9 juin 2011

Point Virgule


DES MOTS SUSPENDUS

...longtemps après
des glyphes
indescriptibles
suspendaient
autour
de l'encolure
d'un gouffre
à succion
en ronde
macabre
Griffures
ombres grises
ronds de terre
fonçée noire...
nuit profonde
Un silence
monstrueux
sur quelque
chose...
des bottes
de Vincent.

Et même
penché
vers Ça
tombant
invisible
noirci
d'avoir
bradé
le saint saut
le st-esprit
le sain d'esprit
pour quelques
images
illusoires
mensongères
de ce qui
n'a jamais été
qu'un passe-sang
pour la Chose
que sont toutes
les formes
de MORT

Un cimetière
d'éternité
balafre
all-over
les jours
du dieu
des Caĩns
et les nuits
de décompte
d'Abraham
pasteurisées
en point
virgule
pour l'Axe
ce nulle-part
de joie
fusant
l'horaire
de lumière.
Coup de grâce
aux cimaises
qui décrochent
l'Air Libre
et l'Art
de disparaître.

8 juin 2011

Et Va Nuit


LA NEF (Un vulgaire Apocalypse)

...a mille
lieux de la Nuit
des crabes
la lumière
en fleuve
d'hémorragie
séchée
de vagues
dorsales
tranchées
d'atômes
d'ailes éparses
égarées...
L'irréversible
néant épuisant
toute illusion
d'un souffle
à venir
il n'y a plus
de vide

...et à mille lieux
du jour et des ruines
de la mémoire
clônée des têtes
de pailles
à style scapulaire
sur le temps
qu'il fait
fera sur l'avenir
du génome humain
qui n'a pas eu lieu.
Un Plein (un bateau
ivre)
portant la mort
liquide
au roulement
duquel l'invisible
prépare le Relais
(en avançant
ce ne peut être
que le pire)
tête en bas
dans les grands fonds
des glaises
à remodeler...

Têtes de silex
à puces
que de sacrifices
pour tenter
la multiplication
des dividendes
La transition
totalitaire
puis disparition
de l'espèce
inscrite
dans sa frustration
de n'être pas
de la Vivance
mais dissipation
extinction
de la mémoire
SEMANCE
à percepts
qui ne fut
qu'un face
à face prétencieux
méprisant
qui a mené
à l'abîme
le cerveau
devenu
pragmatique
et l'art suivant
cette force
s'invisibilisa
disparu
digéré par la Nature
loin des galbes
d'une hanche
et de la rondeur
du jour.

5 juin 2011

La Monnaie Du Vent


TRAVERSE

Voilà sans porte
ni fenêtre
aux quatre vents
Des vendeurs
de boussoles
à la criée
des charlatans
banquiers
d'éditions
vatican
et papiteux
suintant
la canonisation
encyclocyclique
camisoles
de force
révolution
à pistonneux
et succions
à cylindres.

Porat
felfils
tentrat
pielpus
déconnimus
gloria
dictus
traitor
mimamo
cremator
mortaceux
peltum
nubes
atrox ocis
pus
Bref
colle à beaux
rats.

Tout et n'importe quoi
tant que le nihilisme
la mort par inhibition
n'aura pas terminer
sa rage de tout détruire
Ce qu'il en restera
après...
seul la mort
le sait...
Quelque
rien plutôt
que quelque chose
La Mort s'est dévoré
c'était hier...
ses lambeaux
grimaces
se tortillent
font les kebabs
dans un néant
d'éternité.

L'art termine
son cycle
son compte
rendu se retire
avec la lumière
Sa figure
de proue
brisée d'humains
fatigués d'opprobre
de mépris
va fermer le sillon
d'holocauste
histoire de mains
à grottes
en prophète
de malheur.

2 juin 2011

Les Boues Du Ciel


DE L'AUTRE CÔTÉ ICI DES SIGNES (Au Caravage)

'Un ars moriendi est en effet,innacceptable et ridicule
si le phénomène de la vie ne signifie rien-ce qui est
scientifiquement avéré d'ailleurs.*

Clair, voyant
le fond des boues
du ciel
'Le Mauvais goût
du siècle en cela
me fait peur'**
ce chiffre l'Un
qu'est-ce?
Une fois
et jamais plus
de jaune de rouge
de bleu...
Allons...
Les couleurs
détalent
s'échappent
disparaissent
de trop
de pas assez
elles
ne se donnent pas
ne s'apprivoisent
pas non plus
elles fuient
l'emprise
l'utile
Elles ne sont pas
pour tous
Elles sont
des entités
qui coincident
se colorent
à l'idée exacte
de la Mort.

Les couleurs
sont encore
plus belles
quand elles
rencontrent
le posthume...
ou l'éternel
pour toujours.
Ou d'avantage
quand la mort
les regarde
car elle
ne les voit pas
Aveugle affamée
sa bouche univers
ne goutte pas
Tant de scories
en cette béance
qu'en voir une
annonce
une palpitation
un bris
de la cadence
funéraire
Une pause
re-pose
re-prend
son souffle
de la couleur
en fin...

Évidemment
Caravage Bacon
plus que Goya,
que Guernica
pas politique
mais post-économique
après l'homme miné
s'écoula...rumba
et la saint-guy
et les guiliguilis
le temps des cerises
des fraises
et des myrlitons
une escale
à la grande dalle
scellé...les soleils
du jour éteint
pour ceux
de la grande nuit
du Peuple Imagine.


Fernandez Carrera*
Baudelaire**

31 mai 2011

Ça Va Tout Seul


SCRIPTE

Et même si tes bras
de croix blanche
signe la liberté
dieux ou rois
la machine
roule le cadavre
fait sa galette
placenterre
'entendez-vous
les pluies
les vents
et les forêts'*
TOUS BRIOCHÉS
et les premiers
seront les derniers
aux premières loges
du réchauffement
de l'Enfer
en un festival
de lumière
qui clôture
l'évènement.

...'C'est au sein
de cette nuit aride'**
...et glaciale
de sauve qui peut
qui n'est pas
un sauf-conduit
à ...'la contemplation
purificatrice'*...
mais aux crépitements
d'à peu près tout
ce qui bouge
des aux-dessus
du plus petit que soi.
Au Temps des ravages
des engouffres
en la mer rouge
le rassemblement
du grand troupeau
hébêté allant
insensé à sa conclusion

Nuit noir
sur noir
des craquements
de bottes
verts de gris
dôme le cercueil
On vous joue
de la flûte
enchantée
les serpents
dents dînent
se curent
la semance
en l'arche
dénudé pourri
ou les derniers
rapaces ferment
le cycle
infernal
de ce temps

On lui fit
un dernier
hommage...
on l'oublia
et le corps
s'arrangea
avec lui-même
au fond Ça Va
Tout Seul
et la MORT s'allège
en peu de temps
même debout.
Les cimetières
sont pleins
des queues
interminables
et qu'un trou
un charnier
pêle-mèle
un Bosch
un Brueghel
Ensor...
au centième
étage
d'une église
grille un feu
rouge
Un constat
de dés pipés.
Et même si tes bras
de croix Goya Manet
et Vincent
des corbeaux
en vérité
plus c'est noir
mieux on voit
enfin le Paradis
d'enfer
des affraires.
A la volée
autant que vous
en voulez
ciel ou enfer
selon les nuitées.

Léveillé C*
St-Jean de la Croix**