4 juil. 2012

Un Compte Vrai

...t'arrive
hypothéqué
de toutes
les couleurs
surtout du rouge
Chaperon...
début du monde
pour qui aime
Courbet
drôle de conte
prendre son char
monter à Val-D'or
descendre
au plus noir
que noir
fin du monde
c'est tout.

Le bleu
de la Sainte-Victoire
où des tas
de squelettes
et des queues
montèrent
en sables mouvants
puis disparurent
encucubés
dans le triangle
de Paul géométrie
compas camps
que ah!...
d'organique
radicelles
où la Nature ficelle
d'Aix à Compostelle
plein de cowboys
pour faire le tour
de la montagne
tout nus
pis dans la rue
infiniment loin
du parc des braves

'Je suis conduit
je ne conduit pas'*
casse la patte
sans grappin
au théâtre
de l'enfilade
des tortures
quidam aux rebuts
enfants oisillons
à marcoux
comme poissons
à bocal
en solde
entre deux caries
de bouches bées
d'une faim
maudite
habits et cravates
sur décomposition
de vieilles peaux
à ventouses
monétaires
au suivant des retours
d'ascenseurs
taali de lin temps
tout le temps
Un compte
de rat gris
un bonze à pompon
nihiliste o.g.m
avalant le rond
qui fait tourner
le vent...
'Je pense donc
je croule'*
je croule donc
...en Un compte
vrai.

Bram Van Velde*
Matisse*

29 juin 2012

Un Ciel Cliniquement Mort

'J'avoue avoir une nostalgie fondamentale: celle de l'avenir.'*

Cantulème

La nuit
brasse
la respiration
de ses lunes
pisse sang
à peu
à presque
tout
tout
autant faire
sans sens
l'organe du partir
à Oùrest
la question
et l'avenir
se cache-t-il
encor
au fond
du fondement
d'une griffe
sur la paroi
de l'invisible?

Le trou
d'ozone
au soleil
où tu brûles
tes yeux
de terre cuite
participe présent
à l'absence
du royaume
là où le pain
se prend en travers
les barreaux
en mains
de poudre d'os
farine à fleurs
de sang tribu
sans livre...
sterling
mais à maux
Aux noms d'un oui
très très amoureux
de naissance
du dire poète
à racines arsoudues
sur des pointes
d'aiguilles d'épinettes
piquant à vif
les beautés
sans avenir

Des bitumineux
à virus
à feuille sanguine
rabat bleu
du ciel rase motte
à minamata
disparaître
n'ayant jamais été
pas colonisé
abandonné
et assassiné
par l'art peur
...Derdcup
sarcacascrap
bref  kacapuces
patafils langue
à rectum
dada red ligth
sarcome
and his gang
Un ciel du nord
à carottes glacières
virus aux ailes
de feuilles mortes
lapidation
aux angles
de miroir
et des clous
de festin crucifié
revenant
au dernier jugement
de l'Homme Refroidi

L'avalement
du ying du yang
à coup de pompe
pour ceux
qui partent
sans billet
vers Licimême
avec le désir
...En fin.

Revival
kitch
patchwork
postout
afterratsâge
vieille âme
en pouponnière
du dessous
des pierres
devenir insecte
poux choux hiboux
de vingts cents
de soeurs bonnes
de prince down
de l'hiver poule
etc...
Après un ciel
cliniquement mort
pragmatiquement
combien de temps
la mort assurera
cliniquement
le ciel?
Et qui se rappellera
que Dieu est MORT?

Axelos*

26 juin 2012

L'Étêté

Aucun lien
les mots
avec
qui
du
a
de l'autre côté
en Vivance
par l'air
de l'enfant
à la vieille
tête à main
de sable
d'os
aux chairs
à taxes
et taxinomies
de Moïses
en berceaux
barrés
plugger
...sale affraire
un étêté
qui ment
du firmament

Image
les vies dansent
d'un SILENCE
providence
Sortie
en coup de vent
des mains
de feu
de Ça tend
sa toile
Énergie sans frais
corps jetables
Un nord
de palmier
tatoué sur toué
avec un fédéré
qui crampe
sur tes maux
échouant
d'entendre
la vérité
ton droit d'exister

Temps
 maudit
crime
contre contre
temps
Ça s'annule
tire un trait
il sait...
part dans le rien
d'où il est venu
pour rien
pour Ça
en passant
disparu d'un coup
le regret
d'un deuxième
trois...etc
À jamais plus
quoi? L'Éternité!

Heureux
les nés pour Ça...
en leur éternel
retour...
en pour Rien
Nihilistes
comme royalistes
anarchistes
Partis de Rien
pour Rien...
Quelque chose
s'amuse
donne la langue
au Ça
D'apnée
en extinction
du souffle
La mort
un mot mort
capital
Grouchos
Muse Ô Lit Nie
en pied
gauche chausse
à droite
et boom boom
Au suivant...
Petit passage
obligé en tableau
d'ennui lavé
nourrit couché
et gazé de tout
Ça...

 ...le ciel bleu
un effet scénique
une somme
de tous les jours
goudronnée...
en passant,
'Moi, les gars
le travail
ne me rapporte rien-
pas un point
de retraite'*
à la chaux
au diable
no way
moujik
vaux rien
ratatouille
...boudin
crotté...
Anybody nose
dit le grand prêtre
au brandy nose
Le seul ciel bleu
c'est Courbet
qui l'a fait.

Mandelstam*

23 juin 2012

Artefacterie

Noctambule
lentement
s'accrocher
là  par un n...
néant Nicolas
narcotiques
Michaux
le Nil
Néfertiti
en fée de
Nataschquouane
féériquement
allez...
sans savoir
Allons savoir?
Où suis-je?
D'où viens-je?
Où vais-je?
Papeete
Val-Menaud
Mal parti
Que voit-elle
qu'a-t-elle vu?
Au plafond
de la Sixtine
deux doigts
de rumeurs
Artefacts
période
de Croratas
L'infini de la mort
fini scelle
l'infâme
ponction
sanguinaire
de Cropognon
roulant tombeau
fermé...
Un  requiem
sur embrasement
achève le TOUT

Scribouillé
carbonisé
le charbon
de la laisser
sphère
con pilé
les leurres
et malheurs
de la dernière
feuille
un dernier tango
dans une bouillie
bouillie
de début du monde
a semé les premières
côtes de boeufs
dans le permafrost
de Rembrandt
et rendre hommage
à la suite de la reine
au Québec Libre
save the Queen
perdue dans un tableau
de Lemieux à Sagard
À moi l'Afrique.

En jockey
sur le bord
de l'Atlantique
peignant Bruant
en brun étron
Toulouse
redonne
à l'océan
la folie rouge
de son impasse
la fin du monde
en son bordel
et les revenues
de sa galette
vert-de-gris
depuis un rire
immonde
venu de ses fesses
flye le taxi
de sa mort

Oui du sens
du silex
des bombes
à l'état brut
dans une taverne
une école...
du sens
de la douleur
sur la terre
comme au ciel
Du sens
du bon Dieu
fait par l'homme
des mises en terre
en croix
accusations
arrêts
gardes
mort
bas
etc...


Sortir
sort moé
amène moé
avec toé
d'icit
de l'emprise
des naissances
estampillées
made in kharmas
susletas
Ailleurs juste ici
à chaque instant
dénaître
sur un qui vive
de camouflages
en pleine guerre
pour sortir le UN
de la boîte
à craker jack
Sort moé
Albert
amène moé
faire un tour
ailleurs ici
maintenant
'et la mer
en écument
hurleras liberté'*

Kleist*

20 juin 2012

La Main L'Image

Du grotesque
du tragicomédie
des grottes
en passant par Bosch
Daumier Bacon...
Plus chaque
oeuvre porte en elle
le tiers inclus
de suffisances
ce trop porté
à l'espace des rêves
des désirs
des utopies
toutes choses
inutiles gratuites
formes d'icivie
près des enfers
totalitaires
et des paradis
à bons dieux
Un allègement
en virevolte
ascendant
en des tableaux
en l'air
aux vents
autochtones
entre ces folies
statiques figées
pour l'Un fossilisé

Tableau don demain
dans marde
dans l'or
la prime à prise
rejet ou  gloire
même efficient
os et cendres
pas de changement
au noir éternellement
Sale affaire
seul seul seul
sans moi ni l'autre
à se faire accroire
des accroires
qui en sont
ceci dit entre nous
qui sommes seuls
devant le seul
extrême le tableau.

Voir cent ans
pas d'histoire
que contes sans temps
avec les yeux
tendrement
que la joie tienne
s'entend que la lumière
soit autre
chose qu'un éclairage
en pleine nuit
tant que voir veut dire
'Il est difficile
de dire la vérité,
car il n'y en a qu'une,
mais elle est vivante
et a par conséquent
un visage changeant'*
T'en faire les  mains
sur la parois
gosier vertigineux
de l'infini au matin
de toutes les tortures
tandis qu'un froid vertige
porte le dernier assaut
sans...etc etc...
Tentation.

Mains
celles qui partent
en dictame
parcourent
les plaies
de sangs
des rochers
des lapidations
et des larmes
les tremblantes
de l'avenir
infinies du voyage
mains de chair
des marbres
interminablement
Mains à noms
mains à oui
à ça à où
et comment
infinimains
tendues
demain
quelle image?
Quelles mains?


Kafka*