30 juil. 2010

Le Rugissant


ATTENTE

Qu'on pende
le Bruit
des Morts
qu'on lui fracture
la folie
comme de raison
redondant doublons
du même
qu'on l'achève
à coup
des poussières
avec les menés
avides bombardés
des syllables
qu'on le prenne
au mot
qu'on l'étouffe
de Silence

Au feu d'os
à l'assise
cache mort
des yeux
fusillés
dire que ça coule
sur le champs
et qu'on
en parle plus
du devenir
des gens...
des monteux
de pyramide
à la pointe
du sang.

Au désert
de l'Ouvre Porte
les chameaux
exécutent
la seule réserve
réele et pragmatique
des mises à vie
des assurances
d'un ensablement
proématique
de la pierre tombale
dernière racine
séchée de réalité
mortelle désydratée
de mise bas
conceptuelle

Le vent d'engouffre
d'un côté
comme de l'autre
de la Porte
d'Aurore
passe sablière
et le déferlement
rugissant
qui advient
porte la terreur
Hölderlinienne
à une fatale
saisie sévère
des intrus
marchands fétides
du seul cancer
de l'univers
Voici l'Attente
promise au pain au vin
de la création
de Poétique Vivance.

29 juil. 2010

Toiseau L'oison


L'OISEAU SANS SOL

Appelons un chat
un rat
Un plat un pan
etc...
Pour faire court
changeons l'ordre
des choses
De là se rendre
au delà du dos des
oiseaux sur le dos
des hypopotames
Pas au Tout-Où
mais en Afrique
où règne
le développement
durable des pies
d'amérique
Capital oiseau
the way of life
où le monde est noir
de blanchiments

Par contre
le do qui siffle
et qui s'enchante
pendant
la cueillette
de puces poux
que sais-je
du Buphage
rend ce lieu
vu d'ici...etc
coupons court
et soyons
davantage
au coeur des choses
En outre
Québec 2010
bled unique
pour sa quantité
de cantiques
sur la savanne blanche
désertique de son peuple
d'oiseaux rares
trop chassés et disparus
depuis belle lurette
faute de vaches
à piquer du bec...
Édition: Canada Nuit
quelque part chez
damdélididam
collection:du patrimoine
de la tourtière
du roi Dagobert
la culotte à l'envers

...tous ces petits
de la cigogne
qui pondent ou qui
pondend pas...
dans l'oeuf de l'oiseau
blanc de l'île
d'Orléans ou des neiges
de Boileau et
des Gris d'Afrique
replanter
en Oiseaux du Paradis
dans la garbage
can Amérique
où ils atterrissent
sans ailes
en Hoazin Flatulent
dans les nids de Vincent
dernier ornithologue
envolé

Oiseaux rapaillés
égorgés encagés
déplumés...
oiseau Rilke
Wols Nerval
Da Silva
Staël
Klee
Arp
etc

28 juil. 2010

Des Bris De Cristal


BLOOD
Il y en a tant
et des si belles
tenant l'à côté
de l'échec
Mains de pierres
de fer de ciment
de mains à creuser
forer la Mort ou
la mort ici
de ce qu'on nomme
nomenclature
disloque meurtrit
fissure détruit
torture la vie

Délester abandonner
s'appauvrir
de ce à quoi
on tient si fort
les petits riens
des richesses
à vide misère
larmes à vide cris
de vos entrailles
que braconner
de joies mortes
des rebuts
des dessous
de l'autre...

Omega eureka
c'était le passage
par où le passé
passait sans l'avenir
Une porte fermée
une porte
sur l'immensité
d'une porte.
Sans couleurs
sans ombres
ni reliefs
Un ici pas là
couvert de rien
sans condition
Une ascencion
Pauvreté
ni des pauvres
ni des riches
recluse invisiblement
pas d'ici Ici.

Hors sang
pur champ
sans son
Vide trimailles
gueux d'exil
maître monologue
par l'abîme
Insignifiant
passage par blood
pour pas là
ici et juste là
Royaume aux
bruines du plus
de pauvreté encor
et encor...
Absolument
plus vif que mort
triche...

Sans cartes
ni découvertes
d'amérique
des indes
Non à chercher
ni orioles
ni vérole
ni vents
que pétrole
Sans liberté
pas plus que cage
que prison
Petit contrat
à labourer...
pour qu'à la fin
soit terminé
l'éclectique
mise bas
des nuées
d'échos
de lumière

Ce qui tisse
les Vies
de l'amour
de la haine
à la mort
Un tel tourbillon
de malheur
encerclant l'infime
partie du tendre
sur un unique
chant du cygne
Formant l'Attente
outrée du noyau
dur de l'Unique
Embellie d'Amour
qui se lève.

A Croc


ÇA TIRE ET CON

Et passer outre
Micmac
à rumeurs
à dos d'étoiles
sur encre noir
de cervelles
décrânées d'effroi
De beau bon pas chair
les détonnations
d'invisibles portées
dissimulées
derrière les fleurs
d'oncidium
sur des os
grevés d'impôts
fermant les cercueils
dans une bouillie
pourrie
n'ayant pour lueur
qu'un gaz de cimetière.

Un tigre
peaux mortes
des dévorés
des camps
d'abatoirs
foetus
pour Dionaea
fosses à poux
des milliards
de conclus
et dire
que le général
est médaillé
la députation
ensemancée
de vermines
glorieuses
Au crématoire
applaudissements
pour mains sales

Et on fait la navette
des tonnes...de linceul
Sans honte
des trains
d'organisation
globale du mouroir
Mangeoire carnivore
énigmatique
destin de colles mouches
"Tout va bien
dit le bourreau
La situation du malheur
est prospère"*
du dinosaure à bouddha
à la perle du Japon.

Le sens le Sens...
il a encore grimpé
à la pompe funèbre
de la raison...
Ritournelle
écatombologique.
Ma Foi il y a encore
de l'ordre dans la forme
pas de crainte
ça avale tout toux tous
décapitalise le rendement
en fait du sucré sacré
Dire que quelque chose
ne tourne pas rond
c'est dire qu'il tourne.
Comprendre le paradoxe
satirique de cette lignée
de mots est aussi
comprendre la mortadelle.

Michaux*













27 juil. 2010

L'Éclatement De La Lumière


L'ÉPARPILLEMENT

Le néant c'est rien
comme tout le reste
ça passe...

Mort toutes les morts
se ressemblent
se rassemblent

La Vie (vivance)
a prendre ou pas.

l'art est absolument
Rien comme Dieu
exactement comme
tout ce qui est au-dessus
ce n'est pas encore
une consommation
de masse.

Il n'y a pas toujours eu
des feuilles sur les arbres
la sensiblité n'a pas
non plus toujours existé
Aujourd'hui on en voit
de moins en moins...
Comme les yeux de Rimbaud
à l'Hotel de l'Univers...

L'Art peut bien mourir
on s'en fout...
la main sur la paroi
du coeur l'oeil
par le noir Éternité
voyez...

Des signes
qui ne mentent pas
la Poésie quitte le lieu
cède la place au Nombre
Elle était l'Accueil
l'Intermédiaire
entre l'hôte
et les appelés...
La Semaison
est à la faux...

L'heure n'a plus
le leurre
non qu'elle soit
sans pudeur
mais bien que
ça pue l'heure.

Ce qui se présente
là en sourdine
par la réussite
totalisante
du capitalisme
Un État du Monde
et c'est Capital!
Sans faim à la Fin
les petites machines

L'idée de la Fin
ne peut effrayer
que les Vivants...
Alors pourquoi
s'en faire pour
le reste?

Chaque poussière
de Vie comme
autant de peaux mortes
Giacometti en avait
mis partout dans son art
Là lui est poussière.
La vocation de sa vie
de la cendre.
sur de la lumière.