30 nov. 2009

Ils Vont...




Oiseau...de l'enfer et du ciel,l'espace des oiseaux,ceux des peintres ceux du Fra,de da Vinci, Braque,Arp,encore une fois il faudrait tous les nommer.L'oiseau pétroglyphe, de l'Arche,oiseau oiseaux,partout toujours des oiseaux...et les vents fous de nos excès d'usufruit,n'y changent rien...que veux bien dire tant d'oiseaux collés dans la peinture,collés dans les goudrons,oiseaux sacrifices,emprissonnés,mangés, dévorés,oiseaux que Vinci libère,oiseaux de génocides,Ortolans, palombes,tourtes,des gratte-ciel catasthrophes coupant le ciel,l'espace...à leurs errances synchronisées,à leurs présages de vie nouvelle...
Et l'air asphyxié..on sait qu'ils tombent. Je connaissais quelques oiseaux de Braque,mais hier A.B m'en a fait voir d'inoubliables,ne pouvant les trahir par la parole,vous les laisse voir en quelque part...n'aimant pas spécialement Braque mais ses oiseaux plus que tout.Ce même A.B m'a offert un tout petit dessin à l'encre de Chine (miniature) d'Hiroshige..ayant appartenu à Vierra Da Silva,(Vierra "les oiseaux")représentant ce qui me semble le mont Fuji en arrière plan et tout en bas trois fruits...bien définis,mais ce qui ressort,ce que l'on observe en premier,ce sont les oiseaux, quatres petits traits perdus par main de maître et l'image s'envole...vers un ailleurs, ici même,là toujours comme à l'épreuve de toutes saisies humaines de toutes hécatombes.Créateurs d'air et d'espace,créatures de rêve.Créatures qui volent avec un coeur.Qui voient avec les ailes des yeux.

29 nov. 2009

Pour Des Pommes


Es-ce la mienne
la leurs
rien n'y fait
la terre
vaque à ses affaires


l'avenir d'hier
plaies camoufflées
Par là ça va
beauté fardée
arrangée
De beaux yeux
la momie

Nature humaine
captif mort ou vif
Nature éternele
Usura bipède
jusqu'au last call

Ni manger ni boire
ni respirer que
trembler grelotter
pourtant
La Ste-Victoire
ton verger de tableaux
Tes Aix aussi
tous à l'écue
surtout à la fin.
Ton hirondelle
ne viendras pas.

Patience dans la Mort.


Captif de tous les possibles.L'histoire humaine montre que c'est toujours du pire qu'il s'agit.Rêvant de Paradis rapidement on se rend compte qu'on est au Temple du Soleil en Jonestown.La beauté du monde dans un monde responsable n'est pas possible.L'Art sans le regard tendu vers...sans disponibilité meurt.
Aujourd'hui c'est de ne pas être regardé vraiment qu'il meurt.
C'est le regard qui est mort.
La banalisation porte le fouilli visuel à l'échelle d'une ingurgitation de canards tel qu'il n'y a plus que de la foi aveugle..C'est bien la création à grand besoin de solitude.
Nous y sommes...en plein diktat de la Big Machine.
Le pire ennemi de l'Art c'est l'artiste et l'artiste en voulez-vous en vlà!Le guide Michelin de l'histoire de l'art a atteint avec internet sa pleine capacité d'uniformisation,sa réussite virtuelle est le chant du signe.A-BLANC.
La Solitude propice à l'écart,à la pensé.Patience dans l'Art,comme dans la mort.

27 nov. 2009

Rumeur.



L'aiguille du nord
accrochée au palmier
noirçi du sud
sans boussole
coupant les viandes
d'un texan
trempé des
pluies noires de l'hiver
indien
sans trop savoir
fait l'addition
de sa Vérité

L'Oeil de l'enclos
qui vient
rond comme un carré
de grille
Fausse l'étoile
dans un ciel sans sommeil
forré giclant
du sang des célestes

Sorciers de Paillettes
élevant du troupeau
flottant pendu à des fils
poissons
des avenirs d'hier

le progrès des sciences
finit au ciel
dans l'air à billet
sous respirateur
clowns en cascadent
D'autres astres
vont mourir

la formule est simple
un Python pour avaler
la rumeur

25 nov. 2009

Le Délai de l'Air.



Oasis des Silences des visions exigeantes.
La petite oreille Céleste ne capte plus les camouflets bruyants.Ces visiteurs fantômes des bordels ... le temps de rentrer...Pour l'arabesque des agonies de Delacroix,jamais sans Ingres refaisant les corps dedans dehors.La laideur du monde la mienne a décollé du "tout est visage".L'hibernation des oeuvres par les chairs évaporées. La sortie sera lente mais là...en fait il n'y en a pas d'illusion,les restes un monde sans portes ou cent portes à fouillis,scories,schismes,quincaillerie à création.
Ouvrant ici ces quelques "notes de poubelles" ,préférant l'Errance des désirs,de l'ouvrage à lumière,à la joie,éphémère mais Vue espérant qu'elle demeure,ce qu'elle ne fera pas...et c'est bien...tomber avec des ailes ouvertes...se faire les ailes,se préparer aux grands vents,bien voir,bien scripter...Aujourd'hui tel est mon projet.Y a du silence dans l'air.Ce qu'on ne peut dire on le peint. Magnifiques les murs quand ce sont les nôtres..