5 déc. 2013

Pépin De P'homme


Le dernier jour de Pompéi

Sans exception
et aux bonnes
places
pour les ficelles
du Gilles de Watteau
ou Gaspard
à la présidence
des maîtres
où Dieu béni
tout ce qui bouge
de multipliez-vous
comme roule
le capelan
pour le vol
des charognards
écomomiques
en son nom
percepteurs
lobbyistes
funéraires
promoteurs
de catastrophes
des fins
dernières

Doux baillons
money taire
militerre
aire air erre
ère...
des mots
morts
creux
en redite
de perd diction
bon à Rien
des silences
visuels
en but et
de larmes
en guerre
depuis le début
des pépins
d'hommes
en bruines
d'atomes
et gravats
de tartes
aux pommes
depuis la vérité
de la fin des temps

Dé espérance
Le hasard
c'est certain
pénètre le Tout
ce que les dés
faits de mains
d'homme
ne peuvent
comprendre

Le petit pas
du grand Pierre
au ciel
effrayant
de la Mort
porte en vain
toutes les ouvertures
en vin devin
de vain
en veine art

La raison
aura eu vent
aux grandes oreilles
de la folie des masses
qu'en vase communicant
et de mots en maux
enlacés disparurent
dans un conte
à découvert
...
Fixé au quotidien
du spectraque
qu'est-ce encor
que la liberté
disciplinaire
d'un tableau
d'une fleur
d'un enfant
par le chemin
du Oui
à l'extase d'un moment
sur la plage
du rien pour Rien
C'est de l'aube
en son attente
nourrie d'entêtement
et de doute
L'incertitude
ouverte
rendue disponible
à être cueillie
par l'oasis
de son univers
au dernier jour
sans pépin
d'avoir bien compris
qu'à l'instant
de la mort
à part quelques
tyrans
c'est sans sourire
qu'on entreprend
l'éternité

1 déc. 2013

Ticket De Cendre


'Le monde tel qu'il existe n'est pas vrai' *

Mis à part
pour quelques
sous l'art
est un service
après Mort
les grands vents
les folies
meurtrières
à têtes chercheuses
à résidus
d'ignorances
qui tuent
de la nature
Nature
réalités
infernales
au fond brunies
d'or et de diamants
pour ne pas crever
sous le joug
de la vérité
humaine
à son juste salaire
de litière

Une ribambelle
de Nature nature
après le Dieu
l'homme et l'art
annonce
la Fin des libertés
de pensées
de créer
bouclant le monde
en son autodestruction
monnayable monnayé
(monnaie vivante)
dixit Klossowski...combien
survivront à cette
disparition en corps
et en esprit?
Ce qui surgit
dans le dos
de cette forme
de nature est
la vérité inouïe
le Rien
où l'Art puisse
l'invisible réservoir
d'imaginaire
en Attente
laissant Voir
l'éclosion
de son germe
captant l'univers
et ses aurores

Bon (on ne peut plus
ne pas savoir)
Le son des larmes
de l'eau sur la feuille
des douleurs
des cris des crissements
du crayon s'enfonçant
dans le papier
traçant des signes
à vue d'oeil
en éclats de coeur
Énorme l'outrance
des suffisants
de la chance
imbécile d'être né
...Utopie des bombes
en chants d'oiseaux
parfums de fleurs
des miroirs
aux alouettes
ou se raconter
des histoires
parce que ça
ne va pas
faire rêver les enfants
de Dostoïevski
de leur arracher
la tête à Disneyland
et de les armer
d'une bombe
pour cueillir
des bleuets
Après bien après
...la tombée
d'insignifiances
sous le couteau
tranchant des morts
de basses couches
mangeux de marde
élaguant
les bourgeons
de vivance
pour un ticket de cendre
d'un monde menteur

E. Bloch*

Peu Pour Tant


Attendre

Cela qui vient
mort ou vif
expurgé
des scories
justes éphémères
et sans orgueil
imprévisible
avant...Là
Sans savoir
mais comblé
de réponses
en création
plus ou moins
rapide
C'est sans gain
c'est juste
Ce ne peut être
autre chose
ou bien attendre

Pas de réel
pas plus
que de surréel
de méta de...
quoi que se soit
qui porte terre
mars pluton
ou cosmos
C'est Voir
à ne pas
se fixer en trépas
de mange marde
à la tour de magie
des vices cachés
d'emboîte le pas
à changer l'eau
en bouillie
aux noces des dégâts
du cordon
nombrilical
de la descente
au bien
consommé
des disparues
des enfers
et du ciel

Pour tant
de tout
ce qui brille
en la nuit
des jours
barreaux
de pensées
par la fuite
pour peu
pourtant
en un tour
renversé
du dire
en un éclair
de tête obéi
d'un saut
Ailleurs
ici bien Ici
en l'effroi
où la joie
frise l'air
en tombant
ce n'est plus
comme avant
en attendant
l'Avant