10 déc. 2012

Sol Une Clé Des Champs

Babel bébelle
un bagel
avec ça?
Un creux
un vide
comblé
par l'Iran
la Chine...
La langue jaune
ou sont passés
les mots?
Après la rouge
la bleu des saints
Noir est blanc
bonnet gris
gris bonbonnes
des couleurs
couleuvres
confiscation
des argents
d'agents
rompus
aux subventions
des conventions
des collabos
pour le verrouillage
final...
Commandité
par les martiens
où Dieu lui-même
à genoux choux
hiboux
pour le chapelet
en famille
avec Madonna
la Piéta Ali Baba
ramassant le tas
de toute
cette affaire-là
à Un seul

À côté
dedans
sans Savoir
Van Gogh
fait autant
que Jean
sinon plus
y ajoutant
la couleur
Ses souliers
autant
que François
Sans Savoir
un nid mieux
qu'une église
sans Savoir
Des paysans
davantage
que six millions
de m'as-tu-vu
avec le Saint-Père
Des corbeaux
faisant voir
un ciel mauvais
quelque chose
ne va pas...
Vincent est mort
affamé...

La fanfare tape
la galette
la tête
du violon
en sol ciré
bat la mesure
de l'effroi
risiblement
en se servant
de l'ange nouveau
rendant visible
la grande naïveté
de nos petites
perceptions
humaines
en temps court
quelques lignes
portées
sur la béance
d'une partition
de tête
aux chants
du ciel pognés
entre les jambes
pour une mise bât
cadavérique

L'Art cette chose
qui crée le monde
tel qu'il est
Monolomane
viandeux des parois
passant des crucifiés
aux cris aux fins
des disparitions
d'un sens insensé
à la facétie
de bulles
toutes mozartiennes
Matières monde
mouvances
dans le tout d'une tête
imaginant un va-et-vient
dans Babel Bébelle
d'artistes
N'entre pas ici
qui veut
Muraille de petits
créateurs
à courtes échelles
ainsi de suite
jusqu'au musée
mausolée
faisant l'histoire
pour les mouches
à miel imaginaire
qui en resteront là
ne pouvant aller
plus loin au Coeur
de la création
et la signer
du sceau vide
de leurs noms


Seul

'...j'ai le sentiment d'avoir passé la plus grande partie de ma vie seul...'*

Des bouches
lèvres
livrent
Pound
Célan
en des cages
des livres
en copies
perdues
d'horreurs
pour personnes
Désert blanc
de mots
perclus
d'anges brûlés
à Rien
au vent
des pourquoi?

Que Després
aux petites
lèvres inconnues
de leurs nuits
(on naît seul
on vit seul
meurt seul)
disait-elle
Maître sans savoir
de son Sens
en l'insensé
quelques pieds
cubes d'atelier
de futur antérieur
qu'un présent
avait ignoré
par antipathie
mutuelle
Une rumeur
par contre
la sortie
de son hermitage
celle qui la fit
bonne joueuse
devant Picasso
en des moments
de corps à corps
où il dut payer
en tableaux
la laideur
de sa beauté.

Ces deux mains
aux doigts pointés
l'un vis-à-vis
l'autre en plein ciel
au-dessus
de la tête
suante et cou tordu
de Michel-Ange
en un vertige
de solitude
devant le Rien
créé
L'air saint d'esprit
du sculpteur
par la seule force
de se fondre
dans le fécond
du labeur
rend possible
la divulgation
du plus Grand
par l'église
l'atelier
où le doigt traçant
ses signes
dans le sable

Au cube
d'un seul
et chiffré
hors
ou dedans
machine
ou machin
c'est fixé
depuis la nuit
des temps
mort ou vif
dedans ou dehors
au choix
c'est bétonné
Cage univers
infini
prison prisée
d'un jeu
aux pièces
de choix
libre de ne pas
l'être...de l'être
Construire
détruire
ne change rien
oeil pour oeil
pour oeil
pour oeil oeil
oeil
oeil
son oeil.

Bacon*

9 déc. 2012

Le Camp


Pas un mot
sans Un
parfait
pas un
sans ruine
et guerre
oeil pour oeil
Sans eux
sans ça
c'est pareil
Un pour Un
c'est parfait
Totalitaire
le chien mord
le mot mort
le chien
tout mord
est mort
Tout en Un
mot sans fin
fait le mort
mord
Jeu mortel
contre
l'Ord(i)nateur
maître Silence
le mot des maux

Art et camp
sous la voûte
ciel ou pénitencier
murs des grottes
des musées
sur les lits
de planches
de la gestapo
de Pinochet
Pinocchio
Staline
Praline
Busch
Al Capone
et La Poune
Dévorés
par les rats
les concombres
de mer
un chant tyrolien
... Noël
sur Time Square
la Place Pigalle
Saint-Germain
les dépôts
d'ordures
Un silence
sidérant
des deux côtés
de la peau
courte

Cage à oiseaux
d'univers
mur à percer
en tombant
d'ennuis
dans la gueule
d'à peu près tout
les immondices
d'une Histoire
d'apparition
disparition
de ni vu ni connu
quelque chose a été
mais quoi?
Un Tri
d'éternité
un jugement dernier
invisible
rayon de splendeur
pour Personne
s'en marteler
la mémoire
sans espoir
d'en jamais finir
avec les maux
tous les mots

Le silence sur les oeuvres
sans essais d'iconologie
de démarche d'ingérence
dans l'apport supposé
de l'objet d'art en histoire
de l'art en suite logique
d'une sociologie
de Jean François
et les autres
de temps de choix
...Pas d'encrage
dans un réel inconnu
du Spirituel d'Amour
de bonté de tendre
en un lieu ou le Sacré
...Bref
Une priorité
d'Enfants assassinés
offerts au marché
noir d'enterrés
vivants du sucre
à pétrole à pilules
à manger du cancer
applaudit au tombeau
pour sévices rendus
au marquis D.A.F.
au royaume
du Saguenay
aux rêves en couleurs
a l'art Sacré de Vincent
sans limite la destruction
par la société
du crime
et motnétaire
...Bref allons passons
au Silence du Paradis
à l'Oeuvre