11 août 2011

Perdre Le Nord


SI SOL SI 'L'horizon nord de la mer n'est qu'une illusion'*

Une masse
quelques outils
tourne vice
le monde
à l'endroit
exact où
il ne faut pas
Et des travailleurs
mutés à temps double
couvert à l'abri
sous la table
sans pignons
se rue.

Mais il pleut?
A t-il déjà plu?
Peut-être
qu'on en pluie
plus?
De toute manière
pleut peux pas
ça n'échange rien.
Non pas de bouse sur
le sol
et pas de blues
sur le do
pas de jupette
sur le k du kayak
Flambant nue
et toute neuve
la langue
de loisot.

Ça ne dénord pas
ils y peignent
beaucoup
avec mise air
et pingre pin
bêche sans
rire...
Nombre ils
que vous liez vous
qu'ils teignent
l'orienté
par le nord?
Lin fini
est en toi
Rien qu'à peindre
Soll'air;
un RIEN
invisible
Sillon on sème
cent par chemin
c'est la clée
des chants
Au pas fini
qui nous importe.

Une tableôte
à manger
un tableau
pour deux
même si fa
dit être
doré
des gustaves
sont pas tous
amusés.
Perdre le port
n'est pas
perdre la rose
seul le silence
dit le vent
qui ne dit
pas le Silence.


Strinberg*

10 août 2011

Arrière Chant


SILENCE (on tourne)

Ce Paradis
menant
toto
à
sa
mère
poisson
sans eau
maître néant

Va bon train
la Nature
termine
son chantier
dans un brassage
du câlisse
L'écroulement
du cerveau
par autopsie
du boeuf écorché
et peaux pendantes
sur les plages
de Normandie
un de ces trois
tralalas...
et dans les rues
les squelettes
rougissent encor
où de trop près
la couleur fait mal
paraître
la Nature Morte

Le bout de la mort
dans l'infini
du mal
où la seule sortie
est de brûler
éternellement
dans les douleurs
de la VÉRITÉ
des vieilleries
écorchées
des lambeaux
des victimes
TOUS
à offrir à la
NATURE qui règne
DE MOURIR
LÀ où remue
LA PEINTURE.


9 août 2011

Rien Maître Pierre


MAÎTRE PIERRE

Temps larvaire
clapotis
d'éclat
Fin papillon
mouillé
Jaune
mourant-eux
suant
les dépôts
visqueux
des ocres
à tête
de boue
infernale
mutation
Temps pourri
en tranche
d'obus
de Grâces
vieil
enfant veille
la Mort.

Jours sombres
au quotidien
des siècles
temps d'agonie
à naître
conium maculatum
en jus de pétrole
Jours de dérives
Temps Tête
de discipline
gamme haute
passe-mur
et autre bord
Pas LÀ
coupe-filets
Mouille averse
corde d'eaux
atomiques
Temps fétide
menaçant
dedans donnant
bleubleubleu
rabat brun
jaune
rabat noir
rouge
rabat vert
Jours ennuyeux
petit bateau
à caverne
à larmes
de héros
Temps boche
cumulus
rectum
style
à refoulement
autoportrait
au miroir
TOUS
Tableaux pas LÀ
pas d'ici
LÀ à retoucher
à reprendre
aux mausolées
des musées
pour un Bonnard

Siffle Le Sang


L'ÈRE ERRANTE 'Avec moi c'est l'absolu ou rien'*

Si...même que sang
sans g n'est que
sang sans s
Attention
car le sang qui
sèche
laisse sa trace
lorsque le sort
est jeté dehors.
Ne pas y être
pas encor
pas LÀ LÀ
Ne pas avoir été
ce là avaleur
de brun
mains demain
sur l'Océan
du RÉEL
faire un compte
sur un carré
de ciel
pendant que
ce qui conte
s'évapore
dans La Mort.

Pas de crime
Majesté
ni de cimes
à jeter
plus au miel
que d'Abel
cahin cas LÀ
un marin
roi cordant
ses doigts
prévenant
le seuil
de son passage
imminent
Fou plusieurs
le croient
impérissable
en sa voie
de flagrant nu
saint d'Esprit
Saint-Esprit
l'assassiné
littérerrement
au nom du perd
du fisque
et du sein
des pris.

Haut LÀ
là ho!
tout en bas
m.totomachie
m.popocasapo
m.l'électrope
M.RÉEL
M.Lamise
M.Mortvie.
Car ici
ce qui tue
c'est chiant
où caca ça
sent Çà
le Chaos
le cas d'os
le cadeau.
Le Cas ART-O

Artaud*

Limbique


PREMIERS OISEAUX

'On est pas là
pour se faire
écoeuré...'*
RIEN...
et disait
J.L.L
'c'est bien assez!'
en donnant
ses transfusions
colorées.
'...dans tout
Paris je n'ai pas
une âme...'**
Pauvreté
de Langevin
Larouche
Lamarche
Deschamps
Baulieu
Perron
etc...
Peintres
sculpteurs
graveurs
poètes
des crève-la-merde
Je sais...
faut pas
brailler
faut que
s'ait l'air
l'air AIR
Pire que jamais
à moins moins
moins que...
Tapetapis
pissiers.

Et pour quoi
quoi quoi
que ...
RIRE.
Pour une balade
UNIQUE au centre
des enterres
Dans Rivière
Des Prairies
Le Grand
Graveur
Dans le métro
le Métrohomme
un couteau
dans le DO
Le Maître-Contre
étouffé
dans de l'air
prêté d'asphyxie
lalalala...
quel mimi
mimimisère...

Et direredire
aux oiseaux
qu'ils qu'elles
bouent dans la boue
qu'il y aura
une dixième
symphonie
que Walt Disney
restera congelé
que les présidents
inodores
incolores
après une dégelée
éternelle.
Pourquoi y crèvent
les oiseaux
en volant
parce que sans
se taire
dérangent
la teterre,
Et puis Merz
à Trom!
Et Merz encor.

Vian*
Tsvetaeva**