25 mars 2012

Mantral Là L'Ire


SPLENDEUR DU TRAIL (pour deux voix)

...D'une griffe
dénudant
l'ardeur
des tisserands
un nom qu'une gloire
ensevelie
dans les fibres
d'assumances
à la distraction
de l'éphémère
Qu'importe
l'exportation
du facteur
un cailloux
après l'autre
Pas pour eux
en fait
Séparation
par la loi
de la scorie

Come over the flow
ces sans sujets
des bagosses d'adn
pour fisc
de la langue
adorable dorade
filet du carré
de deuil mort
Au fond d'un tissu
de mensonges
médusés de mante
religieuse
aussi âgés que dieu
monde au tournant
des acides
redondants
un sacerdoce
de naissance
Là ce non né
ou pas encor
la mise infirme
au tout rond
toupie sifflante
en un saccage
d'amour

Qu'un mille
en soi
pur orgueil
cheveux
en rivières
d'eau
pour des ailes
qui se flippent
se floppent
en poissons
chrétiens
à l'arche
quand l'humanité
évanouie
par le noir
de tous les noirs
et la folie
de toutes
les folies
s'assourdie
se plombe l'amour
qui prend de l'aile
les hauts
tôt ou tard
confie
la langue
au chat...

'Jusqu'à maintenant,
j'ai été un artiste,
cela veut dire
que j'ai été
un homme MENÉ'*
Que d'un côté
du monde celui
de la mort
de l'élevage
à chair de sang
de la charogne
et des douleurs
'C'est un vieux
reste de forêt
qui regarde
ses dernières
plaies!'**
une terre bleu
froid cadavre...
Un peintre
n'à lui
que ses couleurs
d'après...
des restes
d'aurait pas dû
...faire voir
c'est mourir
faire mourir
deux fois...
Vite un Silence
à soi juste
pour vous
avant de partir
à tout moment.

Artaud*
Larouche*

22 mars 2012

Un Jour Noir La Nuit


AVANCE TOMBANT DES NUES(...'comme une chanson populaire par son refrain'*...)

...si sans personne
un baiser de chair
malade au filet
du stellaire
qu'engouffre
à bien y penser
ces milliards
de pas bruines
confettis
pour une fête
aveugle
sans invitation
inutile sans raison
pour rien
de connu
avertissant
l'imaginaire
de la vérité
qui pense

Enfilant
les noeuds
les étranglements
râlements
d'impossibles
coïncidences
des firmaments
tranquilles
dans les tranchées
d'accouchements
cherchant
l'indice solide
portant le disparu
à la semaison
de joies
inattendues
L'art action
du cela
d'obéissance
sait bien
faire la question
et réponse
les frottant
sans cesse
en jeu
de flammèches
Aveugle lumière
par la nuit fongique
d'une solitude
éternelle

Craintif
par un souffle
pas pour des bombes
d'un jugement
d'un dieu
Peur d'une mort
certaine
confirmée
de tous bords
tous côtés
pour RIEN
Immense intuition
factice
Émotion de fin
et commencement
au coeur du jus
de ceci est une pipe
criant une balle
dans la tête
en forme de prière
jetée oiseau
sans aile
en bas de la falaise
du fleuris


Trois dominantes
rabattues
ou délavées
fragiles
si constantes
illusions
et bâtir
à vide
mensonges
sur mensonges
en une douleur
terrifiante
que seul un chant
d'égal joie
faussé d'extasy
encor le requiem
pour la fin des fins

Étrange
l'envoûtement
du quotidien
sur le quotient
du mur du temps
des coupeurs
de têtes
étêtés
au cent papiers
payés nature Nature
au bidet
des arrêts
d'obligations
d'épargnes
dans le trou
raviné
d'extorsions
diluviennes
à dormir debout
au fond
de la mer rouge
entre deux
fausses couches
en plein Paradis
du Monde

Rilke*

20 mars 2012

La Fin Foi Des Moignons


TABLEAU DE PLEINE NUIT

Un malstrom
étourdissant
jusqu'à
l'insensible
et puis
la place
était vide
D'habitus
chasseur
cueilleur
et roi jaune
en taxi bottine
sur un poème
de cinq fois
l'amour
devenu machine
encombrant
les danses magiques
des humeurs
du temps
des frayes
au dîner
des douze
à table
baisant Blake
en-dessous
de la ligne
imaginaire
volant
par les jambes
en l'air
essoufflés
du ciel
cancéreux
d'états
évanouis
figés...
De Brueghel
à Ingres
Bosch aux guerres
en tout de rien
sent sans cent
s'entête
bombe la tombe
torsade
les mots là
qui crachent
des clous
que mangent
des masses
de jenous
et 'C'est parce qu'il
méprise les travaux
de l'esprit...'*
et que Bacon
se fait cuire
le soleil...
que la terre
n'a plus de nom
qu'une grisaille
poussière
morte sans savoir
seule pas seul
comme Kafka
mais seule
comme un cri
sans secours
...Comme
tout un chacun
dans le couloir
d'une ronde
de jour
terre tête
morte
dans le Silence
de Pascal


Artaud*