28 oct. 2009

Virtuellement en fin...


Ce qu'aurait put dire Utrillo,Borduas,Malévich et tant d'autres sur le blanc et tout ce que nous en savons un nom dit,une sainteté,un monde ici s'ouvrant sur de terribles arcanes pour dire Breton,des froides solitudes en dedans de nos pensées en blanc de Chine,la vie blanche,quelque chose parait-il qui va en ce réchauffant?
Et le coeur,les coeurs de Dine,ou PAR LE COEUR tous les coeurs,oui quelque chose comme autant de tentative illusoire en blanc A-BLANC.

Le Silence des Mots.


Ils ont tous écrit exception faite du temps des grottes et encore (signes,images)et le moyen-âge,s'ajoute à cela des périodes plus silencieuses que d'autres.Des Grands théoriciens qu'étaient Vinci,Klee et de moindre importance Rodin,Kandinsky,Malévich,Signac,Delacroix,..Bonnard,Van Gogh,Wols,Dubuffet,faudrait tous les les nommer,tous ont pratiqué ce qu'on appelle les arts du silence en sachant qu'une oeuvre se défend seul,avec la mort.
Pourquoi tant d'écrits après tant de dépenses à faire voir? En plus sachant qu'une opinion en vaut une autre...Et pourquoi pas?On peut aller plus loin Matisse conseillait au peintre de ce couper la langue,lui qui à tant dit sur le sujet.Et s'il n'y avait pas de mots sur les oeuvres,s'il n'y avait pas de valeur sociale sur leurs présences,qu'en serait-il d'elles?Rien,une présence pour rien.Si sûr?Célan parlait d'une offrande dans les mains de Personne...Personne...mais qu'était Célan?Non!qu'une oeuvre,une seul là devant face à face avec le monstre, LA MORT.Le reste quel reste?Les Mots?l'Amour?Quelque chose aura été mais quoi?Tout ça!Personne ne peut nous enlever les Oeuvres,lesMots,l'Amour.

Bonne nuit...


L'art cette chose qui demeure encore malgré l'insignifiance,le contradictoire,l'extermination de l'essentiel,(j'imagine tout un chacun,quand tout disparaitra...)par arrêt d'une Nature beaucoup plus puissante,insidieuse,inscrite dans nos gènes programmés pour un immense suicide collectif et Naturel.Par instinct de pillages,d'anthropophagies guerrières,mené par le bout du bout laiteux"des larmes d'eros"sculpture peinture se feront encore sur le pelage du dos du bon dieu,ou pour dire comme Borgès"sur la peau d'un tigre"...jusqu'à plus de poils...jusqu'à la peau jusqu'à l'os jusqu'à...la lie de ce bon dieu.À la fin en quelque part,l'économie ayant prit son trou alors...il était une fois,une planète,pleine de bestioles,de poissons ,mouches, serpents,tigres et sur le dessus des dos...
Bonnnne nuit,chère enf......J'imagine tout un chacun...

Avant c'est fini...


Bien avant Basquiat il y eu Artaud et avant lui,non pas Vincent ni Uccello,mais la main rouge de la Grotte et bien avant,non pas le lieu du sein maternel mais là aussi "ce je ne sais quoi"d'une Solitude que l'Art ne peut oubler.Celui qui à dit:"nous ne sommes pas au monde"vous voyez...Alors peindre,sculpter,est cette tentative de mise au Monde.Ce ne peutêtre autre chose.Rien d'autre,l'artce n'est pas mourir(la mort de l'art,sa disparition...etc)c'est rien encore,c'est effectivement floue...pas nommé.C'est un effleurement entre l'Art,l'oeil,et la chose dont Rilke dit que nous pouvons peut-être apprivoiser?Le reste hé bien le Grand Fou d'Art-o a bien raison,cela essemble à de l'envoûtement,je dirai de la dévoration,de l'anthropophagie,nous serions des "briochés",quelque chose nous dévore.

L'art se fait entre deux bouchées d'une espèce de monstre...peindre sculpter...c'est vouloir se rendre à la Vie qui manque cruellement,c'est vouloir Vivre.

A Toute les Petites Soeurs...


Dans le silence de la petite nuit,la solitude brasse pèle-mèle le chant des morts.Tous ces grands maîtres du passé à leurs derniers souffles face à la grande nuit,celle à quoi on ne veut penser qu,à la sauvette,celle qu'on ne veut pas penser,et le pourquoi souvent des grandes agitations,même celle du métier de lumière qui face à la vérité de la disparition fuit dans "le travail qui guérie de tout"disait Matisse,oui face à la Terrible,comment mouraient les grands maîtres?

Hé bien comme"le dernier des mohicans"le dernier des derniers comme diable ou dieu,car"on peut mourir d'être éternel"disait Nietzsche,et je voie cette grande gueule ouverte vers une perdition lançée n'importe où dans le vide de la douleur du grand cri de Munch pour personne dans la mer rouge du tableau.