24 sept. 2011

Artchum!!!


ACCROCHEMENT À LA CIME

Quelques rejets
imprévisibles
à peine
un picotement
impromptu
voilà le moment
où s'ouvre
le dedans
de la Chose
chance unique
où l'art
s'accrochant
à ces malvenues
de pureté
verra le Lieu
de reproduction
de l'Éternité
Espace et Lumière
jardin d'Éden
où la pomme
pour un pépin
de sacré
belle fille
...Artchum!!!

Et la méchanceté
les trahisons
complots
assassinats
guerres
bombes
sur la pouponnière
nucléée pour en finir
avec le pervers
l'ignominie
...bref avec la mort
du rejet par
le plus grand
que soi.
Et les beaux jours
la terre bleue
comme le ciel
La Paix après tout.
La sainte paix
avant tout.

Les grands acteurs
nous menant
enfin à ce prologue
cidre de pommes
vinaigre à bon dieu
ces meneurs
d'Apitchoum
bien appuyé
d'un crachat céleste
formant une boule
toute rougeote
des décisions
pour en finir
enfin avec ce cancer
de bordel à virus
banni du corset
de l'infiniment
parfait pour
quelques doullars
de plus au bout
de l'intestin
du voisin
qu'est devenu
mon camarade
...difficile
artchum...
quand l'univers
grégairien
tout entier
est rejeté
de sa perfection
bien grippée.
Artchoum,atchoum
abichboom!

22 sept. 2011

L'Où Vers


PERDRE LA CARTE 'C'est pour te retrouver que je pars et pour te réinventer que je fais semblant de te perdre'*

La tête
d'Arcanes
du rocher
de la dame
au trou
de solitude
charriant
paysage
du bon dieu
désuète
distance
surréel
de l'agapè
d'Agathe
assassinée
d'oiseaux
de passage
où crissent
encor
les cailloux
cherchant
l'apaisement
de Mélusine
sous les pieds
de l'homme
impuissant
du poème
murmuré
et crié
cherchant
Sainte-Agathe
en-dessous
des lignes
de gel
des sans mots
de misère
à poésie
au linceul
de faim
d'Amour
qui n'a ...
'plus de visage
pour rien de rien'**...
qu'un artefact
de partouze
dans l'Un
insipide
parfait.

Aquin*
Miron**

21 sept. 2011

Que Le Mensonge


UN TRAIT APRÈS LA TRAITE DU MONDE

L'en-dessous
dessus
à la disparition
de la nuance
tira sa ligne
imaginaire
sur le courroux
de la Nature
qui d'un trait
devint or.
Dieu reprit
sa parole
et le silence
de la Mort
reprit son règne
Un rêve prit fin
et l'Enfer
chauffé à vif
de globules
rouges
reprit sa courbe
au feu roulant
tout Naturel
de l'inconvénient
de n'être pas né
ICI pas là
juste ici
à brûler vif
égaré en plein
bombardement
de tête
d'un puant
merdier
d'entre nous
Wrong address
au O des sables
mouvants
L'impossible
suicide
flambe
en l'éternel
TOUJOURS

Ébulluant
d'éméliore
interciel
une délivresse
délirium
modularirium
vers...mix
à marmittâge
moimoimoiiii y
on sur le À du Z
en vent doux
et léger
vers mes îles
Zéphiriantes
à la tom-trom
entre encore
le goût
par quelques
cellules
pas spottés
par jenous
et de décrisser
en  de Lauzier
pêcher la grosse
grise au fond
d'un tableau
de Giacometti
Faut d'abord
mourir dans
la cuvette

Murmures
ou bruissements
effleurement ou
hallucination
Perdre le fil
alors...
si sous la plage
le pavé
dit trendedit
à E.G.Robinson
mieux serait
d'étendre
le couvre-feu
à midi et entre
les repas ou
tirer tout
ce qui bouge
entre nous
y a pus personne.

L'Art n'est pas
n'a jamais été
il a créé
ce que l'on nomme
réalité
comme diversion
à l'immonde
dévoration
de (la vraie vie
qui est ailleurs)
ICI MÊME
LÀ JUSTE LÀ
qui est le flou
le vague
l'évanescent
Moi Monde
l'enfoui
sous des tonnes
de tombeaux.
Un jeu
de gouache
errant
en son attente
non d'un sens
ni que d'insensé
Lumière d'être LÀ
JUSTE LÀ

20 sept. 2011

Pour Le Dire


LE DÉBUT INFINI '...Quand la pierre opprimera ta poitrine peureuse...'*

Inquiétante
réalité
vérité ultime
simagrée du monde
désert et mirage
l'espace mal vu
mal dit manqué
de vous
par la Nature
jamais plus...
Petite offrande
alors...
et cette fois
Ça y est!

Déraisonnable
fin de chemin
le dire
est toujours
dire à côté
de l'aurore
de la lumière
LÀ dans
les tranchées
comme dans
les Cathédrales
quand on n'y est
et pas pour rien
LÀ de naissance
plongée dans la mort
Qu'est-ce que c'est?
Pour le dire
l'Effrayant
sans extase
ivresse
de front...
Sans exutoire
à froid ou à chaud

Cette horreur
venue de la Nature
ou nature humaine
en sa bougeotte
fixée du programme
dieu,Tyran,Führer
part maudite
dans le lot
d'innocence
dans l'exécrable
naufrage
d'être là parqué
dans le TOUT
dieu
à jamais insatisfait
de l'avoir en Fin.

Baudelaire*

19 sept. 2011

Et Que Ça Saute


EN MARCHANT EN DANSANT

Un possible;
que cela
soit vrai.
Les îles
les perroquets
les femmes
Le style
quand Ça
saute
trésaille
dans le formol
en chantant
camarades
ne tirez pas
embarquons-nous
la mère
a des reflets
d'argent
et le train
a sifflé
trois fois.

Et que Ça saute
on verra bien
s'il en reste
quelque chose
après Tout.
Diantre Dieu
est là en fin
sur son python
en flagrant
déni les fesses
en l'air
L'équation
est zéro
d'un bord
et terreau
de fautes
avant les autres.

Le devenir
de leucémie
se fourre l'oeil
dans le pied
cul mute
en concombre
et baise
avec le jardin.
Au fond c'est
sans fond.
De là l'infini.
La sauce est
chaudron
et l'argile
dans la caverne
d'Ali-Baba
fait des petits pois
des géants verts

Dieu est bien mort
en voici la preuve.
La fête est commencée
les poissons rouges
sont enragés
et les morts
se mettent à marcher
et dieu sait
qu'il en a
des miraculés
On n'y peut rien
c'est le Royaume
la terre reprise
à la pomme
à l'arbre
aux racines
à la semence
L'oubli crée
la pomme
l'arbre
les racines
la semence
...et le paradis?
La goutte de sang
un chant de pomme.