7 sept. 2011

Juste Un Petit Peu De Peinture


À CÔTÉ D'À PEU PRES TOUT

Flottaison
un rien
plutôt que
quelque chose
une non
entièreté
de présence
y a un manque
à l'adhérence
au monde
ou un pas fini
pas terminé
pour être
réellement
que termine
une peinture
une sculpture
qu'il faut
constamment
recommencer
car la prothèse
est éphémère
et le temps
court

Peinture
ou épave
encerclées
par la Mort
...là baba
ignorant
naif
et chimères
étincelle
une ou plusieurs
c'est seul
sans je
ni vous
quand Ça est là
de la naissance
à la mort.
Un tableau
Un beau bleu
jaune ou rouge
comprendre
le Rien
qui n'est pas tout
du moins n'est plus
seul

Qu'est-ce que Ça
donne?Rien à rien.
Une intuition
un ordre
une beauté
d'arrache souffle
d'aération
de l'autre bord
ICI MÊME
art visuel
ou d'ouïe
ou son
invisiblement
visible
de nulle part
l'origine timide
et discrète
Une Vie En Jeu
petit bout
de peinture
petit bout
de papier
coeur.

6 sept. 2011

Tant Fou Bien Que Mal


RIEN...QUE DES TRILLIARDS D'ÉTOILES...INFIMES PETITS POINTS DE LUMIÈRE...

Les miettes
m'en créent
des masses
à marteau
tapant
sur des punaises
qu'indique
un surveillant
cloué là
par hasard
Ou éclairant
la face
des tyrans
pour en faire
des sourires
mange coeurs
Pire
aux barbelés
ils t'arrachent
la langue
pour le jus
de ton pain

De curieuses
invectives
lancées par
des cailloux
aux acides
d'embellies
après les coups
de minuit
forçant les chairs
à des mises
en plissement
des sels
aux visages
des trahisons
à fixer
la mouvance
du bonheur
des anges.

...cueillie
rivée au mépris
des ors
des cadres
à misères
Peinture
entre
mille choix
pipés des morts
peinture
antre à vent
d'air en chant
de sifflements
d'Éole
des mers
à moulins
d'enfantômes
d'iles
lumières
de bord du bois
d'enchantements
des grands carquois
aux lances
enciellées
d'un dieu ivre
tuant
sa création
de l'avoir
trop bien comprise.

Tant fou bien
que mal
qu'écho
momie de corps
évidés
par des profits
d'hommelettes
infantiles
d'hommodetritus
de Rien
de ses pas pas pas
là ivre aussi
à l'image
du dieu qu'il
à créé.
Tout vomir
et revomi
des trilliards
de fois
monétairement
sous un ciel
à jamais
sans étoiles.

5 sept. 2011

Sans Fin


POLYPTYQUE

Culture du riz
à géométrie
variable
des cercueils
allongés
en catastrophe
pertes Act Of God
des semences
une année
d'investissement
pour rien
à la limite
quelques doigts
orteils
peu et pas la peine
Voir si les assurances
couvriront
les pertes
On verra.

De l'air de l'art
du temps obéir
aux bruines
des rosées
quand le ciel
se décoiffe
pour te laisser
passer.
Rien n'est pas
Tout
c'est plutôt
le contraire
qui est Rien
Pas sans faire
ou du moins
éternuer
le temps de dire
apitchoum
enfiler cravate
et parka cueillir
l'indécrottable
fruit de la pomme.

Sa triste
ambition
sous couvert
de plaisir
d'amusement
de fête...Et
bien
elle coconnait
l'écomomie
elle bridait
aveuglant
anasthésiant
la petite
part de conscience
depuis le début
du monde
arrachée à la mort
En fait c'était
la Mort sous
une de ses milles
figures
la dévoreuse
Là un scorpion
sur un nouveau-né
là un accident
atomique
là gestapo
là censure
là là là
là sans fin
l'affamée.

Ça y est
tout le monde
est en bas
quelques
retraités
de l'art
rampant
'car l'art n'est pas
une vocation
mais une malédiction
(...) dans un abîme
d'ironie de doute
de contradiction'*...
sous le froid
dénominateur
commun
et c'est fait.
Les faux-semblants
n'en sont plus
c'est vrai
pour tous
maintenant
Trom ramasse
la mise
C'était Ça
la Mort.

Un tableau
sans fin
ni commencement
à jamais
réussi
pour lui
pas pour le sujet
Mort éternelle
toujours justifiée
par tout
ce qui bouge en une
incommensurable
bizarrerie
plaisanterie
de tortures
et de morts
où seuls
des milliers
d'appelés
pour un rare
clignotement
(surtout des pots
cassés)
en l'épais
magma du monstre.

T.Mann*