagé
de conclusions
puisque personne
exception faite
d'Hégel concassé
des bouillies
pour les rats
morts de chine
au beurre noir
Mais de quoi
s'agit-il?
Fils de membranes
à galoppagos
dépendant
du carré d'avance
consenti
au forclos
de la disparition.
Mais un peintre
là-dedans
buvant mangeant
ceci est le blé
du corbeau
l'odeur
de composition
virgules
mortelles
à jamais
fou du monde?

25 mars 2012

Mantral Là L'Ire


SPLENDEUR DU TRAIL (pour deux voix)

...D'une griffe
dénudant
l'ardeur
des tisserands
un nom qu'une gloire
ensevelie
dans les fibres
d'assumances
à la distraction
de l'éphémère
Qu'importe
l'exportation
du facteur
un cailloux
après l'autre
Pas pour eux
en fait
Séparation
par la loi
de la scorie

Come over the flow
ces sans sujets
des bagosses d'adn
pour fisc
de la langue
adorable dorade
filet du carré
de deuil mort
Au fond d'un tissu
de mensonges
médusés de mante
religieuse
aussi âgés que dieu
monde au tournant
des acides
redondants
un sacerdoce
de naissance
Là ce non né
ou pas encor
la mise infirme
au tout rond
toupie sifflante
en un saccage
d'amour

Qu'un mille
en soi
pur orgueil
cheveux
en rivières
d'eau
pour des ailes
qui se flippent
se floppent
en poissons
chrétiens
à l'arche
quand l'humanité
évanouie
par le noir
de tous les noirs
et la folie
de toutes
les folies
s'assourdie
se plombe l'amour
qui prend de l'aile
les hauts
tôt ou tard
confie
la langue
au chat...

'Jusqu'à maintenant,
j'ai été un artiste,
cela veut dire
que j'ai été
un homme MENÉ'*
Que d'un côté
du monde celui
de la mort
de l'élevage
à chair de sang
de la charogne
et des douleurs
'C'est un vieux
reste de forêt
qui regarde
ses dernières
plaies!'**
une terre bleu
froid cadavre...
Un peintre
n'à lui
que ses couleurs
d'après...
des restes
d'aurait pas dû
...faire voir
c'est mourir
faire mourir
deux fois...
Vite un Silence
à soi juste
pour vous
avant de partir
à tout moment.

Artaud*
Larouche*

22 mars 2012

Un Jour Noir La Nuit


AVANCE TOMBANT DES NUES(...'comme une chanson populaire par son refrain'*...)

...si sans personne
un baiser de chair
malade au filet
du stellaire
qu'engouffre
à bien y penser
ces milliards
de pas bruines
confettis
pour une fête
aveugle
sans invitation
inutile sans raison
pour rien
de connu
avertissant
l'imaginaire
de la vérité
qui pense

Enfilant
les noeuds
les étranglements
râlements
d'impossibles
coïncidences
des firmaments
tranquilles
dans les tranchées
d'accouchements
cherchant
l'indice solide
portant le disparu
à la semaison
de joies
inattendues
L'art action
du cela
d'obéissance
sait bien
faire la question
et réponse
les frottant
sans cesse
en jeu
de flammèches
Aveugle lumière
par la nuit fongique
d'une solitude
éternelle

Craintif
par un souffle
pas pour des bombes
d'un jugement
d'un dieu
Peur d'une mort
certaine
confirmée
de tous bords
tous côtés
pour RIEN
Immense intuition
factice
Émotion de fin
et commencement
au coeur du jus
de ceci est une pipe
criant une balle
dans la tête
en forme de prière
jetée oiseau
sans aile
en bas de la falaise
du fleuris


Trois dominantes
rabattues
ou délavées
fragiles
si constantes
illusions
et bâtir
à vide
mensonges
sur mensonges
en une douleur
terrifiante
que seul un chant
d'égal joie
faussé d'extasy
encor le requiem
pour la fin des fins

Étrange
l'envoûtement
du quotidien
sur le quotient
du mur du temps
des coupeurs
de têtes
étêtés
au cent papiers
payés nature Nature
au bidet
des arrêts
d'obligations
d'épargnes
dans le trou
raviné
d'extorsions
diluviennes
à dormir debout
au fond
de la mer rouge
entre deux
fausses couches
en plein Paradis
du Monde

Rilke*