24 déc. 2009

Poétrie


Les Grands vents grands déluges,détritus et tout le bataclan qui de la Fin des temps de la réalité à grand déploiement sur nos écrans. La Mort qu'est-ce que c'est quand on est mort?
Une Fin de rigodon.Et puis ça se vend bien!Fuite de Vérité toute pareille à celle de la pensée; un universel tralala..Les invités doivent quitter par noms et numéros la liste est longue mais le numéro est court.Terminer Bacon,derniers lambeaux liquidés!après celui du "traité des sensations"* et la levée de fonds pour sauver les derniers mensonges à semences.Giacometti bien branché et bon Voyant a très tôt fait d'y ramasser poussières et têtes sachant que les corps évaporés ne tenaient plus qu'à une tige..Restera quelques in-sectes rapidement à l'insectarium sans sens sent le bon sang et hop!
L'acte mystérieux du désespoir des lignes et des couleurs,décochées en larguant d'étroites platitudes comme autant de ruptures.La Nuit des Signes."Quest-ce qui est préférable:un bonheur vulgaire ou des souffrances élevées?"**La nuance ayant capitulée disparue alors de but en blanc du paradis à l'enfer en deux temps deux mouvements,autant dire qu'il n'y a rien eu,un lieu Irrespirable.
Un lapon, un lapin...coléoptère un coloc erre , un mirage faisant du rase motte,furtif et ni vu ni connu.La Nature aidant d'une douce pluie à un séisme engloutissant toutes rêveries.
Simultanément spectateur et acteur, le sol la tête en une mouvance sans le fleuve D'Héraclite.Annihilation simultanée...."Cette opération résulte de l'imagination qui présente à l'esprit des signes dont on n'avait point encore l'usage,et de l'attention qui les lie avec les idées.."* Et des pensées pour les glaces à Daudelin,son Embacle à Paris...sculpture monumental de plus en plus vrai pour là bas et moins pour ici.Quelque chose comme Miro meurt un 25 décembre,alors qu'au même moment boules et sapins par les fenêtres cassées retournent à l'hiver.Une Traversée
sans la Barque à Charron.Un paquebot à Placebos pour un quatuor de la fin des temps de Messiean.
..."Marcelle figure initiatique s'il en est.Elle occupera une place névralgique dans l'ensemble de l'oeuvre de Michel Beaulieu d'abord comme une montagne de silence,pour faire l'impasse,taire et se taire à soi la vision de la douleur absolue et l'énivitable conscience coupable"**...Et le grand poète traversa sa barque et l'inverse... Beaulieu par L'Aile Salée D'Amour.
L'immense table est mise,les pièces de l'appartement semblent habitées d'une, de présence invisible on pourrait croire que quelque chose a lieu...ou aura lieu?...
Et finalement rien n'aura Lieu.








*Condillac
**Dostoievski
*Condillac
**G.Cloutier-in Trivialités.

23 déc. 2009

Au Commencement Vient.





millions de fois
Non!à toutes formes
de destructions
sur du mort bien Mort.
L'urgence est là,
à ce qui se présente
au désert nouveau
Commencement de Terre
devant en loques
ruines en avant
l'arrière.

Non jamais Oui!
Combien qu'importe!
Tout n'a été
que sang que scélérates
appartenances
Marchés de dupes
rumeurs tractations
qu'unijambistes
olympiades.
histoires d'idiots.

mains sales,fissurées
éboueuses brûlées
rancies,rentières.
escargots à tombeaux
Des crémations à sang
blanc de poussières
Lacher vos "poltrons chier"*
pas d'attendeux à bombes
mais débutants d'Omonde.
Attention on y Est Pas.

Pas de révolution
ni que morts marchands
de mots que syllabes.
que glossalies
A-BLANC.Invisible
à jamais Mort.
Il y a eu Progrom
Atomiques techniques
perma frost des esprits
Et nuptial d'Éblouis
Ici un deux cinq peuples.
Bien ailleurs ici là!

L'infusion du monde
Nature nature clôt
l'Affaire.
Retour au magma.
Dieu,la Nature,
les mots.
Effarante vision
trilogie à Mort!

Entrée du Christ
Oh! Dépotoir!
Oh!"hypocrites
lecteurs"**
mains pourries
ferment le cercueil
Alpha et Oméga.

*Artaud
**Baudelaire

Plus que Noir



La traversée du noir d'Alain Lestié,ses "causa pictura" toute française,évidemment que Degas les fusains,disparaissant s'évanouissant,bois brûlé,cendres...traînent là de l'autre côté de l'image des images noires tableaux noirs et Bordeaux...Goya?...on intuitionne cela, simple mais pensable...De l'autre côté l'anticip-action de la poursuite de la peinture après bien après la fin qui n'était pas une fin on le voit bien là ici déjà par lui le français qui pense en guerrier de la mort, poursuite sourde à l'encombrement du trop d'épanchement sans maîtrise des têtes affolées dans les urgences,les estropiés des tombes,ce monsieur laboure l'outre-vie aperçue après de terribles désespérances de la boîte "cracker jack" des couleurs...mystérieusement rationnelles se donnant pour ne pas périr abscons.
Enfant du solide fils du construit du pas rien,vieille âme vue d'ici, trop vieille d'expérience pour ne pas penser que trop c'est comme pas assez... et l'embarquement pour le grand risque, penser bien penser, de là ses signes plus; des codes jeunes d'une jouvance d'éternité.Ici on peut dire de l'autre côté les couleurs,du moins ce n'est pas sans esprit phoenix.C'est plus que;il y à quelque chose,c'est de la peinture...après la mue après un apprêt de la vivance par l'autre bord donné.Le coloriste est passé par le cimetière emportant sa tombe noire des couleurs,un peintre de la leçon silencieuse... l'autre de la peinture, cendres bien protégés bien cultivés,voyant le souffle de la mort apprivoisable et peignable.

22 déc. 2009

Images





Oui pourquoi tant d'objets,tant de tableaux sculptures dessins...? tant et tant...y en a partout dans chaque pièce garde-robe," le moindre petit recoin,"ça me sort par les oreilles"...Pourquoi pour voir si on peut voir...bien voir en être assuré...D'abord sauter le mur...de soi, long ardu et terrifiant périple...ensuite des autres, l'autre mur.Conscient de la valeur du corps,(monnaie vivante)les codes,et le tralala mère, père,de la trinité du saint-office de la collaboration,au cycle des masques,de la réalité comme accord de principe des mises à morts non seulement (des suicidés de la société)mais de toutes les mises au monde changées en pucerons pour des fourmis à concentration, concentrationnaire.
Et du "show must go one" SPECTRACTE.
Pourquoi tant d'art...
Entrer dans le détail est inutile.

L'objet là
En pleine lumière
Seul
Sans besoin
La nuit
transfigure
Les éternités



Papiers toiles
Rouge des massacres
Nature des mers
mal dans la baleine
Et firmament des spermes
à la lune à mars...

Sciences toujours
étêtées une formule;
quadrille et formol
Alpha d'Omerta
Allez au wagon!
À l'Acte-Lier
À L'atelier!


Ode À Lapointe
Ode À Whitman
de petites
"Feuilles d'herbes"
au St-Laurent
des glaces à papier
Contre rage
possesif atôme
d'Amérisque

Pendant qu'Ariane
s'envoie en l'air
par un coup
de roulette russe
grosses bottes
à merde
"Rangers" de poussières
Pourquoi des objets?
Des poètes?

Au temps d'Hokusai
la petite ligne
le trait oiseau
trait trait quotidien
Et Masson laborieux
pour l'image immobile
rêver rêvante Réel.

21 déc. 2009

Gris-Gris Paparadis



Qu'en pense un jaune
mal venu mal vêtu
Si on fait la danse
dans l'ensemble?

Qu'un bleu délire
d'avoir à naître
sans être vu
à Pompéi ou
sur une tapisserie?

Cela suffirait
s'il n'y manquait
le rouge pour
l'enfer du vert
Rabattu ou délavé
cela tout mêlé
gris-gris paradis.

Savoir faire avec
en autant qu'on y
respire du mort vivant
que vivant mort.
La parodie ici oui
mais avec Juan Gris.