18 août 2011

Bal Des Vies Perd


Un vent vire
au froid
au glacial
Âmes gelées
L'Époque
glacière
prend l'air
d'aller
Toutes
lumières
éteintes
et fracas
des débâcles
et brûlures
du diable
Le dernier
bruit
Un Silence
assourdissant.

Tout était permis
le Dieu Mort
'Nulle part
il n'y aura,
bien-aimée,
qu'en nous
même de monde'*
milliard
d'entités
comme autant
de poussières
en poudreuse
en des espaces
de vies
inconnues
des dieux.

Le pain et le vin
gisent gelés
et de pierres
les espoirs
solitaires
embrasés
C'est la Fin
telle qu'annonçée
Organique
géométrique
exclue
et concept
et percept
des blancs
dans le creux
des mains raides
et blanchies.

Impossible
et pourtant
de partout
ont fusé
les signes
les cris
qu'avons-nous
fait
de nos vies
du Paradis
de la Nature
gâchée
méprisée
et trahie
Et pourquoi
encor des mots
morts après
la Fin
Qui sommes-nous
après tout?

Où suis-je?
Où vais-je?
Est-il
encor possible
d'être posthume
Est-il encor
quelques feuilles
quelques oiseaux
quelques
qu'émerveillement?
Qu'était le Monde
a-t-il seulement
existé?
La Nature et la nature
innommée
et l'Homme
insuffisant
diklarber
tramastake
derbilum.

Rilke*

17 août 2011

Explosion Mimique


ÉLÉMENTS DE SPHÈRE ...'ils ne peuvent pas tout les célestes'*...

Pourquoi nous mourrons
alors c'est compris.
On passe ils passeront.
Gaz ou vaps...
'A Cassis,
les pierres
et les poissons'*...
Deux mille onze
les pierres
et les poissons
métissés en pain
et vingt cercles
mortuaires
tout le tour
de la tétête
grosse de maux
vents
qui font patafisque
à la chaîne
des moustaches
de Arp
à gros sous
aux encans
des entrées
sans sorties

Moribond
nu comme un ver
règne l'Oisillon
demeuré oignon
éclair et cristaux
sans les chaines
du contrôle
qui mènent vers
un squelette
garanti
de service
postmortem
Pieds de pierre
jusqu'au haut
des lichens
pour un jardin
des pas LÀ pas ICI
parmit les assasins
mais LÀ ICI JUSTE ICI
'Eux cependant,ici
ou là,présagent,
lèvent la tête.
Les hommes,mais
rassemblés,ils
partagent le Bien
en fleur'*
pas ceux là
mais les métis
roches et bleuets
'pas l'espèce humaine'**
Ceux des parcs
à brindille
des étangs
à panache
et des torrents
d'étoiles
sifflantes.

Pas de flanmou.
Du tirant moderne
en avant Oui!
pas de main blanchie
pas d'échalottes
Grosses Mains
sauvages
à courant d'air
un grain de rossignol
pour Luigi Nono
en bruits de racines
pour percussions
et célesta
Oui musique
and the night
pour astre fossile
du cercle bleu
d'où je viens.


Hölderlin*
Klee**

16 août 2011

Les Fleurs Du Tapis


DE L'ÉCHEC DE LA RÉUSSITE

Entre Charchoune
et Caravage
bizarrement
rien de particulier
entre eux
pourtant au pif
ça sent l'huile
mais surtout
le corps et l'esprit
surréél
d'une entité
trop près
de la vérité
en peinture
qu'elle
se brûle
au commun réel
pour s'éteindre
dans le décoratif

Le grappin
des raisins
malaga où
picoreront
les industrieux
du capital
des attrapés
pour un
laisser-passer
aux affraires
communes
en la mouvance
Nature nature
ou Matisse
par sa violence
excellera

Fleurs de selles
sueurs du sang
de toutes les peaux
du dessus des choses
Un résidu
bourgeois
des propriétaires
à cadastre
des surfaces
(pas encore support)
de la peinture
Du corps à la verge
et du héros sang
hache.
Apparition
du prix du pouce carré
de l'article
pas au stade de la Mort
Peinture pour bien assis.
Les premières fleurs
du tapis au sans
chair des valeurs.

Des Feuilles Tombent.


NI CHAUD NI FROID 'Les destins sont plus que du hasard et moins que des lots'*...

Vlà le vent
venteux
des jours
de ce qu'il
faut
défaisant
le voile
des semblants
sur les étangs
de castors
par grands
brisants
en coins
cardinaux
au point
où l'on pourrait
croire
par temps brûmeux
que c'est
la Fontaine
de Trévi
Un fil...
une fragile
construction
imperceptible
sortie
hors des dents
des gens
du marais
Tout ce fond
des choses
posées là
non comme
une énigme
mais de tout
l'univers
le plus grand
piège à Homme.

Oui de la dépense
tissée des retenues
tribales
et des terreurs
imposables
contemporaines
Une pomme
de Cézanne
pour un tableau
l'inverse
est plus rare
de ce côté
Ça capitalise
et à l'éclatement
de ces façéties
toujours
les mêmes croix
blanches
dans un champ
de blé.

Chaque chose
faite de milliards
de petits crochets
sur chaque artère
rue ou branche
grippée au budget
en feuilles
verdâtres tombant
au sol en pauvreté
d'os et de poussières
à rien à côté
fantômatiquement
niet!
Après le figuier
sec asséché
des feuilles
technologiquement
codées
tombent encore.



Rilke*

15 août 2011

L'Oeil De Vent


LE SOI EN SOI 'agite la langue et coupe le frein'*

Ô toi ennemi
dedans la vue
chair salée
longitude
hors d'Oeil
plein harpon
face pointe ouest
du soleil
juste au pont
du temps
Juste ICI
en plongée
avec les carcasses
anciennes
au fond de la noire
mémoire
'Wring they rebel,
dogged in den,
Man malice,
with wrecking and
storm'*
Et qu'avons-nous
eu d'aboutir
en cette eau
brûlée des pensants
calcinés aux flans
de leurs tempes

Falaises
à salaire
des payés
en diable
Autant ne pas
dire
le Paradis
surpeuplé
Autant
de vagues
à succès
des affaires
en hymnes
saccagés
et odes
vengeresses

L'air
manque
les paisibles
aux profondeurs
des Cathédrales
pulse l'urgence
vers le haut
odieu
aux surfaces
d'entrailles
et de sang
sacrés
naïvement
portés
à l'infernal
délice des étals.

'Mieux vaudrait
le sommeil
qu'être ainsi
dans la solitude
Et dans l'attente
sans compagnons
où je ne sais
que faire
Ni que dire,
et en ces temps
mesquins
a quoi bon
des poètes?***

Noël*
Hopkins**
Hölderlin***