15 févr. 2013

Oeil Sans Statut



Antre invisible
au fuseau horaire
d'ailleurs
imaginaire
de la paroi
à grappin
et sans issue
de trois fois rien
la gloire
Exactement
comme la puce
traîne un chat
à la litière
des années
pour une cote
à croque-morts
au mur des amusés
d'un désert
de monde

Je pense
donc qui que quoi?
Et le temps
des morts
point de départ
pour la fin
au mur
des misères
en toutes couleurs
aux mille milliards
de soleils de feux
en pleine tête
éteints
Où vers...où TOUS?
Voici...des fruits
des feuilles et...
Morandi
sans le cubisme
En fait incertitude
certaine
Juste tenir
en passant...
où tous passent

Mouches
antilopes
neige et brins
d'herbe...
Doit-on
décourager
des arts?
Chemin faisant
'Un peu de charbon
me suffit' *
Une opinion
en vaut une autre
et ça roule
sans mousse
bâbord tribord
sur le pont
on y danse
etc...
Dernier maillon
de tout se déchaîne
sans chaîne
s'enchaine
Partir de part
et d'autres
avalant le feedback
métaphores
Infime poussière
de vivance
rumeur d'air
d'espace
faire Sienne
une mosaïque
sans pupille
pour Voir

Un balbutiement
commande
passe à la lumière
du brasse passoire
trouver la route
de la terre
après le Camp
...'je ne suis pas mort
mais je suis séparé'...**
mais de quoi?
Silence des mots
ronds léger
des ailes au gré
d'un accord
en flagrant délit
d'incantations
mystiques
Et qu'importe
le fracas
de Babel
en jaune rouge
ou bleu
à la fin des temps
quand tout
a été déplissé
par les pierres
atomiques
'je ne sais rien de moi
je ne connais
même pas la date
de ma mort' ***
que le doute entre
toutes les choses
ait scellé la question;
Être ou ne pas être?
L'Oeil sans statue
porte la rumeur
de la mort de l'Art
à sa source
là où sans cesse
recommence
le se crée
mais de quoi?

Goya *
Artaud **
Faucault ***

9 févr. 2013

La Veille


Qu'un mot
et le mur
s'érige
entre la Chose
et le chemin vers...
Qu'un signe même
geste ou...
C'est sans GPS
que rose des vents
que boussole
Un entêtement
à ne pas...
à jouer un tour
et mieux Rien
Obéir désobéissant
l'inverse
En allant dénuer
en tombant
de soi vous
ou la Chose
la Réalité

Seul en crie
des morts
d'agonies
de fleuves
des larmes
du sel des pareils
tristesse
si mais pas là
plus que disponible
'Cependant c'est la veille...' *
...des fruits
de goûts d'odeurs
perdus
sans esclavages
à l'arbre au jeu
des feuilles
Seul en joie
des morts
d'extases
transes
transpercés
des prières
éternelles
aux vérités d'échos
'Cependant c'est la veille...' *
et le temps passé
englouti
sous la vague
des mots
libertés
dans le Camp
quand Terminer
quoi?
La Veille

Mozart les douches
atomiques
2-4 boum boum
de tout...
L'homme
ce disparu
ce lâcher prise
nihil déliant
fait pour le Dieu
mort...
du tout est permis
gazé du Tout
technique
nique niquant
la lumière des étoiles
disparue en des têtes
crevées
une noire nuit
des milles
Il était une fois
et pour toujours
l'ignorance
qui se donnait
la mort
bénie ou pas
à la vraie Vie
qui Est Ici

Tenir le peu de Réel
par la peau de l'esprit
Rien encor Là...
Épiphanie du visible
mutation du quotidien
mortel des embaumements
d'offrandes aux dieux
du sang le vôtre le leur
en...petits pas de Rien
du Tout...vers vous
l'ouvert désespérant
des Abandons
Sans chemin distrait
concentré
sur ce qui n'est pas
qui manque à l'appel
justement...

Commun cache
cache comme Un
dehors noir
d'artifices
de petits enfers
anthropophages
pour un sauve
farceur face au mur
à mur...froid d'effroi
pour la joie
des paradis
du petit chaudron
rouge...
Alors...qu'un souffle
qu'un cri sourd
un râle
une panique finale
scelle ce rien
de solitude
...tandis
que c'est la veille

  Rimbaud *

Gaspar

Aucune idée
de la Chose
Hitler Staline
Pétain Mussolini
Dieu de Gaulle
Néron Point Carré
René Discarte...
En jenous
bouillie...
tamtam
Élucidation
du Génocide
sans pourquoi
...Pourquoi?
Aragon et Estragon
extragon...
Magie envoûtement
lobotomie
mystère
sortilège
...au choix
tout ce que l'on veut
Après tout s'enchaine
Terminer.

Port d'enfance
part de tous
Gaspar
et des musiques
d'Offenbach
dans les cachots
de bouteilles
cassées
des rires de barreaux
aux gorges
de Lautrec
cul-de-jatte
de choucroutes
à la table des Doges
aux égouts des villes
à éjaculations
de négoces
des châtelains
des yourtes
aux igloos
aux jambes à jubés
De boue
sur la place
à apprendre
à bien roté
la lourdeur
des gras...
derrière le rideau
du pot aux roses

Planté là
sur une surface
bien fixé
pour mourir
un billet
dans le crâne
de père en file
la mémoire
des siècles
des siècles
Scénario
de Courbet
Lacan
à l'envers
ou bien caché
de la science
et du mal
de l'illégal
et du légal
illégal
Tout ça
pour le conte
d'une Histoire
de tape la galette
les garçons
les filles avec
...Silence

Comptes
à contes
d'autres
heures
les nôtres
pas la leur
allant là
juste Ici
pour le rythme
ça me bas
tant go
chat chas
le savait
la nuit
d'Hauser
...'riche
de ses seuls
yeux tranquilles...' *
attendant Là
céleste
et secret
à l'avant
de son don
la transfiguration
de sa pauvreté
en royaume

Verlaine *

4 févr. 2013

Sans Sortir

Le Plateau 

S'en sortir
d'une nef des fous
des dés pipés
des lolitas
à Balthus
du droit du pape
à se marier
à la chose...
Du sortir du Paradis
devenu infernal
du Dieu à l'un
à l'Un alun
sous sur la langue
du on pense
on penche
croule coule
tombe surf
...mais la Mort
comme on vit
avec ou sans
sortir
fermant la porte
des deux bords
petits dessins
entre baillant
pour sans sortir
de soi
filtrer l'univers
du désoeuvrement
des prières
à rendements
des tables
bien misent
du tremblement
des chairs
ainsi soit-il
Sans sortir
de soi...
Un commencement
dans la débandade
déformations
lyriques
et déconcrissées
Cube cône sphère
cylindre cassés
dilués évaporés
en la nature
Nature

Non né
pas là

attendre
Rien
Si do ré
solo
Vivier
'Musique pour
une liberté
à bâtir'
à Paris
par ici
mi fa
Danse
pour vol
de Vivance
assassiné
mille fois
par chaux
vive
pour épitaphe
à naître
à la fin
des temps
sur une portée
silencieuse
de Dion
au ciel
des sphères
brûlantes

Îles flottantes
d'oasis perdues
égarées
Angoisse de tout
moins qu'une ligne
d'Hokusai
des yeux arrachés
pour ne pas voir
les hurlements
des chairs
des massacres
d'enfants
des animaux
aux tortures des dents
de l'ignorance
qui tue
de la vérité
des abîmes
au temps des morts
et de l'évanouie
des âges
des mémoires
du naître
et du mourir
en des gris
de cendres
et de poussières
en pleine lumière
Seul.

3 févr. 2013

Les Yeux Clos


...vacillement
l'indicible
et des arrachés
grincements
un tout perdre
de l'autre innommé
le tiers inclus
le très Réel
s'efface
la brûlure
l'engelure
en un indifférencié
Ouroboros
désir attrapé
par la queue
Alors distraire
petits papiers
plâtres cires
bronzes
bois marbres
aciers
etc...Attrapes
têtes à queues
d'enfermement
de grappins
Nul n'a jamais peint
...etc
De vert à Passage
à Rien à Nul
à flou vague
vaquer Là
sans à jamais
Et etc. etc.

Mourir ne pas
le fluviale
Malraux
vendant des faux
sans soucis
la souris au chat
et l'enrouement
du même
le portant
dans la gorge
du bric broque
à l'achalandage
du tourniquet
de l'usine
à mourir
Un petit Delacroix
pour la fête
un Vincent
pour la démonstration
de l'extraction
du jus jeux
de la folie du jour
un Bacon
à la table monde
anthropophage
et sang sur elle
la terre guerre
Girouette
en rose des vents
ramassant la mise
de la disparition
de quelque chose
mais quoi?

Allons...
Les yeux
sous les cercueils
des fumées noires
momietaires
naturellement
à la ficelle
d'un dessein
d'Extra Dedans
Soi...
...que vous dirais-je
moments
sans pupilles
vide de ses huiles
carbones 14183945
aux milliards
de choses cachées
depuis peu
ou pas...
Les yeux
de la crise
de quoi?
Cloaques
Vents no wear
à Rien par Là
perdue
steppe

Rien ne se perd
...
Feuille qui tombe
et bombe...
Ceux qui entrer
ici...
Sur le dos du tigre
ou pas...
Sous les verrous
mescaliens
et misérables
quelque chose
d'un échec
à 'vous serez
comme des dieux' *
...
Et des feuilles
des arbres
sous le bleu
de la part maudite
en la Nature
chérie chérie
allons...où
l'on va...
(Fais-moi un dessin...)

Genèse *