23 août 2011

Sans Titre Encor


A L'AILE '...mais errement comme sommeil...'*

Somme d'enfants
à saignée
des pas cuits
Rien pour un chiffre
que des fleurs
Et la bourrasque
des poches crevées
marchand évidé
sur une patte
Et il est
bien tard
pas seulement
pour les poètes
aussi pour
les sautés
Déjà au très loin
le dernier wagon

D'ICI du posthume
des noirs
d'alain lestié
en sa patience
de sans couleurs
laissant en don
les plans
MÉMOIRE
du vertigineux
accompli
Ceci;pas nommé
du disparu
Sans Savoir
cette pensée
vers Nerval
sous la Lumière
inconsolable
AMOUR.
Douleurs
Aurélie
cette PARTANCE.

Pour tout
et à jamais
de mauvais
songes mal
réglés
et de folies
des horreurs
des tortures
du simple
du véridique
du sacrifié
POUR RIEN
Des douleurs
qu'il a l'Émile
en ces givres
ou Gauvrau
Baulieu
et tant d'autres
ont crevé aussi.

L'Étendue
infinie
Enfin!
Et ce Peuple
tant voulu
Reposé LÀ
Épuré
du contrat
de VOIR
Les cloches
aussi
sans fêlure
des viviers
de musique
et des clées
d'Air frais
au levaison
de l'Âme
sur des Pans
démurés
vers l'Avant
en des parfums
audacieux
des Créés

Hölderlin*

22 août 2011

Peine De Peinture


SE DONNER À LA MISÈRE POUR RIEN.

Et puit
le fond
la nuit
très noire
plus noire
à casser
le coeur
à palpite
trop vite
une peur
bleue
en enfonçant
en cette
désolation
infinie
les yeux
rouges
forcés
d'espoir
s'éteignant
au rêvé
d'un jaune
refroidissant
d'évanoui
désir.

Pourquoi
insister
à se donner
à voir.
Parce que
VOIR
Rendre
possible
un toucher
de couleur
Couleur
par tant
de couleurs
usées
écoeurées
d'être
des couleurs
Mais les remettre
à l'ordre
de gratitude
de lumière
et tendre
tendre
et tendre encor
à vérifier
la Vérité
la nécessité
de ce RIEN
à peine
de la peinture.

Soliloque Avec Un Rien


D'UNE POUSSIÈRE RESCAPÉE

Sablier d'évanoui
avec pertes
somnolences
des synapses
et chancelantes
mains d'obéir
Vertiges
en fines
mémoires
minuscules
et translucides
Un terminal
froid glacial
en prisme
fractal
broyé
en conféties
de désirs
fondants
s'y on y pense.

Grosse,grasse
pleine à bulle
'Dans ce lieu
livide,il y a
les ténèbres,
mais il n'y a
plus de secret.
Chaque chose
a sa forme vraie,
ou du moins
sa forme
définitive.'*
portes de l'Enfer
d'Auguste en coulée
de baves noires
que Langevin
connaissait bien
en son écart
poétique au coeur
du cercueil
des villes

Et en tout Ça
Rien qu'un
calice
sans tige
et sans feuille
en des temps
CRAPUsculaires
peu propices
à la création
Plus précisément
porter la recherche
en Art vers
des 'Espaces'
de réjouissances
esthétiques.
Il aura fallu
s'en tenir
aux plus près
des formes
du passé
pour arriver
à des résultats
d'une grande pauvreté
de style de formes
et comme disait
Delacroix
ou Baudelaire
d'une (FÊTE Pour LES YEUX)
Temps pauvres en avenir
et d'aurores
Plutôt
une Angoissante
perspective
de catastrophe
'innommable'
comme disait
Beckett
ou sans avenir
comme Blanchot
ou bien celle
ou seul un Dieu
comme Heidegger.

Des images
pauvres
en reste
des lambeaux
de coeur d'âme
et d'esprit
Trop de scories
de désordres
de confusions
de contradictions
dans la Mémoire
immémoriale
Ou bien
est-ce la somme
des images
depuis les premiers
signes visuels
d'avant les grottes
jusqu'à nos jours
qui couvaient
ce désastre
sans espoir
que d'avoir
fait voir?

Hugo*

21 août 2011

Juste Une Mort


STEPPETTE ...'où le jamais vu a le caractère courant d'une surprise continuelle'*

Un sautillon
d'élevage
à p'hommes
par milliard
d'attentes
d'ennuis
à vivre
porte cul
porte à faux
porte enfer
culture
de peaux
blanches
d'Axe d'Abraham
part Dieu
par fils
à prix d'Or
les agneaux
veaux guenuches
p'hommeaux
en sol d'abysse
à l'aller
ractroux
acéphal la bite
à l'air
en la roue-rie
du monde
comme volonté
de mourir mort
Voilà le sel
de l'erre
à salaire.

Trou
d'où ça
passe
montagne
sans victoire
le mur jaune
chevalier bleu
rouge atelier
muré plombé
plus que noir
effrayant
tragique
artonique
hydrogène
sans début
ni fin
Champ de blé
pour un
Concert
à Bacon
ou à tous ceux
qu'on harcèle
à devenir
du viandeux.

Oeil qu'avant
du point
Soleil
iris avant
crisis
avant
le Christ
Même tout pareil
en son orbite
perce scrute
va dans la Nuit
opaque
Seul Oeil
en sa lumière
Le Vent Vient
tralala LÀ l'Ère
de grands Vents
déportent
mènent à nu
le Vrai chemin
du sang des larmes
à la reconnaissance
d'un Soi Sacré.

Luca*

20 août 2011

Quelque Part En Vérité


VERTÈBRES EN CIEL

Un fou rire
intérieur
portant
un regard
détaché
sur les
pesanteurs
d'une
histoire
a qui
il faudra bien
enlever
la majuscule
et rayer
les syllables

En l'an de Grâce
d'Élévation
légère
Beauté
d'embellie
inépuisable
Esprit
On dirait
de la rosée
des roses
à l'Apothéose
de l'autre
côté des couleurs
en forme
d'Éternel
retour
chez-soi
'Au-dessus
de nulle part
Ah,la balle
qu'on lance
n'emplit-elle
les mains
du pur poids
du retour...'*

Oui quelque part
ICI,ce chemin
a l'odeur
de muguet
des lilas
ou au temps
des cerises
on peut voir
qu'on est LÀ
JUSTE LÀ
a ces signes
en Vérité

Et dans
la mémoire
des liquides
des vapeurs
des bruines
et des embruns
de l'air
des temps jadis
ces pétroglyphes
de l'invisible
fidèles et sûrs
pareils aux échos
des lointains
espaces
blottis en d'infimes
autant
que dans l'immense
ces coussins
des vertèbres
en colonne du temps
infini sans fin
des jours
qui commencent.

Rilke*