9 août 2011

Coulée D'Univers


POINT D'ARRIVÉE

Sans partance
et point de départ
Racrapoté
d'univers
D'où qui suis-je?
d'où je suis?
d'où je?
Un Tout
petit Point
Seul.
LÀ à blanc
Rêve d'un rêve
pas rêvé.
Quoi?
Obéir ne pas obéir
LÀ dans les espaces
infinis
Un ne pas
en la mortvie
Un jeu de l'Art
un je de l'Art
une excitation
du sensible
un bâti
d'un peuple
qui manque.

Un tableau
une guerre
le tout
d'un rêve
et puis
tout Ça
en fermant
les yeux...
et du réel
et du rêvé
néant de mort
néant de vie
point d'arrivée
point de départ
Des supplices
et des joies
Sans fin
les fins.

Magie
envoûtement
surréel
réel
hyperréel
post...etc
même source
je tu il
nous vous ils
proposent
disposent.

Karpenone
croyant
voir un champ
se trouva
face à face
avec une chorale
Elle croyait
danser alors
qu'elle faisait
du cheval
avec le lit
'I vinsonfin
Oulcranine
San nonin
irana caillol
Sicate anon uliri
Icamani
hour Opaneil'*
Et Damousi
tirant le diable
l'arracha du curé
maintenant se sentant
mieux qu'eux
les bénis et eurent
un Onzenfant
en présence
des parents
etc etc.

Bryen*



8 août 2011

Pour Tout Dire


IMAGE

Pour tout dire
comme on dit
vous savez
ce que je veux dire
...etc
Vous ne pouvez plus
ne pas savoir
...mais quoi?
Un drame
une tragédie
une comédie?
Une histoire
un conte
qui ne tient
pas la route
Mal vu mal dit
dit l'innommable
Voir mais quoi?
Un mineur de fond
prisonnier
des forces
telluriques
à Aix
Mais comment dire?
et quoi dire?
Raconter
une histoire
celle de James
trop longue
Et puis le Capital
personne ne lit
Pour la Bible
c'est du tirroir
c'est toujours sûr
Entre nous pas lu...
mais compris
Toujours trop tard
pour vraiment lire
Comment dire?

Une image
vaut mille
mots...
c'est Rien
des mots sans voir
Ça ne vaut pas
un beau voyage
à St-Tite
En fait Ça
ne vaut Rien
comme image
Piège lingual
à loque and co
guestamots
et collamots.
Y a ce qui quoi
encor
Oui le Silence
dans le bruit
de dire Rien.
Pour Tout
Dire et bien
il n'y a jamais
Rien à Dire.

Étrange Présence



...contenir
sa rage dit
le résistant
du poème
et puisque
Ça veut mourir
par toutes
les guerres
d'un étrange
dedans à nier
la Frontière
responsable
d'AMOUR ICI
à la porte
du feu des feux
des pétillements
de lumière
des posthumes
et le reste...
des siècles
à jaillir
des boues
d'horreur
des nés
pour tuer.

Des snappers
René aux tranchées
dans le ventre
de la Nuit Blanche
paysan Étoilé
grosse main
à charrier
le désir
racinaire
LÀ aux Arcanes
d'Abandon.
Le Radeau Ivre
d'hydres
et de méduses
Enfin rompu
en lambeaux
légers l'oiseau
des langues
nouvelles.

7 août 2011

Milieu



RYTHME ART-ET-RI-AILE ...'Ainsi le miroir ne renvoie que le reflet de son vertige infini'*...

JE...ME MOI.
m'aime même
si autant que JE
veux alors...

Pas d'ici
ou d'ailleurs
qu'importe
quelque chose
une cage
un cocon
tissé d'araignée
'comment être
assuré que la réalité
qui dissipe
l'illusion
ne nous abuse pas
en se faisant
elle aussi prendre
pour la réalité?'*
JE ME MOI
m'aime m'ai-JE encor?
Sans abdiquer
ce JE de (je) m'en fous
ou du ON pour un OM
zen et faire le vide
dans l'essieu du ciel
ce servir du JE
soi-même en percutant
mon moi transcendantal
en faire un je
juste pour MOI.
Jeu de jE à mOI.

...'je dirai qu'écrire
est l'acte de quelqu'un
en moi qui parle
en vue de quelqu'un
en moi qui l'écoute'*...
En Passant JE
abrège des forêts
vers le nord du nord
plus blanc que blanc
mordu de frappe
à bord au bleu
glaçé des disettes
du dire que LÀ
ICI même les mots
jeûnent à peu de fruits
(bauxite et pulpe
l'exigent)
pas trop d'instruits
que trop dire
sans rien savoir
d'être dévoré
par la tête
au goût de fleurs
ne font pas
de grosses croix
aux cimetières
des enfantômes.

L'Orée du bois
n'empêche
pas les assassinés
d'écomomie
tout en blanc
silence
de bebéler
ses fantômes
en cimetière
de poudre d'os
et sang séché
pour les arbres
de m.le diable
au vert à odeur
de chair de poules
des portefeuilles
de roses rouges
au beau royaume
du Président.

C'est en 48
au milieu du centre
point
qu'un taxi bottine
de mitaines
perdues
sur le bumper
des beaux arts
les genoux
écrapoutis
un jour de frette
après le quêtage
au nord d'être mort
d'asphyxiés
du désir de vivre
en gros Oui
au milieu d'un trou
de mots en garde à vue
de desfôrets.

des Forêts*

Ore À La Vague


Sur un Silence
de carnaval
en l'étroitesse
de deux dissonnances
un grain où l'âme
donne à rire
quand elle plane
sur de l'invisible
que protège
couve borde
le tableau quand
c'est un tableau
haut lieu
de rencontre
et d'accueil
à la portée
des oiseaux

Quelque chose
qui n'est plus
quelque chose
Autre Chose
un repos
de migration
parmi l'Amour
le plus infime
et le plus intense
par les fatigues
éreintées
d'un cassé
de branche
après mûre
réflexion
un risible chemin
visible d'en bas
du très haut.

Une louange
éloignée
du visible
de rendre
l'invisible
en Vérité
comme un enfant
tombé d'un poème
dans les entailles
du fini
Et c'est bien d'Ici
les départs
les arrivées
par vagues
d'Ore en ces ailes.