16 oct. 2012

Ailleurs D'Ici Là


Hommage à Després


Joie
ravagée
de savantes
solitudes
Chemin
perclus
de pensées
'il me faut
de la pauvreté
...ce début
de monde'*
de rêves
coincer
en un cri sourd
d'univers
accouchant
la lumière
du vrai...
par laquelle
la mort cueille
en son cheptel
au rythme
de la  nature
mortelle
'Tu peux bien
comme Matisse
dire (que le travail
guérit de tout)
mais il est mort
et très malade
du bonheur'*
Instants fugaces
par cent par mille
milliards trilliards
d'éphémères
présences
en l'inconnu
d'une disparition
au même titre
que la lumière
sur la paroi
des grottes
ou des murs
des musées
imaginaires
ou pas...
'Un métier
pas pour distraction
pour distraire la mort'*
Art du pas là
mais Là
ou bien Juste Là
...sans travail
mille métiers
Rien dans les poches
rien dans les mains
un petit conte
de tête
un lapin
de Flanagan
dans la mitraille
une branche
et des nids...
vous
Marcelle Després
'...en l'instant
où vous créer
s'ouvre
un verdict
d'absolution
...c'est bien.'*
pour ensuite
disparaitre...

Després*

Para-graphes


...où tombent
les voyous
menant
l'ennui...
Allons
où suis-je?
d'où viens-je?
où vais-je?
dit  le cheval
rouge
au grand nez vert
des îles
C'est sans réponse
et tout est mensonges
et fables
...Alors
le vent s'en fout
Rognures
sans illusions
passage
en des instants
loupfucks
résidus
de fines poudres
entre les dents
du sacré
Censure
payant la lumière
l'eau l'air
et les songes
pour une pelote
sur les os
d'une baleine
à Terre-Neuve
depuis un peu
partout
dans les entrailles
des Enfers

L'art c'est n'importe
quoi...
entre Nous sans Je
L'histoire de l'art
n'a pas de Je
Art de Rien
simplement
en y Pensant
Art de rivage
de Mensonges
Voulus
L'état des Masses
état de l'État
aux Couleurs
de l'Art
Obéir
Sans
ordre
en Voyant
En tuant Je
l'Autre est Mort
Le propos
de l'Art
Dans le Regard
L'Art c'est Dieu
moins l'Art
et Dieu c'est l'Art
moins Dieu
Un tableau
est un Doute
Réussie
Une poussière
sur un col
anonyme
L'écart
si grand
qu'il n'y a
pas d'écart
L'Art est Seul
éternellement
SEUL
mort ou vivant


13 oct. 2012

Salto


Têtes
soufflées
de Babel
en plein jour
ça pacte
l'entonnoir
à pullulement
des chairs
budgétées
du brasse brasse
du Rien
d'un filet
de jambes
à l'ossature
évanouie
en tombant
du haut
des épaules
de Jonas
à la baleine
par mots
piqués
collés
peints
aux murs
des thorax
à bombes
kakis
recrutés
...non!

De la mocation
de la risabilité
et encor
des picots
sur le dos
des madames
à l'air
du temps
et voile
aux pieds
d'oignons
moisis des paris
sans coeur
sur les dieux
des bêtes
et les fruits
morts au Fleuve
d'un Temps
Rouge d'oisillons
en vains
Silence...
par tranche
de milliards
en une mécanique
folle et furieuse

Saut ici même
en bas de ses souliers
pas celui arrangé
de Klein que celui
noir de Rothko
ou d'une grande fatigue
toute chrétienne
de De Staël...
ou Vincent
du travail accomplie
non
celui
hors le programme
pogrom
apocalyptique
très humain
trop humain
d'en finir
avec la lumière
la Beauté
de la Vivance
en son jeu