9 sept. 2010

Le Socle A Sa Poussière


L'EFFONDREMENT
La Fable manque
là le ciel...
s'est rabattue
ailleurs une pensée
en paradoxe
un pays
une idéologie...
un don...
Tout s'est dissipé
disparu
Toute résistance
s'est enfuie
Un vide plus
grand que la mort
de Dieu...
que la mort
de l'Homme...
Des coïncidences
comme par enchantement
ont fait du monde
une capitulation...
un monde Anesthésié
une somme de poussières
Et toutes réponses
aux causes possibles
rendent caduque toutes
autres raisons du pourquoi?
La conclusion est
toujours la même...
Tout disparaît
et qu'impuissance
à reprendre le pas...
de l'histoire...
la liberté
ne s'apprend pas
elle se prend...


De petits soubresauts
ici ou là de vieilles
fables remodelées
qui ne durent que l'instant
d'une distraction
à cette chape de plomb
qui nous emporte
à fond de train
Rien Nulle Part...
Une force centripète
nous maintient
dans une Attente Attence
du pire l'Effondrement
des racines...
et de la mort.

Avec ou pas
le religieux
avec ou pas
les concepts
nouveaux...
Ça déclic décline
le désir de vivre
le retour aux silex
donc ira au bout
de sa consummation
et le socle à la fin
à sa poussière...
Retournera...
retour...

Le dernier bastion
croule de...rire
le rire
de Bataille...
et Personne de Célan...
C'est Là où on est...
et demain le dessous
des pierres
des racines
dessous la terre
en reste...
Un froid d'Effroi
à savoir s'il
en restera...
L'Art des plus
Grands Déserts
Déjà le retrait
du tour de rire
Des restes que des restes.
et cette chose
art l'Art ce face à face
avec la Mort...

Et c'était
caché au creux
de ce Silence
en l'Absence de toutes
absences...
Exactement là
où il se laisse voir
le Voir du Bonheur
de la LIBRE LIBERTÉ
d'ÊTRE LÀ!!!
Un flottement
au-dessus du jeu
Un Avant Marche...
à SE FAIRE MODERNE
en ouvrant de l'oeuvre
pendant qu'elle
se fait briochée.

En Plein en L'Attente
l'Attence...
Des accouchements
avant terme...
des pense qui pansent
l'éternel retour du même...
en fumant un cigare
à la brèche au Dieu
de l'art on recommence
sans fin...des pellicules
de peaux séchées
pour des visites
à l'amuse...du Silence
Patience dans les
blés murissant...

8 sept. 2010

Main Tenant


DE LA TERRE ROUGE A LA MER PROMISE
...des faits
que Nature
est contradictoire
et humaine...
seul un tableau
une sculpture
par une rude lutte
mentale et physique
va où ce doit...
un donner voir
de la méthode...
et une Vie
de c'est Ça...
de cette manière
et d'aucune autre.
Et non pas
à recommencer
mais à main-tenir
par l'autre encor
et encor...

Sans cliquetis
des commandites
pour cela
les rudiments
de l'arme à-blanc
une toute
petite déviation
de la colonne
un petit accident
bête bloquant
un peu de la rapace
des grappineux...
Limitant le nombre
de mouches noires
allant à chaque fin...
Ici par un hasard
du cul de mon cru
la suite l'art d'aller
Rien Nulle Part...
si l'on veut
où Ça s'engage
que d'autres prendront
bien soin de justifier
en bien ou mal...
et l'art bien inutile
à aider qui que ce soit...
par ses fragiles
séquences toutes
nihilistes...
(vérifiez vos marques)
sans pouvoir...
crever l'Oeil
de la roue
ronronnante...
et qui n'a pas vu
la queue
de la pomme
de Cézanne.

Ne pas en passer
par une suite
logique du monde...
ce ne peut l'être
l'art est sans histoire
le monde est vaste...
plus grand que soi.
Pli pas pris
on y va pareil
où...à la fin...
apocalyptique
de l'apocalypse.
Tant qu'il y aura
du Sacré...
L'art revient
toujours avec le monde
si le monde ne revient
pas il y a l'art...
qui n'est pas éternel
comme on sait...
Scripter le temps
d'une Guerre.

Open Chaose


DE RIEN DU TOUT

Qu'un sens
aux fins
maux des mots
cachotteries
d'agglutinés
des élevages
amusés des écrans
de la Crève-faim
désastres
des mille
et une incursions
à flic-flash
à mots bonis
...des tempêtes
d'au-feu!
D'ailleurs...
ici Ça poudre riche
la poudrerie
des bons coups.

Des jambes nues
qui se mangent
les soleils
des galaxies
aux riches habits
des fumeux
épieurs d'ongles
désincarnés
s'emparent de l'oeil
s'aveuglant la terre
pour l'avortement
des têtes à ouvre
sésame...en apesanteur
misères...
premier saint
du ciel...
Leurre à son zénith
open dump
monnétarienne

DIVERTICULITES
(Sauve Souris)
Et sur la terre
ici juste ici...
L'Ange de pierre
concepteur du vide
exonérant
d'honoris tu causes
pourfendeurs
parasitant
le sangs séché
des lumineux
de vos courtes
glorioles...
a pater nostra
sectaremus
de vos nuits
d'impuissants
collabos
bien rénumérés
au bout du capharnaüm
scellé de vos chaires
décharnés de vos beaux
pépiers ministrer
Mort pôpas môment
d'envie...pipi
face au champs
des chairs
et sang chaud
revampiriser
vous... là juste là.

7 sept. 2010

Un Lieu Ici.


LA TERRE CUCUBÉE

Des corbeaux
sans les oreilles
du souffleur
sur la table
du travail
de l'aplati
des années
de vieilles fatigues
s'étendent
de nouveaux organes
prennent position
dans le grand corps
cependant que le bloc
attrape à peu près tout
ce qui était
sera...
L'art en spectracte
à sa suite
encor quelques
languoustes
de la retraite
et l'Anpire
expirera
dans son frame baloon
Ce qui vient
n'est pas dans les logias
initiatiquement
au retrait de l'eau
et du salé des larmes
vieilles cuvées
tout autour
de la coïncidence
d'Amour.

Se tient sans tenue
au cran d'arrêt...
...du chien et entêté
peuplement
grosse famille
grand cimetière
peuple invisible
laisse aller...
conserve le pas
de tortue...
Un bon bout encor
cela vient arrive
la mer allée
avec le soleil...
à la montée de la
poévie dit Langevin...
à la proéminence
de l'incontournable
Sur-Vivance

Les dés ne sont pas pipés
chippés pour ceux
qui sont encor de la partie
qui ont le pas pressé
ceux bien assurés
du jour et de la nuit
ceux qu'on attend
dans un bon lit...
et que le corps
terre va cortège
laissant loin derrière
les mêmes croque-morts
les mêmes curés
désossés délicatisés
les perroquets fisselés
du contrat allons allons...
potichs ronds...
clairons à rond rond...
Au soir du grand feu
l'offre de la garde-robe
du Grand Camp est refusé
sur le champ!

6 sept. 2010

Têtes En Frimes Et Cassures


L'EMBUE DES TÊTES

Tenant sans
être tenancier
Des petits
contes sur de petits
bouts de papier
dit Wols
de deux mains
petites incursions
dans le dos
A la télé une biographie
de J. Pariseau
des morts effleurant
gravement la seule fin
celle terrible
et qui sous peu
déjà ne l'est plus
Argos a de la misère
avec une douloureuse
dyplasie...
disparu
par le Capital
avec la mort
de l'homme.

Sur le nombre
la quantité
de gens...
Faudra penser
au souper
d'anniversaire
de Mathieu...
à la fin il en restera
sûrement quelques uns
pour une refonte
d'une politique
de quelque chose
de bouts d'os
restant ou...un
Les fruits de la dernière
commande infecte
sept fois sur dix.
un je ne sais quoi.
de la philosophie
dans le boudoir
ou quelques
élucubrations
de mantes
religieuses...

Ce qui vient avec
les virus cette montée
de jaunisse qui plus
Un retard d'autobus
de quinze minutes
lui a fait manquer
son rendez-vous.
que notre pensée
profonde de radicelles
c'est l'omerta
d'un esprit
jauni avec le temps
s'étendant en forme
de rigole desçendant
lentement la crise
à la source et clore
le beau frère Marc
a observé une
crécerelle
d'amérique perchée
sur son balcon
une heure durant.
l'occident
des roseaux pensant
mix mao mais
par des tortures
inimaginables
pour la grande
floraison des cerisiers

Climax Vacuum Et Cassures


MÉLI-MÉLO PAS MÊLANT

Partout on croise
en l'attente...
des pilleurs
peu pieux
les brûlures
Et ce temps frais
après les incessantes
canicules.
qui font
de plus plus
de prieux
sans trop dire
consenteux
Elle arrive
toute parfumée.
sans prie-dieu.
De l'accomplissement
dans le pli
sans déplier
un cri.

Brume
à couper
au couteau
sacrifiée
au nez
du bien
né pour ça
Le chien s'étire
et moi aussi.
Société
blanche
invisible
fauche vie
Un bouilli de légumes
du marché Atwater.
par un bel
après-midi
sous zéro
y faut que Ça
tourne...

C'est sûr
que ce sera gros
à côté
Et le bruit
des feuilles
appelle
les oiseaux.
le feu...
du rêve de Dürer
et là ho la...
on y sera
déjà dans le vent
les pluies
le chaud le froid
on voit bien...
Bien dormir ce soir.
...climax vacuum
le grand écart
temps...
de la Descartes
pas de deux
Ruth a pris
un rendez-vous
chez le dentiste.
plus deux cinq
temps des Trois
d'annonces...
funèbres.

5 sept. 2010

L'Oeil Énuclué


LA NATURE DU TOMBEAU

Pandouille
mal tempérée
du sang règne
les joyeux
de la dernière
cuvée
des abattoirs
transgéniques
party post'homme
des racines
qui restent
Le songe
aux mille
inconvénients
d'être né
après les wagons
pour une fin de party
avec remise
d'un Capital
de fin de Pensée
universelle

Qu'un tombeau
tombe et porte
en terre un tableau
rats et cimes
avant le grand
éparpillement
des boniments
à mains de jatte
pour finir
en catôt
au rang neuf
de l'hécatombe
des fuseaux
multinationaux
chinois
Voilà la Nature
de la nature
du dernier homme

D'un blanchiot
à racines
envers
de la dernière
feuille de l'arbre
c'est sans souci
affaire de d'oeil
question de technique
top pinant bourg
de la joie
à la crevaison
d'un concept
aveugle
mort sous la douche
froide d'amnésie
de la mort après
la mort.

"...tes yeux seront
une vaine parole
un cri réprimé
un silence..."*
Sans racines
qu'une danse
aux yeux d'un
souffle court
la durée d'une
tristesse de ne plus
jamais te revoir
aveugle Amour.

Pavese*

3 sept. 2010

Silence!


DÉLIER LA LANGUE DES MAUX

..."se couper la langue"
dit la langue...du maître.

Se couper de la langue
au besoin d'une rime
sans le C d'un crime
et dans le C du cul
du ministre la plotte
à terre.
La découpe
des catalogues
les baleines
de Miss Mistake.
Emportant l'à venir
dans l'oeil crevé
du cyclope Henri
par la pointe
du tondilo.

Assis dans le fauteuil
qui bascule
dans l'atelier tout rouge
de la part sans reste
de la dernière scène
à la montée universelle
des langues de feu
à la coupée
des prix des ciseaux
ayant baissés en flèche
à l'entrée des muses
à musée de trouver
leur étalon d'ornement


Des palmiers
parlant à tue-tête
l'homme bien assis
ne répond pas
ne parle pas
a perdu sa langue
dans sa bouche
qui ne dit mot...
Car le Silence
est le fin mot du maux.
L'admiral magistrat
du sang silencieux
des fusillés de Goya
avec la monstration
sacré de son pire
ennemi; les ciseaux.

Varlin En Haillons


L'ARRACHÉ DE LA PEINTURE

Un peintre qu'on n'aborde pas avec les préjugés de beauté de j'aime ou pas ou par des comparaisons.Il faut d'abord en passer par le degré initial de nos répugnances
face aux visions de ce peintre qui est au plus bas de la plastique au plus haut de la vérité de ce que l'on a jamais voulu savoir depuis le début du monde...
L'humaine condition sans le fard de la parade de la maîtrise et le pouvoir des
filiations.Il est seul parmi l'incommensurable somme des misères...
De toutes parts fusent le figural d'un monde terne sans vigueur d'un indescriptible ennui.Un art répulsif car décapant la réalité dans sa prétentieuse richesse et d'apparat.La main et l'esprit de ce scribe dépassent toute observation de l'humaine
condition confinée à un machinal dessein,Varlin s'y est enseveli.Reste
ces oeuvres témoignant de la limite de la comédie de la pauvreté d'être là.
Lumière dans les méandres de la fosse humaine...
C'est par un inatendu comme seul la passion et l'amour de la vie au risque de la perdre dit Marie Uguay(petit brin d'herbe dans la fissure du béton) laisse Voir l'enfoui que nos petits pouvoirs dans le Pouvoir escamotent nous enfonçant de plus en plus dans De Profundis de nos nuits des jours...
On pense à Rembrandt avec en plus en sourdine, presqu'imperceptiblement en tout petit par endroit sur la surface, des objets peints avec une technique absolument "hyperréaliste",ironie humour? ou bien plutôt un signe précurseur des discordances entre technique et l'encagement des pauvres en banque prêt pour le sacrifice des officiants de la belle vie.Tableaux de vérité donc mais tableaux résistant à la Mort asphysiée par la vie est Bebelle.
Cette peinture seule comme Varlin seule comme nous face au mourir seul ou collectivement seul dans l'univers...pauvre de pauvreté alimentée de pillages.
De là exactement là ce peintre a tenu le coup au désoeuvrement par la mise en oeuvre d'une mémoire martelant que nous sommes toujours malgré le prétentieux courage de vivre à crédit (l'engorgement des résidus dedans dehors) malgré le bruit et l'aveuglement à nous faire voir ce que l'on sait mais ne voulons pas Voir nous laissant dans l'indécrotable maintien de la pauvreté de nos existences.