3 janv. 2013

Et Va Nuit

'...j'erre encore, comme errent les bêtes,
quand la chasse n'est plus fermée...'*

Couloirs
de la mort
pavillons
des cancéreux
briochés
les espaces
infinis
le carcan
des jours
des nuits
la cage
La Prison
et ses variantes
aux petits souffles
des circonstances
qui font défont
cassent pilles
détruisent
la seule chose
inutile fragile
initiatique
mortelle
à aimer
jusqu'à la perdre
dit Marie Uguay
la vie
Flottille
sur l'insondable
aveuglement
du Tout
de Rien
Une Bouée
d'Amour
pour Rien
du Tout
'...nous n'avons
aucune raison
de nous méfier
du monde,
car il ne nous
est pas contraire...' *
Champs de cotons
camps goulags
dépotoirs aux enfants
tortures
nature Nature
mixe brasse-brasse
grande soupe
circonstancielle
Alors...

Il était une fois
de grands hommes
la tête haute
tralala
que d'en bas
et l'inverse
sans fin
'...Frères humains
qui après nous
vivez...' **
fixer
crusifixer
à la va comme
je te pousse
des pauvres
des riches
des guerres
assassines
aux assassins
aux poisons
aux premiers
aux derniers
Jenous
posés sans repos
passant...
en murmures
et bruissements
à Rien et des masses
de si de sa...
et des brillants
d'anges en diables
dans d'aveugles
pensées de rages
en pétales de sangs
pour assouvir
l'absence
d'insuffisantes
réponses...
à celles de tous
Est-ce l'éternité
ou est-ce terminé?
Ce Rien était-il
quelque chose?
Au jour du peuple
de Dieu à sa fin
a la Nuit de l'Art
éternellement...
ces deux
engourdissements
de la douleur
du chemin là
...juste Là...
Et c'est Tout.

Rilke*
Villon**

1 janv. 2013

Par Sans Chemin

Stèle-Lui
Pas né
dénaître
à tout moment
de tous bords
les côtés
c'est sans lieu
inconnu
un mirage
Reprendre
sans fin
la mouvance
le fixe
trop trop de trop
Que reste-t-il?
Qu'est-ce en fait
le reste?
Du chaos
d'abîme
des décombres
de cris
d'horreur des tonnes
de blablabla
sur ce qui
n'a jamais
été qu'un peu
de liberté
donnée par
petits coups
de bouées
d'appels
déjouant
les sombres
assurances
d'en finir
par tous les moyens
avec la lumière
de l'impossible
qui geste le réel
le rend radieux
incite au dessin
modèle le souffle
en sa disparition
mortelle

Sans chemin
la peinture
fait flash
flish flush
n'intéresse
que la mort
fait pour elle
alimentant
sa distraction
taillant sans fin
un passage
vers les
célestes
du Jenous
du Rien
d'un Peuple
en esprit
du plus Grand
que lui
Flash flish flush
pas là
ici même
un doigt main
pied cul
...et sur votre
jeune sein
laisser rouler
ma tête...
en appâts
plâtres et gouaches
Tenir usant limant
creusant sa folle
folie de qui suis-je
après tout...
Suis-je seulement?
N'étant pas né?
Dénénager
ailleurs...
Exocoetidae
rouge spatial
sculptural
d'un painpont
quotidien
avalant la baleine
avec Jonas
sur le dos
d'une révélation
sans je sans nous
là-bas...
par sans chemin
...

Didi Dit Eux


Manet
chamaille
l'air
zip l'asperge
peint George
en bataille
sur le canapé
en maîtresse
plaque
le fifre
loin du zen
près de Zorro
astre éteint
dedans la nuit
des peurs
électriques
Tête atout
tout Tout
Un Rien Mort
où bouille
une miss
Tinguette
faisant pétiller
Bartoli
chez A.B
Une plénitude
sur Rien
pour Rien
'Zola n'était
pas un méchant
homme, mais
il vivait
sous l'influence
des évènements'*
d'artchoum
et qu'est-ce
qu'on croit?
Tralala
trois petits points
et la suite
à virus
de la dentelle
à blanc
pour Maximilien
Ça tombe
est sous le sens
là où la couleur
se repose.

Jadis en avant
les mille saints
de la louve
coupant queue
court à l'histoire
la fin ayant
eu son sans lieu
personnes
n'eut vent
de la fin du monde
Car c'était l'heure
le salaire
et la mort
Sans maudire
le bon dieu d'homme
rendit son jugement
ça ne valait pas le sous
ces limbes de cendres
à sang ternaître
Le Tout-fut
remplaça la viande
et le taureau seul
dans l'arène
fut bien embêté
Sans savoir
la tête délira
liberté égalité
fraternité
cela mit fin à ce qui
n'avait jamais
commencé
ne peignant plus
que d'un seul doigt
sur la porte
du temple de beauté

Petit pas
au loin
danse
au bonheur
d'un quelconque
aplat d'absolue
peau de  tambour
une parlure
de tableau
entre lui
l'asperge
et la grandeur
du très cela!
Point une pauvreté
mieux une innocence
là au carrefour
d'une aurore
filante
d'atomes
des bruits
fanatiques
des Dieux
au retour
de l'impasse
d'un autoportrait
de déchirures
et de larmes
par tant
de n'importe quoi
qui s'accroche
à des débris
d'une violence
immonde
parce qu'il en est
le scripteur.

Cézanne*

Showgone


Lam
aux jenous
radis
cule
la Som
des vents
à rie erre
fentes
à Rien
risible
au trou
dés
à poux
esses
profond
sommeil
avec
l'orignal
sur la colline
aux oiseaux
Encor
Mozart
Offenbach
en Messiaen
par une chaux
vive
dans un camp
quand can
caca nana
dada
englué
de la reine
du thé
q qu'est-ce c
un sentiment
d'imaginaire
mort avec bloc
erratique
cravaté au tombe
la neige noire
Rien nier?
Tntadn
de tout
pas une grande
soupe
aux égouts
des goûts
...etc etc

Bien indiquer
instructions
claires
mais inusables
et complète
incapacité
à la démonstration
Pourtant la chose
devrait être
divine et éternelle
Seule au noir
fall ball
toutes monnaies
vivantes
blanchies
au jaune
en petits trots
Ho! ho! ho!
Suivre le mode
d'emploi
oups Li Po
Mimi réré
Ce sera.

À la crête
de l'Oeil
désincarné
au coin
d'un vide
plein de Tout
en des iles
de palmiers
mirages
sans eaux
surveillants
les jours
où les plinthes
corderons
le brin de scie
à la place
des dollars
en poudres
aux funérailles
de Tire
La Goupille

En fin de quoi?
Mais du seuil
d'une histoire
de cul buté
par un tatoué
égaré pendu
par un fil
à la patte
de personnages
attendrissant
les chairs
des cent morceaux
pour des extases
rendues
silencieuses
en pets de gaz
religieux
au cimetière
du père
rampant
aux pierres
d'abîmes
zen priez
en nous

26 déc. 2012

Chaosmétique

L'illusion vrai


L'art là
où l'esprit
des lieux
se retire hors
des chairs
tremblantes
en leurs cris
de solitude
abandonnées
aux glaces
monétariennes
accumulant
le manque
de tendre
portant le désert
aux éteints
de la grande Nuit
d'une disparition
sourdement
totalitaire
(suicidaire)
admirée
en son feu
de Bengale

Un Dieu seul
en dieux
inconnus
ou divisés
en milliards
de noms rouges
guerroyant
une petite place
sur la terre
comme au ciel
Transparence
de l'invisible Rien
rendu visible
par les fumées
grises du Gréco
agitant la montée
des morts
en des cieux
incinérateurs
venus de Tolède
New York
Rome Pékin
ou d'ailleurs

Après
les fumisteries
du Paradis
argent or diamant
recyclé en riz
magnoc foetus
pain d'autel
en de la belle vie
sans histoire
mémoire
auprès de ma blonde
où il fait bon dormir
les pieds
bien au chaud
les mascarades
d'Ensor
devant la bourse
va nus pieds
en chinois
d'Amérique
en Christ jaune
de Gauguin
à Papeete
à perpette
en gangrène
graine à graine
des dessous-
de-table
de notre sainte
mère Technique
fille de la guerre
du coït Final
à répétition
sang bon sens
pour la Mort
qui s'ennuie.