21 mai 2012

L'Oeil Crêves


SOUFFLE SIFFLE SOUFFRE SIGNE LES COULEURS (Un oeil avertit temps d'autres)

Du chaos
des cris
du déchirement
des mises bas
ou des cadavres
fleurissant
la cime du détruit
un effroi
fixant la peur
en jugement dernier
mais...
Voir le dire
de bien regarder
de simplement
porter le regarder
dedans l'humilité
qui dépasse
l'entendement
raboteur
d'une nuit
sur le Mont Chauve
Désert Sans Soucis
Souris...
En fait oeil
voir dire
...soleil
éclair
illusion
floue palpable
...Où pourquoi
pour quoi et
là-bas
où allez-vous?
Où d'un à tous
les yeux de l'oeil
Mont Atome
d'une fois seule
Mont Désert
des Nul Part
d'uvéites
nymphéas
ou chez Turner
les vu de Londres
et des sculptures
pour aveugles
d'où allons-nous?

Dès l'arrivée
le ferme l'oeil
et le vu de travers
le froid les neiges
glacent les langues
un temps de vie
que la couleur
perce à jour
de tous ces
sait pas
doutes et
contradictions
Delacroix Ingres
Monet Manet
...etc
'il n'y a
dans la nature
que du noir
et du blanc'*
Alors le bleu
rouge jaune...
Profondes
naïvetés
lumière sacrée
du vieil enfant
d'avenir

Entrant pattes
blanches
en ton mur
inoxydable
de diamants
d'or sept fois
assassins
en ton château
éternellement
pour une autre
fois...
L'ouvrage
d'ayant droit
sur terre
comme au ciel
à l'arc-en-ciel
de neufs lieux
des délices
où Blake
prend note
du compas
c'était donc ça
le ciel
les couleurs

Goya*

19 mai 2012

Cuit Lu Cru


COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT ...

Chuchotement
grésille
bourdonne
font état
du secret
de Munch
État d'un crépitement
un feu où passe
le sec et le trempe
instantanément
Une bouche ouverte
donne à voir
un fait indiscutable
ce personnage
est mal pris...
mer ciel terre
rouge un désastre
s'est produit
De la main
faber à la bouche
qui dit le silence
le temps...
un même dire
Rilke parle
de sans abris
...un égarement
cosmique
en une déflagration
immonde Paulhan
dit vertige
infini...
Ici la mort
s'est laissé voir
et la vie là
sait...

Petits pépiers
petits nids
de Vincent
petits trois points
cancer d'univers
incinération
de fantômes
poussières
de feu d'Amour
et un orgasme
céleste au summum
de l'étalement
sidérant
sans queue ni tête
inutilement inouï
porte le céleste
à la raison funèbre
de sa fin
Et de ces faits
...décombres
dont s'emparent
les religions
sectes partis
...etc etc

'Tout repose
sur quelques idées
qui se font craindre
et qu'on ne peut
regarder en face'*
l'autre là ce moi
mal rêvé foutu
...bref le douanier
de l'autre côté
du mal infini
aux utopies mortes
aux beautés passées
aux compassions
mal vu mal dites
dit Sam un coeur
non daté impropre
à la consummation
...de la voie
ancienne platte
ennuyante...
etc
Du sommeil
d'or des naïvetés
néandertal
où chaque peur
est une étoile
lointaine assujettie
aux douze ou treize
tyrans l'avenir
à son antérieur
Qu'une décente
d'agonie
périmée
une attente
d'attentat
grisaille
ennui
La mort s'enterre.


Valéry*

18 mai 2012

Bonheur D'Abandon


COMME QUI (ON) N'Y ÉTAIT.
'On confond le devoir et la loi d'un être;mais s'est par ignorance de la loi d'un être,
que le devoir a été inventé et dicté.'

Dante à qui il fut
confier les clés
du religieux
les fondis
en une seule
Béatrice
d'Amour
En vérité
le diable
au soleil
semblait
être de l'or
les jours les nuits
ne furent depuis
que fantaisie
d'orgueil
et le poète
retourna
à ses enfers
d'autres pages
s'y ajoutent
pour d'autres
trahisons
Viendra la lumière
sur le vrai
quand l'homme
aura passé
les vendanges
terminées
Patience
les temps
sont éternels
comme la peau
des éléphants
les contient
toutes
la joie d'exister
ouvrira
l'unique naissance
dans le germe
d'espace
clarté du plan
du tableau
qui n'est
qu'une danse
avec le prisme
des yeux
brûlant d'abandon

...voir tu voies
palpable
ivre morte
sous rire
infiniment
en-dessous
deux et deux
tout un
trilliard
qui pousse
à la sortie
qui entre
d'où s'était
le recommencement
roule les vagues
cailloux
choux hiboux
verrous
ixe igrec Zède
sur tes plages
de joies
...tu voies
ça roule
ses histoires
jusqu'aux limites
agglomérées
de larmes
sangs
de chérires
la dévastation
présente
des antérieurs
à where you come
from où allez-vous
ici là maintenant
funéraire
en surnombre


Valéry*

15 mai 2012

Ciel Dépravé


EN JEU DE VIE (une simple fin)

...traversée
dure opaque
...Fin.

...îles
pans
de lumière
et des misères
d'abats coeur
sans fins.

Des moments
de fatigue
un feu
fusion
des corps
étriqués.


Jusqu'aux
fin fond
des eaux
salées
où vont
les os

À la lie
les poussières
de vents
au froid
le sans sang
de soi à soi
l'aigle
et le serpent

Le Peuple
est là
Le chat
se lèche
le chien
se roule
le cheval
le tigre
...Le grand
vertical
des yeux.

'Si rien
n'était rien
il faudrait faire
quelque chose
mais il n'en est rien
C'est en faisant rien
Un petit jeu
sans pose
Que quelque chose
se fait...'*

Destructeur
de parcelles
de rien en fin
pour un tableau
pour rien
Vraiment
...en fin...

Ces lignes
sifflent
ensemencent
la portée
d'une danse
Invitation
à des vieilles
mains

Finalement
fin ou pas
c'est toujours
l'une ou l'autre
ou pas...

Ce qui ne peut
se dire
ne se dit pas
enfin
ne se dira
jamais...
Le doute
du ciel
dedans l'enfer.

Deux malards
parmi d'autres
sur Broadway
passent en fakir
sur un feu rouge
'L'enfant apprend
en croyant
l'adulte
Le doute vient après
la croyance'**


Benoit*
Wittgenstein**

13 mai 2012

Vent De Rives


Des mues
s'amusent
au bord
des yeux
des traces
de rives
dans l'amibe
posent
là tangible
le barbelé
de tous
les morts
ravagés
par l'odeur
des semblables
gabardines
feutres
toiles
lins
sous couvert
des lointains
coupables

De la chambre
ces râles
seule
le désert
le froid
vent
s'o.s...
À rien
Un si loin
à côté
juste là
Horrible
chérie!
Qu'est-ce
que tu crois?
Tu sais...
le fleuve
vers l'avale
des prêtes
phoques
rorquals
marsouins
combien de fois?
Tu sais...

À tout vent
qui sème
les rives
rires
et rirevains
des crocs
mognons
aux parfums
des roses
moyenâgeuses
sous un ciel
bleu Bataille
où sans efforts
le fleuve
va sans dire
aimer l'océan
des brises
cadastres
des plages
déposables
pour le noir
d'évanouissement

Celui-ci
là l'autre
du même
silence
tambourine
poudrant
des papillons
Sèves histoire
de penser
au buffet
des collines
en des temps
coincés
offrant
c'est clair
net et froid
...Hop...
Hopis
tout petit
entre deux
eaux
en attendant
les sables blancs
des steppes
d'extases
ninivites