25 févr. 2012

Mort Sans Suive


BARREAUX DES MOTS

Stérilité
du temps
de la verve
L'état
du château
de faire
en liaison
des sorties
de cases
des éboueurs
du fourre-tout
dans la maison
du jouir
d'un go
et ne jamais
revenir
en poche
des verts
sortilèges
d'une farce
de sol fèces
Mieux eusse
été là
à t'est t
d'Amour
hachurant
le neir
des lèvres
à poèmes
juste là
la tête penchée
sur le clavier
à suivre la mort
de la Trom
à voir défiler
des cailloux
au parquet
des Vingt cents
tournants le sol
la nuit
en plein jour
amassant
des coeurs
de pierres

Doigts percés
des acides
yeux brûlants
ventru
courbé odeur
d'urine
un bestiaire
tout près
du cimetière
et de la voie
rapide
du futur antérieur
penché s'épiphanise
dans l'air
de ses pensées
de la vanité
du même
de la viol
de hanches
aux baisers
de deux sous
des pattes
en l'air
raide et mort
Le graveur
grave
Rembrandt
nous met
la viande
en croix

Énorme la frayeur
de Solitude
en un
en mille
une foirade
de rien de tout
une agitation
une branlade
cosmique
en la mer
céleste
par perd gagne
interposé
fiction friction
d'un monstre
sur la cuisse
de jupiter
con de Nature
malfrat microbien
dur en rond
noyé en la mort
sans suive

...quelque chose
Dieu mais quoi?
Une banane
se faisant
un chou gras
de tous les mots
Qui croyez-vous
que vous croyez?
Spineuze
ou les absents
là LÀ + que LÀ
avec lui
heureux comme
avec une fornication
escronomique
à la sainte table
en-dessous des morts
sans R...
Silence entendu
entre les pattes
de Dydyo et celles
de AArie
en couleurs
blablamascopes
Poétatawin
Dissipées
par la Nature
femmes de Delvaux
solo si sol
si d'eau...
en messe pour
la fin des temps
si seul si deux
trois fois
passé...
mot perdu
désaxé
disparu
sans pensée
à quoi?

Mots à pots
rots sots
maux à pain
rot daim
Mes pieds
brûlent
sans garde
du corps
Là tout avait
disparu
des mots
des barreaux
défernics
ariens
des poules
à coqs
aux crêper
le chignon
du derrière
les gales
du soleil
et peaux mortes
littéraires

23 févr. 2012

Quoi? Oui!


COEUR DE CARREAUX

Dieu Dieu Dieu
quelle prétention!

Plus carte
moins trois
un régal


À la barre
le jour
se moque
de TOUT

Se coupe la tête
célèbre il devient
rat-meneur

Le trick
sur la track
est de sang
faire

On meurt
toujours
de mort
sert haine

Trois couleurs
un désastre
écologique

Quoi? Oui!
dit ouioui
Allons...

Une chose
au-dessus
de Dieu...
Dieu
sans-tête

Mourir?
Pourquoi?
Pourquoi
ce ?...?

De Staël
s'est sauvé
comme
un oiseau

Un Peuple
manque...
Peuple?

Granite
ou gazeux
Ça mord tombe
sur un paquet
de maux
grillés
sur la langue

Pas d'aile
dans la cage
l'adage
la cage
c'est des elles

Épiphanie
pour la fin
des temps

Somme sommeil
sur la pointe
du vide
d'une facture

Et de Un;
'Je suis
le monarque
de tout
ce que je contemple'*
Et de Dieu;
L'invisible
de tout.

Coeur au carré
de sable
en lianes
enlacé
à gauche de vous

Quoi Oui?
Oui!!!

Thoreau*

17 févr. 2012

Disparition


VIVANCE (en la vie du temps)

Rapide rapt
à vent
crève
ou esquisse
l'aveugle roi
à bout portant
sa mortaise
lui qui n'avait
pas cru
à la foudre
du geai
délinquant
sans dessin
qu'orchidée
du feu
Niche de tête
et qu'un pied
de grande surface
météore de rosée
braqué immense
sur la toile
de fond où
tout est nature
Nature
organe du bon Dieu
place rouge
des cafards
des hébétés...
ah!si j'étais riche
plein de succès
mangeant la tête
par les pieds
avec la racine
terminant le cycle
on the road jack
une pauvreté
tenant le vide
entre ses bras
pour disparaître
dans la vie
du temps...

Oiseaux
des langues
arrachées
cantique
des silences
au gibet
des soupers
mercantiles
saisons
d'aplats
en coffrage
chez Viera
Da Silva
ailes
magnétiques
au nord
des chaux vives
d'où demain
s'envolent
les pierres
de bruines
arabesques
rougies
des vitraux
de vos airs
plombés.

Coule passe
couleur
de la croix
en treillis
de dos fins
en doigts
de griffes
nuit des longs
pinceaux
boue de roses
c'est le prix
Futile chemin
des suites
de vous
des moules
des pairs
à perdre de vue
au dune
des chats
bottés
que d'Amour

16 févr. 2012

Au Front Du Dedans


DEUX MAINS TENANT (le plein du vide)

...de fatigue
les illusions
rien à peine
pas de motif
descente
aux acides
ventrus
des ténèbres
abyssale froideur
humide éjection
et des carcasses
d'os émiettés
corps dissous
d'imposition
cellules
spermatrappes
cale des désirs
fourre-tout
pour cinq cennes
Peindre sculpter
mains à rien
d'ensevelies
au noir
Ingres en passe
d'élongations
d'une danse
à deux piastres
pour têtes
de Turc
portent le devenir
aux tauromachies
des Arianes


...aile
éphémère
a fleuri
le meurtri
du pensé
des fins
l'aujourd'hui
se mire
au noir
des couleurs
Temps fixe
en plein
paradis
à la seule fin
des certitudes
manganèses
d'antres temps

Ne pas
vociférer
ces mains
mortelles
garder
l'unique image
d'une vigie
des ombres
rapportées
au compas
des merveilles
de l'étrange
engorgement
de l'arrivée


La peinture
en fin...
à sa nuit
elle se fond
claudique
à son royaume
flagellé
de bonheur
passe va...
Mord charogne
hurle
égorge
danse au
cliquetis
des os
regarde bien
c'est sans
impossibles
et bien réglé

Ne plus bouger
aux parois
des marbres
de Paros
invisiblement
trace un trait
dès maintenant
dans l'énigme
translucide
du passage
'Dis-moi si rien
fût jamais fait'*
au solide règne
du sans-abri
veines froides
du sans savoir
en sa lumière
Pas plus Ariane
pas plus que bombes
guerres destructions
que rois gueux maîtres
ou esclaves...
Pas un croqueton...
Pas une ligne
Une vivance
haut lieu
des évanescences


Vinci*

15 févr. 2012

Brouillon De Ciel Brûlé


ENTRE LES DENTS'Deux façons de voir les choses:pour moi,dans le pain couronne,ce qui compte,c'est le trou.Et la pâte de la couronne?La couronne on la mange le trou il reste.*

Bulles
en soufflets
eau salée
absence
étrange Là
et étranger
en la
prostration
de l'air
des fins
déchiffrées
au sceau de mer
coupées rouges
d'Attente
langue morte
derrière
la momie
du protocole
de l'association

White
en cul-de-sac
tout au bout
méduser
milles têtes
d'asiles
un carnage
moderne
d'épaves
Tableaux
ardents calcinés
de croix
brûlées
intransigeants
exclusifs
aux racoins
contradictoires
à lire
par bon pouchoir
des migrations
métissées
tonnes d'ordures
transfuges
d'or et de diamants
sang pour
une collusion
hors la loi
des morts
à la cime
des cendres
évanouie
du tombeau
d'amour
Ce rien
où tu n'es plus
qu'un effacé
un trait de Music
sous la corde
à danser de Degas
Brouillons
de ciel brûlés.

Ni vous
personne
minois
ni le miaulement
du chat
mais sous le tapis
cache mort
cache-mire
coconmomique
l'Un saisissant
le saint-impasse
gogh staël wols
voir voyez-vous
corps mourants
d'art sans mots
peut-être
quelque chose?
Somme de silence
à chaque instant
où où le tableau
devient chair

Mandelstam*