26 nov. 2010

Fausse A Voyage


JUSQU'A LA LIE

...ces brides
de vastes espaces
venteux
euphorisants
de mémoires
d'avenirs
ancestraux
où "le cache
ton dieu"
a la couleur
pourpre
des vigies
à sacrifices
De derrière
les barreaux
muré vivant
parmi
les asticots
qui s'ébrouent
Oui...
"naviguer longtemps
vers les îles
lointaines
où des oiseaux-joyaux
se musent..."*
là où les larmes
des grandes
retenues
ayant passées
la limite
des noyés
et sur du papier
ou de la muraille
dans la boue
ou le sang
les glaces
la chaleur atomique
dans la mouvance
des scories
sacerdotales
écomomiques
jusqu'aux derniers
mouvements du doigt
de la main
je me nommerai.

Schiele*

Migrer Face A Face


Ô MALMAISON (...il n'y a pas de bonnes dictatures...)

Mal incurable
l'étau d'enclos
du bric à brac
inflation
corruption
...des thèmes
chers à l'art
repris
de tragédies
en comédies
...inutile
Qu'est-ce qu'un bleu
un rouge un jaune
une rose de Rilke
le rire quand
Redon danse
et le vol
d'un éphémère
à l'intérieur
du tableau
des sept merveilles
du monde...

Être ne pas y être
nous y sommes.
Sans papiers
poètes ou néo-nazis
sur les ailes du désir
avec un aigle sur le dos
Ah!... le vieux monde
et ses "Disparate de peurs"
Les feuilles de l'arbre
sont tombées
poussées par de jeunes
bourgeons...aussitôt
l'hiver passé reprendront
la feuillaisons
du nouvel été...
et feuilles et bourgeons
à la terre à l'arbre
l'éternel retour
désespoir nietzschéen
...lent plus lent
que la marche des pierres
voir l'infime jamais pareil
et inutile chef-d'oeuvre
aussi inutile
qu'humain pauvres humains
de Villon aux sans abris
de Rilke à Personne
de Célan...
Et de biens d'autres
feuilles lettres
et sur la pierre tombale
du peintre sculpteur
"l'Enfin Seul"
Par delà Radeau de la Méduse
petits poissons rouges
dans le bocal
le boeuf écorché
les poulets déplumés
...pour en finir
avec feuilles qui tombent
et bombes c'est pareil
avec le jugement
dernier du dernier
des derniers...
Mais créer donner
avant d'être tous
dans les règles de l'art
ou le sel de Lithium.

24 nov. 2010

L'Abat-Jour


COCAGNES RÉELS MIRAGES... (La poésie est toujours un Mariage du Ciel indéchiffrable et de l'Enfer de la condition humaine"*)

Infiniment cadré
d'insaisissable
le vol des doigts
signant la largesse
des surfaces
généreuses
de ma mamain
portant le posthume
à contre-épreuve
d'impostures
des foutrous
de bois vert gente
à petit moïse
faisant lobbying
sur une plage
traficotée...
d'à peu près tout
ce que l'on veut
à mourir espèce.

Colle au cul
assuré de plus
d'une douzaine
d'oeufs asphaltés
d'une couple
de milliards
d'artilleries
d'ADN d'autant
en emporte au vent
des cendres
libre d'obéir
d'une chaîne
à l'autre
"libre mais apprêté!**
Insipides embruns
effleurant
la vivance inutile.
où "le dernier acte
est sanglant"***

Écroué verrou
édictant dictant
le devenir
du dernier
Tenir contre
le balottement
de notre pauvre
petite niche
à formes
et couleurs
aujourd'hui
plus Poussières
que Socles...
au vide sidérant
du magnifique
rêve Shakespearien
dans la promesse
du dernier couché
de soleil.

Ungaretti*
Benn**
Pascal***