29 sept. 2011

Bleu Rouge Jaune Et Oups


DEMAIN MAIN-TENANT

...comme hier
toujours aussi
sans suite
d'avenir
Et quel NOIR?
Le Jenous
c'est tout
ce pourquoi
l'on meurt
en pilastre
de chair
à main de terre
à mourir
vers le poème
à feuilles
de sève
à trois couleurs
sur l'appât
du feint
en fin...

Un manque
une perte
un trou
de quelque
chose Oups
...mais...
la touche
d'effleurement
en virevolte
là où les gens
en Bleu pieu
au pied
des miracles
a résurrection
Oups...

LÀ JUSTE LÀ...
léger Ça a disparu
en l'UN du Tri
TOUS...
Tenir à vif LÀ
dans le Rouge
insensément
où tu étais
...en larmes
sans savoir
bien plus
que pensée
...Oups

...ni nom
que VNOUS
un vide
vital
Un Jaune
flambant Neuf
pas cassé
rond sortie
d'un carré
de couvoir
un néclos
devant se faire
la virgule
du mur...
du Soloeil
...Oups
en la Nuit
des Nuits
sans les Étoiles.

28 sept. 2011

La Mise-Air Et L'Échappée


JEUX D'ERRANCE

...de mise-t-ère
de l'air
avant ou après
l'engrossement
monde...
de l'immonde
'La patrie
de la pensée
est-ce l'exil?'*
Ça crève câlisse!
de mourir,
de mort.
Tombeau sur bobo
gênant écoeurant
cette Mort
sur la Mort
justifiée
par prévision
des devins
du dieu
d'un devenir Fin
k.o technique
Mille faces
métamorphoses
immortelles
la Mort.
Et des mortels
la Vie un filet
d'impossible
tenant...
sans...rien
de sang.

Enfants de poème
jouant la pensée
qui ne se pense pas
pas le Plus Grand
Le Plus.
Pas le sans-abri
le désabrié
le fatigué
qui se traîne
qui erre
toute sa Vie
LÀ MAINTENANT
en temps
ou bourrasque
LA MORT...
AFFAMÉ
qui veut TOUT

Les couleurs
se raréfient
passent au froid
s'indiffèrent
les formes
divaguent
se font hésitantes
et le tableau
peine à suivre
tient bon à rien.
Mise-air
l'Échappée
quand ÇÀ gondole
que ÇÀ fait
les Morts
que les feuilles
rougissent
Attendre A TENDRE.

27 sept. 2011

À Pas


ENTRE SANS JENOUS 'tout paraîtra de plus en plus comme étant insuffisamment organisé'*

Paillasse
forêt des corps
perdus rôdant
d'univers
au-dessus
des dessous
d'atômes d'Anna
pas encor un volcan
des résidus
de tristesse
bruine froide
suite aux derniers
mots d'H-Aquin
abandonnant l'épave
de la langue
devenue Speake White
pendant la traversée
mercantile
des bons dieux
d'or et d'argent
Chambardant
saisons
en bleu glacial
derrière
la cravate
l'errance
en abandon
de silence
Portant à bout
d'essoufflement
ce qui était
la Nuit des avalés
tout rond
disparaissant
avant
les mises bas
du rêve
et les atouts
du coeur

De ces bruines
là encor dernier
deuil à l'hôte
de nos semblables.
Disparition
sans port
des corps au Néant
des bas-fonds
'Et cette fois,
rien, absolument
rien ne viendra
me rejoindre
au milieu de ma nuit'**
de nos Nuits

L'ICI MAINTENANT
en bleu blanchi
humide venu
des germes
du Jeu à terre
non promise
des noyés
du capital
perdu de rien
en TOUT
En sourdine
la vraie vie
juste tourner
un peu la tête
disait Cézanne
pauvrement
pas attachée
sans attache
LÀ l'aller
vers nulle-part
sans chemin
'C'est en plein
tintamarre qu'il faut
prêter l'oreille
au chuchotement
imperceptible'***
du tintamarre
du lâcher prise
du laisser faire
du c'est ainsi
etc...

Passé présent
futur en mix me up
de la dent
d'Adam
dedans à dans
le temps
du début
comme fin
d'ex terminaison
en r de rien
de queue de poison
en tête à queue
là où la barque
est menée par
le bout des mots
'il me presse
de te faire part
de ce texte
que tu m'as demandé
pour MAINMISE.
"Faire part"
n'est pas
une expression
choisie au hasard
puisque mon texte
est mort
en chemin
et je n'en finis
plus d'en ramasser
les débris...'**
et de plus en plus
organisé
en gangue scories
magma
sans Lieu d'être.

Axelos*
Aquin**
Jankélévitch***

26 sept. 2011

Des Mots Glaçés


LE UN DU ZÉRO ...'j'y reste en attendant la fin d'une fuite sans fin.'*

À la dernière
feuille
s'étiole
sans repère
maintenant
que des mots
décimés
du sens
histoire
à barboton
pataugent
en son limon
derniers
tableaux d'Ensor
épuisé radotant
les mêmes tounes
à l'harmonium
deux temps
trois mouvements
seul...
'Ma chambre
intérieure,
seul je puis
y pénétrer:
c'est un tribunal
où je me juge
moi-même à huis clos'*
là où le christ
a pus d'allure
et les filles
belles se jouent
la saute couverte
avec le pantin
de Goya
C'est la vie...
qui pouvons-nous?

'Je me laisse
couler
sous la glace
comme le courant
d'hiver...*
Des enzymes
au chocolat
Ernest adorait
après une tapochade
avec un requin
nonef près de la place
des étoiles
où on canonise
tout ce qui passe.
Il aimait citer
Et Non!

Pas de ritournelles
des tounes
détonnes de tounes
à faire rire
les noyers
les perdus
les guenouilleux
les pas d'ici
d'ailleurs
les pas là
les justes ICI
Les A B casses
Pierre Jean
et des seins
pleins la trinité
Les fêtes
de caniveaux
Sans pêche
dans le bocal
des papas
à gales
de lits morts
Allons on s'éjecte
Édite?
On pubis?
...'sous le courant
d'hiver...'*?
Juste
de la couleur
de la couleur
juste.

Aquin*

25 sept. 2011

Ça Parle Au Diable


FIN DE PARTY...

Juste au moment
où on avait
du plaisir
vers la fin
quand la tête
se vide
que la réalité
passe à
un fait divers
que la confusion
devient confirmation
d'une maladie
du vieillissement
de l'usure
que cela puisse
par expérience
se vérifier
voilà que disparait
la dernière chance
d'un extasiant
oubli...
Ratatiné fatigué
épuisé...
on ne bande plus
on ne fait plus partie
de la bande...
Du liquide au gaz
à un je ne sais quoi
ressemblant
à ceci;
...belle journée
un début d'automne
abrupte après
des jours de chaleur
qui n'en finissaient
plus...
Là tapant ces mots
sirotant le café
un lainage sur le dos
tout semble bien
normal...
La vie s'est reprise
en main criques
ruisseaux fleuves
mers arbres forêts
villes salaires
impôts politique
pollution Dieu...
Une prise en main
la gauche et la droite
un totalitarisme
par la bande.
Un volcan bien mort.

et voilà que
Ça repart...
etc et tchetera
La quête
le quêtage
la prise en charge
les mots et la chose
la cause toujours
l'émotion la douleur
la fin de party.
Un pour soi
à se faire...ex-
Terminer!
Faut-il décourager
la vie?
Le stage
le spectacle
l'enfer...
les beaux jours
Comment sortir
du cercle de soi
de vouloir
en sortir
du nous?
Pas Là pas né
...le temps
d'une image
qui se donne
à penser...
qui tombe
qui croule
qui roule
qui roucoule
ma chérie.
Et bien sûr
quand je pense
à Fernande
à tirer le diable
par la queue
'Chaque touche
semble avoir
perdu ce pouvoir
d'appel qui fera
germer,en quelque
lieu de cette étendue,
un autre
ton imprévisible,
un écho,qui lui
renverra son appel...'*
Ne plus savoir
mêler mêlant...
Ça parle au diable
une ronronnade
avec par derrière
un grondement
(dans un seul sens)
enfin c'est l'extase.

Au diable au vert
est-ce que Ça existe?
'A quel moment,
dès lors,une oeuvre
nous semble-t-elle
finie?'*
Tôt, un soleil
rayonnant
au maximum
de ce qu'il peut
donner à ce temps-ci
de l'année
belle journée
qui commence...
Non...ça ne va pas
j'ai perdu le fil
de quelque chose?
Mais quoi?

Bazaine*