28 mai 2012

Et Puis Après?


'Mais tant que cette foule de diables sera en nous,ce n'est pas encore cela qui nous fera parvenir à la santé.*

Un creuse tombe
un trou
au ciel
de bombes
pot aux roses
de vert
c'est la vie
des manges
vices
pesanteur
des racines
à plûmes
Maladies des
morts
par contamination
des ravages
des atrocités
oubliés
là en bruines
de nourriture
assassines
dévorant
dévoré
par le silence
des danses
à mantes
têtes croquées
...dire
sur un tableau
la même chose
que Ça
Elle a mille
pattes
l'insecte
qui contamine
le sans qualité
des beaux jours
fuckés...etc

Au printemps
Louis
de quoi
riais-tu?
D'un printemps
qui n'existe plus
et les goulags
là un drôle
de feeling
...lentement
en sourdine
catimini
les portes
se ferment
ça grince
grimace...
Ces petits
tableaux
d'échappés
c'est bien ça
l'apesanteur
la légèreté
du jubé
l'élévation
par la chaleur
infernale
qui règle
le compas
les rimes
aux pouls
du temps
d'irrévérences
entre deux
couteaux
de guillotine
fuck la balance
et les ports
de Chine
croulant d'or
au bol de riz
de son échine
un gavage
en vaut un autre

Et puis après?
Le sourire
de Kropotkine
aux ailes
du grain de sable
de Klee
dans la machine
quand Manet
dessine au noir
le Bataille
du désespoir
que sur l'épave
des mots
aux enchaînements
des horreurs
totalitaires
pas soft
mais consensuels
le règne post mortem
d'échos lointains
murmurant "je suis
le dernier nihiliste
mort en Chine
sur une feuille
de bambou
en l'an 2051"
et dire là
juste là
encor du coeur...
Allons passons outre
aux mortels
demeurons infinis
en ce lieu éphémère
d'ombres
terriblement
évanescent
L'art ce désespoir
qui n'a trouvé
qu'un court instant
de répit
en la dévoration
monde Voir...
maître la Peur
c'est tout.

Kafka*

25 mai 2012

Le Vivant Des Morts


'CROIS ,OU JE TE TUE ÉTERNELLEMENT'*

Tes chants
de musique
pour
Resnais
ou Tarkos
ravin
des ravages
camarades
même...
D'autres
et ton festin
de tu t'en crisses
t'en câlisses
Rond bleu
de mille miettes
carré d'agneau
des frères
Enfin c'est rien
des oubliettes

Feuilles les arbres
cames sans l'éloge
les vas nuits
pour chats rats
et radeau
de la Méduse
le sang de Bacon
aux vitrines
de la vie
est bébelle
fêtes...(...)...
Que sont mes amis
devenus
les aurais-je
si mal connus?
Entrée voir
et sortir
en cercle Hegel
d'Hokusai
en surf
sous la machine
à Nature
a brasse
qu'à d'à brasse
et puis c'est fait
the game is over
Un sous noir
dans le cso
Cette semaine
en spécial
chez Nazareth
le fruit
de notre amour
en deux pour un
trois quatre
...Croque ville
d'à néant du tout
au bout d'un enfer
de solitude
aux mouvances
de l'extermination
quand la raison
s'endort
dans le mal infini
des voir pour
les pièges de Miro
Charlot ou W Allen
quand l'omerta
est dans les mots

Vert difficile
temple du coeur
réconcilié
ô primaires
rabattues
délavées
qu'un rire
éclabousse
les arrêtés
de bétons
neuronales
'La douleur
à la mort
et l'enfer
au néant'**
Ce n'est rien
l'opacité
du silence
qui effraie
Pascal...
Au fin fond
des faits
des guerres
rode une petite
place vide
cela ressemble
à la vie.

Valéry*
Baudelaire**

21 mai 2012

L'Oeil Crêves


SOUFFLE SIFFLE SOUFFRE SIGNE LES COULEURS (Un oeil avertit temps d'autres)

Du chaos
des cris
du déchirement
des mises bas
ou des cadavres
fleurissant
la cime du détruit
un effroi
fixant la peur
en jugement dernier
mais...
Voir le dire
de bien regarder
de simplement
porter le regarder
dedans l'humilité
qui dépasse
l'entendement
raboteur
d'une nuit
sur le Mont Chauve
Désert Sans Soucis
Souris...
En fait oeil
voir dire
...soleil
éclair
illusion
floue palpable
...Où pourquoi
pour quoi et
là-bas
où allez-vous?
Où d'un à tous
les yeux de l'oeil
Mont Atome
d'une fois seule
Mont Désert
des Nul Part
d'uvéites
nymphéas
ou chez Turner
les vu de Londres
et des sculptures
pour aveugles
d'où allons-nous?

Dès l'arrivée
le ferme l'oeil
et le vu de travers
le froid les neiges
glacent les langues
un temps de vie
que la couleur
perce à jour
de tous ces
sait pas
doutes et
contradictions
Delacroix Ingres
Monet Manet
...etc
'il n'y a
dans la nature
que du noir
et du blanc'*
Alors le bleu
rouge jaune...
Profondes
naïvetés
lumière sacrée
du vieil enfant
d'avenir

Entrant pattes
blanches
en ton mur
inoxydable
de diamants
d'or sept fois
assassins
en ton château
éternellement
pour une autre
fois...
L'ouvrage
d'ayant droit
sur terre
comme au ciel
à l'arc-en-ciel
de neufs lieux
des délices
où Blake
prend note
du compas
c'était donc ça
le ciel
les couleurs

Goya*

19 mai 2012

Cuit Lu Cru


COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT ...

Chuchotement
grésille
bourdonne
font état
du secret
de Munch
État d'un crépitement
un feu où passe
le sec et le trempe
instantanément
Une bouche ouverte
donne à voir
un fait indiscutable
ce personnage
est mal pris...
mer ciel terre
rouge un désastre
s'est produit
De la main
faber à la bouche
qui dit le silence
le temps...
un même dire
Rilke parle
de sans abris
...un égarement
cosmique
en une déflagration
immonde Paulhan
dit vertige
infini...
Ici la mort
s'est laissé voir
et la vie là
sait...

Petits pépiers
petits nids
de Vincent
petits trois points
cancer d'univers
incinération
de fantômes
poussières
de feu d'Amour
et un orgasme
céleste au summum
de l'étalement
sidérant
sans queue ni tête
inutilement inouï
porte le céleste
à la raison funèbre
de sa fin
Et de ces faits
...décombres
dont s'emparent
les religions
sectes partis
...etc etc

'Tout repose
sur quelques idées
qui se font craindre
et qu'on ne peut
regarder en face'*
l'autre là ce moi
mal rêvé foutu
...bref le douanier
de l'autre côté
du mal infini
aux utopies mortes
aux beautés passées
aux compassions
mal vu mal dites
dit Sam un coeur
non daté impropre
à la consummation
...de la voie
ancienne platte
ennuyante...
etc
Du sommeil
d'or des naïvetés
néandertal
où chaque peur
est une étoile
lointaine assujettie
aux douze ou treize
tyrans l'avenir
à son antérieur
Qu'une décente
d'agonie
périmée
une attente
d'attentat
grisaille
ennui
La mort s'enterre.


Valéry*

18 mai 2012

Bonheur D'Abandon


COMME QUI (ON) N'Y ÉTAIT.
'On confond le devoir et la loi d'un être;mais s'est par ignorance de la loi d'un être,
que le devoir a été inventé et dicté.'

Dante à qui il fut
confier les clés
du religieux
les fondis
en une seule
Béatrice
d'Amour
En vérité
le diable
au soleil
semblait
être de l'or
les jours les nuits
ne furent depuis
que fantaisie
d'orgueil
et le poète
retourna
à ses enfers
d'autres pages
s'y ajoutent
pour d'autres
trahisons
Viendra la lumière
sur le vrai
quand l'homme
aura passé
les vendanges
terminées
Patience
les temps
sont éternels
comme la peau
des éléphants
les contient
toutes
la joie d'exister
ouvrira
l'unique naissance
dans le germe
d'espace
clarté du plan
du tableau
qui n'est
qu'une danse
avec le prisme
des yeux
brûlant d'abandon

...voir tu voies
palpable
ivre morte
sous rire
infiniment
en-dessous
deux et deux
tout un
trilliard
qui pousse
à la sortie
qui entre
d'où s'était
le recommencement
roule les vagues
cailloux
choux hiboux
verrous
ixe igrec Zède
sur tes plages
de joies
...tu voies
ça roule
ses histoires
jusqu'aux limites
agglomérées
de larmes
sangs
de chérires
la dévastation
présente
des antérieurs
à where you come
from où allez-vous
ici là maintenant
funéraire
en surnombre


Valéry*