6 sept. 2012

L'Instant D'Après


L'heure zéro
des minuits
des mains
dernières
ici chérie
obéissant
au jour
ouvert
et nu

Comme tous les avants
d'après
plus jamais
avec ou sans
ce qui se voudrait
quelque chose
au-delà ici
pas n'importe où
exactement
au Paradis
et qui est
d'avoir été
sera

Naïvement
également
de baisers à sang
de la galère
des taudis
aux châteaux
de sablières
au facteur
au douanier
au barbier
médecin
avocat
ferrailleur
vidangeur
etc
du rien
du royaume
d'amour
règne de la lumière
de la couleur
des formes
rythmes
peuplades
des refus en ordre
initiatique
maîtres en Silence
et écart
un cache ton dieu
dedans le fragile
l'inutile le bon à rien
la poussière
et les cendres
en montagne
de roches
planètes
mondes
et petits poèmes
petits morts
tas de cendres

Qu'un petit tableau
porte ruine échec
no man's land
de vive mémoire
à oubli à rien
qu'un petit tableau
de circonstance
métisse mixe
brasse et rebrasse
...etc le même
Qu'un petit tableau
sorte du cadre
de la dorure
des barreaux
de tête des têtes
à calculs ruses
dividendes
et profits
qu'un petit tableau
monte au ciel
fleurs quadrupèdes
les amis si mal connus
les pendus de Villon
les formes de prières
et bien autre chose
qui ne le concerne pas
qu'un petit tableau
tombe en montant
en de bonnes mains
dans l'oeil amour
tombe sans fin
hors du rang
des assassins
des vendeurs
et revendeurs
d'oublis de la mort
et du saccage
des agonisants
du ciel et de la terre
Qu'un petit tableau
comme un petit pain
soit à demeure
dedans le monologue
de son attente...

L'antilope et le lion
guéguerre
Delacroix
de la croix
des croix
petit pan
de mur rouge
lentement voyez
...
L'ignorance
l'ingérence
...
des potences
aux trônes
et l'inverse
passage
Dieu ou Rien
chemin
des bizarreries
avec ou sans code
pareil pas pareil
allons à la sortie
entrant ou pas...
faut que ça saigne
crève suinte vol
plane et dieu
sait quoi...
quand sonnent
les glas...
fait ses choux gras...

...labyrinthe
antre
ahézede
que planter là
qu'affairer
la mort mange
pisse boit
ronfle etc
peint cré
pas encor né
sous le soleil
où se bernent
les os
en souliers
de satin
en cadence
de miroirs
et grimaces
en secrets
du Un tous
Comédie
misérable
farce plate
...labyrinthite

Tableaux
sous silence
des mots
à maux
passage
en Ocre
Sienne
Prusse
etc...

4 sept. 2012

Temps De Rien

Oui enfin
quelque chose
comme:
bizarreries
désert
de pétales
d'os
d'Okeeffe
oiseaux
des cages
des larmes
d'Éluard
aux mers
infinies
des douleurs
t'étais t'es plus
poudre
poussières
sans issue
insignifiance
sous l'éclairage
darwinien
d'Adolf
échosmomiste
Net fret sec
des vérités
comprises
appliquées
efficaces
ennuyeuses
à passer
dans les pigments
d'un bordel
de bonheurs
et de beauté
éternelles
de Réalités
éphémères
géométriques
organiques
et tiers inclus
toutes
cézanniennes
pas pour tous
terre promise

Et de poudres
blanches
toutes de raideur
un univers
éjacule
brandissent
les nations
Un coït s'érige
la catholique
s'arc-boute
succombe
sous les mains
du maître
voici Balzac Hugo
Proust
Rodin...tous...
Valéry Céline
Jouhandeau
Artaud
aller Bataille
...tous
en une fille
du Pape
Pétain
ou bien ou bien
Sartre
Marx Mao
Mais...si si
...'T'es telle ment
telle ment belle
un cadeau...'*
de vieilles
servantes
dirigent
la sainte femme
à l'hôtel
du mur jaune

Desjardins*

31 août 2012

Trou De Lumière

Cette montée
d'anéantissement
ce vide
cette désolation
des misères
dedans dehors
l'épaisseur
des silences
consuméristes
et la disparition
en jaune kaki
etc...

Zéro o blanc
de brume
à spectre
grisaille
Un noir
infini
à des nus
danse
des nuances
deux trois
quatre
Meaulnes
au mille
et un
égarement
de Breton
à Sainte-Agathe
cinq Fiedor
d'idiots libres
en la scorie
malfaisantes
des deux pattes
Q qui casse
noie le bleu du ciel
toujours là
qui sort de signe
Sing en chant
de genêts
pour âme seule
Ô sans
garde fou
des tombeaux
ouverts
par les verts
affamés
des tigres
dents de lait
dents de morts
dedans sa faim

Des crocs
tenant des fleurs
de peaux
que des palmiers
linguistiques
aux nerfs
disséqués
perdant l'esprit
ballant
séquencent
aux grés
des cadavres
du dernier
wagon
en plein jour
oiseaux
de février

Tableau
pur perte
de trouées
de mur
grand garçon
bougeant
sa nuit
désastreuse
point de vue
qui sait
qui pense
la mort
de soi qui bête
qui sperme
d'humain
qui crée
deux quatre six
trous de lumière
là retenant
tenant fort
les astres
le pain le vin
sous la voûte
attaché Turner
et Ulysse
au poteau du Balzac
dedans l'effroi
du Géricault
en pleine pâte
de visionnaire
pour Rien
de quelque chose

29 août 2012

De Rien Au Bord

Les angoisses
de l'époque...
la mort
de l'homme
après celle de Dieu
...ou bedon...
l'angoisse
pas du gardien
de but après
les pénaltys
mais suite
au tri
du jugement
le dernier
Le suicidaire
global
d'un art
qui a perdu
la boussole
à la progéniture
contemporaine
éphémère
babel bebelles
dans la vitrine
à petites vaches
crucrus jojos
et délicats...
mur mûr
d'oubli
du monde
en plein désossement
succion du sang
de la terre
...etc

La mère veille
de père avec
les pierres
tombales
des tombolas
bouches bèèes
a 12 plus Un
recèle
recycle
le recyclé
du cycle
des cyclamens
aux Cyclades
Et le cercle
d'Hégel
tourne
la pis tourne
encor...
de petits
desseins
sans maîtres
ni queues ni têtes
qui n'existent pas
mais qui se donnent
À l'aube
de Gary
dans le bal
d'Aquin
d'un prince
ébloui
d'air
d'espace
porte
l'ambassadeur
Auster
chez la grosse
Adrienne
de Montalant
Usure
du seul Un
dévorant
la bite
de Balzac
par Rodin
Y a du Bacon
dans la nuit
des temps
de tout ce qui fut
sera une charge
dans la forêt
qui cachait
l'orignal
De la transparence
des squelettes
Qu'a-t-il fait voir
le peintre...
eh bien;
transfiguration
de fragmentations
des tortures
d'élevages
à couteaux
tirés
dépeçant
la fausseté
des nés
à commandes
pour l'enfer
fixé tel
depuis le début
du monde

Se dessine
un plan
d'enfer
Imperceptiblement
chacun étripé
de violences
de crimes
de participations
végétatives
indifférentes
aux rouges
des derniers Staël
derniers derniers
deniers donnés
des maux
qui déconcrissent
le rythme
de loutre à larmes
...quelque chose
qui pense
avec du coeur
à outrance

Rien...
sans et ...(?)
le silence
qu'un mot
et dire de même
Trop près
de Blanchot
il se pense
...ces rapides
mal vu mal pris
une lutte
vite comprise
inutile...
la mort tenait
se débattant
ce fil
de quelque chose
qui dit
sans dire
et l'inverse
RIEN...
Mort et pas
mort...Limbes?
'...pour tous
et pour chacun,
et donc
pour personne,
la parole toujours
à venir
du désoeuvrement.'*
Où aller...vers...
Oualler.
Darse en oasis
des vents
d'attrape bleuet
ananars
des chutes
en tambourine
oiseaux
des vaches
font la leçon
à des piquets
qui marchent
s'engouffrent
en l'oubli
d'un rien
passé sans savoir
d'un avenir
éternel...et...
Ici mais où?
Au bout du bout
sans sursaut
mort.


Blanchot*

24 août 2012

Artchoum!

Détachement
de la cage
décollement
par rumeurs
décervelées
de plaquettes
autrefois
immergées
dedans les rêves
pairs
immémoriaux
sans-abri
bordés d'étoiles
voyage voyages
pour arrêts
chez Goya
en petits temps
maudits
de parois noirs
au Prado

Artchoum
mal infini
vert d'ennuis
des traversées
de chambres
jaunes
aux murs
de cris d'abattoirs
des viandes
pyramidales
Artchoum!
le sang des tables
où geignent
aux clous
les tableaux
de misères
le tremblement
des chairs
sous le regard
éborgné
des monétaires
Artchoum
les transcendances
métamorphoses
mozartiennes
des condamnés
aux gaz adnogm
des paradis vernis
des têtes laquées
disparaissants
à vue d'oeil
en poussières
de vieilles mouches
filaments...
et l'évanouit
de l'univers
Artchoum.

Au-delà du compas
du fouillis
sortir en ruine
babine
en déroulement
de la langue
s'enfarge
en des pertes
détritus
infini
Mauvais sort
où suis-je
d'où et où...
Disparition
en sa respiration
mortelle

Il était là
y était-il?
Du vent...
sifflement
blanchiment
un fourre-tout
de non-sens
Beaucoup
d'appelés...
mais pour où?
Pourquoi?
Apte à perdre
quoi?
Des enfants
suspendus
de vertiges
aplat noir
sur des tableaux
Manet

Dilution
perdition
dispersion
disparition
en l'indifférencier
du tout différend
du grand bol
Dieu absent
mort en son chant
totalitaire
malstrom
scories
d'or diamant
cocaïne
grande bouffe
d'affres d'Afrique
aveugle merdier
d'alléluia
malléablement
au service
du grand
Manie-tout
l' oubli.