13 janv. 2013

Traites Des Traits

Comme Anse 

En métastases
d'enterrés
d'une guerre
de terre
traits des grottes
aux parois
des têtes
à queues
etc...
Le temps était
l'appât
la fin ce goulot
étranglé
des molécules
expulsées
en phase terminale
Une seule couleur
un seul tableau
éconduit
des fins dernières
l'art avait atteint
sa limite d'or
le veau régnait
sur la traite
des créateurs
au Peuple
qui manquait
l'accompagnement
avait atteint
sa disparition

De sombres
solitudes
formaient
une muraille
autour des morts
là où des larmes
plein les os
formulaient
le désir
de madeleine
du journal
du jour
et de vent
dans les feuilles
Une correspondance
manquait
pour devenir
redevenir
des racines
aux bronches
de souffle
s'était être né
tout d'une traite

L'éternité
c'est la mort
D'ici l'inavouable
prend lieu
de retour
de paradis
d'infinies
métamorphoses
à fabuler
...Où suis-je alors?
qui que quoi?
Un déboulement
de têtes de sottises
d'insectes
à pharaons
machiner
épingler
capitaliser
greffer
agonisant
au ciel enfer
esclave maître
...ce qu'on veut
le temps
du besoin
de la Chose...
en vessie
pour des soleils

Des mots
signes
codes
et symboles
en disquettes
dire ne pas
ne change rien
à manger
boire pisser
aux mangeoires
excrémentielles
agroécocosmaux
maux
du riz au boeuf
au coq-à-l'âne
du temps
qu'il fait
au bunker
des métas bougeottes
sur civières
d'amen
ainsi fait-il
Apocalypse
et Fin
Histoire
d'un dieu
dévoré
par sa chose

Un instant
plâtré
sous les traits
de poussières
en passant
Vu en transparence
les angoisses
posthumes
de l'époque
s'étaient inversées
une indifférence
universelle
rythmait
quelque chose
d'insensé
un néant
d'un même Silence
rien sans Art

6 janv. 2013

Poutres Et Factions

Pauvreté
des sommes
à tapis rouges
des palais
des grandes avenues
des rues
des ruelles
des tables
refroidies
des morts
caviars ou ballonés
sur le parquet
des dividendes
des abreuvoirs
à champagne
à eaux des sources
à fluor...
à gouttes à gouttes
...pauvreté
d'un festin de rois
Requins ou Divins
d'eaux à d'os
Ingres ou Delacroix
Kandinsky ou Wols
Babette ou Bobette
Mozart ou Saint Preux
Nono ou DD Gagnon
Gloria Lasso
ou le lasso d'Hopalong
Cassidy
Six pieds sous terre
Brel ou quétainerie
de lumières
en pleines ténèbres
désoeuvrement
décrépitudes
en montée
d'artifices
de sans sang
des déveines
...Or du temps
d'ores et déjà
momifier
sur le Léthé

Roches à poils
feu de tout bois
de  l'accrocher
à la part de bon vent
si peu...pour Rien
du tombeau
de poussière
filant l'oiseau
tragique
l'un sans lui
sans cage
sans Vinci
tombant du jeu
d'Éole
aux pièces
mécaniques
de Brancusi
Ici l'art populaire
folklorique
prend son envol
érige l'élitisme
en l'hélice
en tambour
de kiosque
de Mahler
couronné
d'un huit par huit
d'une feuille
de tôle
et les autres
par le peuple
minimiser
minimal
en masse libérée
de l'air et l'espace
poutré muré coulé
à son utilitarisme
de nature Nature
Ses sorciers chamans
monstres sacrés
etc en mort à Mort
technique
pour faire plaisir
au petit jésus
dans ses musées

Tiers inclus
de tout
ce qui guide
le cela est
là ou pas
objectif
subjectif
ou pas
Ce qui fait
qu'un coup
de marteau
un UFO
l'élongation
d'Ingres
des chairs
fécales
concepts
et mots
de castrats
art de l'Un
synthétique
mimétique
antithétique
non plastique
plutôt
religieux
écomomique
collabos
et totalitaires

Tenir Là
où ce n'est pas
mais où ça veut être
un bien en main
du cerveau
intercepté
apaisé de mémoire
longue comme
le fleuve Amour
par ruines
disparition
surveillée
nourrie du désir
d'ennuis blasés
lassé de tout
bon pour
un détachement
zen et nihiliste
en Ô de surveillance
de la plus haute tour
lumières des jours
sans nuit
et cauchemars
aux chants
de pourquoi
la Fin camarades
humains?

3 janv. 2013

Et Va Nuit

'...j'erre encore, comme errent les bêtes,
quand la chasse n'est plus fermée...'*

Couloirs
de la mort
pavillons
des cancéreux
briochés
les espaces
infinis
le carcan
des jours
des nuits
la cage
La Prison
et ses variantes
aux petits souffles
des circonstances
qui font défont
cassent pilles
détruisent
la seule chose
inutile fragile
initiatique
mortelle
à aimer
jusqu'à la perdre
dit Marie Uguay
la vie
Flottille
sur l'insondable
aveuglement
du Tout
de Rien
Une Bouée
d'Amour
pour Rien
du Tout
'...nous n'avons
aucune raison
de nous méfier
du monde,
car il ne nous
est pas contraire...' *
Champs de cotons
camps goulags
dépotoirs aux enfants
tortures
nature Nature
mixe brasse-brasse
grande soupe
circonstancielle
Alors...

Il était une fois
de grands hommes
la tête haute
tralala
que d'en bas
et l'inverse
sans fin
'...Frères humains
qui après nous
vivez...' **
fixer
crusifixer
à la va comme
je te pousse
des pauvres
des riches
des guerres
assassines
aux assassins
aux poisons
aux premiers
aux derniers
Jenous
posés sans repos
passant...
en murmures
et bruissements
à Rien et des masses
de si de sa...
et des brillants
d'anges en diables
dans d'aveugles
pensées de rages
en pétales de sangs
pour assouvir
l'absence
d'insuffisantes
réponses...
à celles de tous
Est-ce l'éternité
ou est-ce terminé?
Ce Rien était-il
quelque chose?
Au jour du peuple
de Dieu à sa fin
a la Nuit de l'Art
éternellement...
ces deux
engourdissements
de la douleur
du chemin là
...juste Là...
Et c'est Tout.

Rilke*
Villon**