13 mai 2016

Après La Faim D'Art


Des Marches
D'Instants 
Et Faits Saignants

Combien de fin
de si de ça
chanté par Tino
têtes à Papineau
des disparues
des camps
du Camp
des derniers
soubresauts
marxoupiaux
des staliniens
sots aux cieux
des listes
pour la suite
reprise en solo
par Dieu là au bout
de la crémation dernière
du monde Capitalisme
môman pôpa
pour la faim
tout le temps
du jugement dernier
des bouilles à baises
À moins
et il vient
l'attendu
de son royaume
fiduciaire
des suicidés
éternels

Revival
en retour du pire
et destruction
massive
des pôles d'agrippés
aux parois d'être
ou ne pas être
holocauste du conte
où le roi baillant dort
à la fin d'ennuis
Les gogauches
ayant terminées
leurs courses
diplômées
appuyées
l'idéologie dominante
pour la fin
du flushing day
profitant du profit
des miettes
d'exploitations
de l'élevage...
Bref
c'est la faim
qui mange sa main
sans garder l'autre
pour demain
Art de ce qui n'a pas
n'a jamais été
ne sera jamais
concret réel
et assimilable
à des histoires
de pouvoir politiques
philosophiques
esthétiques
de doublons culturels
show bizzzzzzz
ou quoique ce soit
de sa propre
création de paix
guerres
concepts
réflexions venues
de percepts
sans forceps
ni lobbyings
de têtes multiples
en masses gélatineuses
esthétisantes
Tout est Art
très tard et fatigué
au pied de la Sainte-Victoire
et des forces telluriques
En fin
la faim se tait
en repos
des enzymes
pour que ça pogne
en une gelée de Claude
au seuil
de l'éternité
de la lumière
et du cerveau
en la grande marche
vers la tête promise
exponentielle
là en la disparition
de robineux (7 milliards)
d'avenirs
et le règne du Un
parfait en Cézanne
passant à un autre
tableau
après l'échec
de purification
vers la sainteté
mondrianesque
la lévitation
de Malevitch
la rumeur de l'air
de Rothko
les chairs déchiquetées
de Bacon
des fins souhaitées
par l'art
des fins désirées
par les masses
et en fin
le réveil brutal
dans l'estomac
de l'horreur
du cosmos
ou du tyran dieu
des politiques
d'extermination
perdus dans
ces infinis de néants
faisant regretter
la beauté de la lumière
de vivance
transformant l'exil
en ce lieu d'oasis
d'où reprendre
l'esprit de la marche
vers Nulle-Part
et pour Rien
tenant de contradictions
d'Amour et de fraîcheur
des matinées de matines
sans mots maux
après la grande disparition
ces chants d'oiseaux
nouveaux...

Mais l'Enfer
le Ciel LÀ
ICI TOUJOURS
pareils au début
et à la fin
Ses tendances
à histoires éphémères...
La fin
la faim
de l'autre
le même Un
rêvant
anthropophage
de lui-même
en sang
toutes déités...
Chemin
demeurant
Chemin...