12 août 2012

Im-Âge


Seul lui
pas ceci cela
pantoute
...
vu d'un oeil
aimâge
esquisses
mais
distance
terre bonbonne
de mer de Cramer
à sa nuit nue
Orages skoirres
tourbillonnent
le sans Nom
aux absolutions
dernières
Juste des larmes
malentendu
mal né
Saint-Hubert
décapitant
Lafontaine
de Trévi

Poussin mais pas
seulement pour
la terre promise
magnifiquement
vrai Boileau
même le magma
se reprend
socle les fleurs du mal
Et plus encor
exact et précis
Ingres encoconne
la guerre étire
l'art et dicte
à Delacroix
le fardeau
de tous les feux
il s'agira du chemin
de la vérité
de l'Enfer d'ennuis
de l'ADN
Après Moreau
disparue simplifié
dans le Rien
du tout possible
de l'art en décoration
tapisseries d'états
Matissien
du fou artissetisse
tiques à bons
de commande
en la quincaillerie
du dieu Satan Claus
et des poussières
de Merry Chrismas

Si ce Je dois ce dire
alors Je crée
Je suis de l'Art
Je prend un s
au Peuple
passe à JENOUS
dedans dehors
la peinture
de boue en bout
JeJe JE je jejeje
jeeeeeux
antre cent noms
Personne je
anonyme là
lalalaLÀ
Je us là...
'La sottise,
l'erreur, le péché
la lésine...'*
Ce Je à honte
de crever
je à quoi
qui hypocrite
tant de ce je+s
des morts
pas de JE...

L'Imâme
t'en crève
le mot
elle est
de l'impourvoir
c'est rien
un pôle
deux
qui fondent
l'ailleurs
aussi
cet air
entre deux
grains de sable
de lumière
en mémoire
d'amour
du beau de l'air


Baudelaire*

8 août 2012

Artaire


...l'inscription
Ici Rien...
t'est mort
tu joues plus
terminé
Entre sorts
pas d'entrée
de sortie
Un acte maximisé
une inscription
intentionnée
volatile
éphémère
au désert
d'un steak
au couteau
à fourchette
Une vie
bien remplie
Des gaz
sur siège de cuir
'...Sa sent la bière
de Londre à Berlin...'*
'...colle ton cul
s'ulbord du miens...**
et elle rôde
sournoise
imperceptiblement
là...que l'oeil
sait et très bien
où se loge
se all over
cet aplatissement
se savoir en perspective
de la bulle
d'un univers
qui se dégonfle.

L'île d'Absence
sa poutine
sans frontières
hogéaimes gépées
morts pions
a-blanc d'oeufs
à bas pris
la main dans le sac
où murmure
sans limite
non pas Gould
ni Bach sitôt
traversé le mur jaune
des paradis fiscaux
et artificiels
Bref; absents absent
solo pictore
géomètre
en compas
en cache ton dieu
sachant sachant
la duchesse
chassée
du bas du corps
par ses ennemis
aux aiguillons
au cul
Bon...allons passons!

Artaud parlait
d'envoûtement
...ensorcellement
deux plus un
plus échelle
sans fin...
alors oui
entrer votre carte
laissé aller
un chiffre
une date
sucre sel
quelques sous
etc etc...
impôts
impositions
suppôts
et prostitutions
grotesques
théatres
d'enfournement
de têtes...
À part Ça
ça va...
sa muse
au chat et sourit
Dans prieur prier
plutôt que ça sert
d'os l'art en forme
de prières Matisse
pas celui de Pleynet
qui tisse...
celui des oiseaux
dans la cage
des montées
d'anges
des transmutations
en icônes
sommet du don
du tout de rien
du tout...rose
papale entrelardée
de sacrés bon coups
aux artères
coronaires
du bébelliste
bien assis
dans son fauteuil
de cuir très chair
en pot de résistance
à l'agrandissement
de la tartufferie
...
Et puis déjà
mais où
longtemps
après
là la maison close
fermée
Rien.

Brel*
Anonyme**

4 août 2012

La Sortie


Autant de sorties
que d'entrées
Un trou
de poussières
des plis
plissements
des rides
un imprévu
début du monde
Jamais
sans le fil
du fils
du fisc
et le sein
de l'eau là
etc
Quelques affaires
pour les portes
de Rodin
loquet
à la dispersion
infinie
un Balzac d'Enfer
plus qu'un Dante
de Ghiberti
Ça coule
eaux
déluge
d'envoyés
en l'air
des retombées
à Meudon
en croix
mêlées
sur Saint-Auguste
et Saint-Louis Ferdinand
la relève est à genoux
honorés kirilii...èèèèléi son
et sa soeur catho
aux baises pieds
Et puis?
La sortie?
Tout est clair...

...des pommes
bananes salades
patates...
à la criée où au jardin
super surfaces...
all over
Après... tout se perd
insipide et goûte
la pisse de mammouth
au bidon
Des pommes
des poires
des lapins
des têtes
en des ruines
à prendre
aux ciseaux
relaxes
d'un bon fauteuil
et partir
pour s'y taire
avec le grand Gilles
Terre dire quoi?
Que nous ne sachions?

La cage Monde
le temps monstre
d'un éphémère
insectitude
À moins que...
et de quoi aura
l'air le dieu?
Toujours pareil
jamais pareil
...à venir
'...le pain est le fruit
de la terre,
mais la lumière
la consacré...'*
Ça dort
Dine...
et le coeur de Jim
attendra
chez Castelli
que la demande
soit fixe
la lance en plein
capital...
Alors il viendra...
ce qui ne peut
que venir
alors attendre
ce qui est LÀ
sa Voir
en acte-lier
le non
de la langue
para-disant
un paradis
grégré
entre deux côtes
de pur sang
de sans pur
joie bonheur
du jeu du chat
et de la sortie.

Hölderlin *

3 août 2012

A Luette

...un cri
des morts
... ... ... ...
... ... ...
des maux
si sol si là
seule vie
os sur 31
début
déjà la fin
dedans
dehors
dit à peu près
Delacroix
c'est capital
mordu
pour Rien

Petite
décomposition
préfabriquée
quand maman
était une petite
ile à l'accent
circonflexe
des cimaises
et bien pendu
aux sirènes
de l'oubli
du tocsin
étêtant
les arrivages
des fins sans fin
sans issues
de n'importe quoi
la Mort.

Frotte roches
d'étoiles
d'étincelles
paquetées
bourrées
d'obédiences
attendant
Rien...
d'un bord
comme de l'autre
Le dieu Ça
tue mouches
mange morts
la main à flores
des peaux
du sang en banque
ou du Saint-Esprit
ainsi soit style
et pillent poches
têtes et porte
la mort entre tous
aux villes virus
campagne
deleuzienne
alphabets à soupe
et frappe à bord
la bedaine ben pleine
Jonas town

1 août 2012

Cantacte

Et des filiations
en citations
d'entrée de jeu
finalement
autrement
Vilva pulder
de grands moments
de la corde
de l'oubli
à la guillotine
à la chaise
à l'intraveineuse
à massacres
d'à peu près tout
pour Grosso Modo
en finir de l'autre
trop vieux
au grand nez
à la couette
à l'auréole
au a pour par
pour...etc
alouettes

D'un essaim
en briques
broques
avançant
que vers
...horreurs
de la beauté
amère
des mirs
miroirs
d'Achille
mal vu
des échasses
de David
de Victor
Delamort
chiasme
à gazéifère
des matières
à oseilles
de Radisson
à Lavérendrye
des arbres
à abattre
chez Thomas
Richard
et des verts
ardus
chez Paul
l'orange
Francis
jaune...
bleu
...
Chaperons
d'atelier rouge
de Mark
Surtout;
du Gréco...
en fumée
et Manait
du noir...
très profond
menant sans cesse
vers là...une main
tendue
lumineuse
par la noirceur
d'en avançant
vers le pire
du feu des larmes
aux os
des bouches bées
et parler
de quelque chose
d'un tableau
une gouache...
'Or les initiés
descendaient
le fleuve
des béatitudes'*
sans rien
ni pot aux roses
de mort certaine
baroque monte
et verdi chérie
ta joie tout feu
tout flamme
aux craquements
des marbres
sous zéro le gel
où brûle les faux
aires

Dire ton cul
Luc d'Aragon
dune de sable
en dounne
poqué close
la main au sac
éprise du droit
Frida au trot
sur Staline
la pine dans le dos
la bande à bander
toutes ces années
collaborées
etc etc...
D'autres après
ad vitam aeternam
a ta rose des pines
où baigne dans les plis
du pape le lait cru
de toutes les morts
et fini.

Limbique
la momie
des jours
ouvrages
l'oubli
de jamais rien
d'une pomme
d'un nuage
de la flamme
d'une chandelle
Blue Kline
pour Gaston
le grain d'enclume
en lingots au fond
de l'enseignement
du cannage
carnage à tête
sous vendredi
treize Robinson
à défaut
d'un écrivain
en la bite
à Tibi
aujourd'hui
cueilleur
chasseur
pour quelques euros
d'honoris causa
ah lalala...
ma belle dame
de Paris si
arc-boutée
d'Olivier Messiaen
tout en couleurs
aux oiseaux.

Duhuit*