25 nov. 2009

Le Délai de l'Air.



Oasis des Silences des visions exigeantes.
La petite oreille Céleste ne capte plus les camouflets bruyants.Ces visiteurs fantômes des bordels ... le temps de rentrer...Pour l'arabesque des agonies de Delacroix,jamais sans Ingres refaisant les corps dedans dehors.La laideur du monde la mienne a décollé du "tout est visage".L'hibernation des oeuvres par les chairs évaporées. La sortie sera lente mais là...en fait il n'y en a pas d'illusion,les restes un monde sans portes ou cent portes à fouillis,scories,schismes,quincaillerie à création.
Ouvrant ici ces quelques "notes de poubelles" ,préférant l'Errance des désirs,de l'ouvrage à lumière,à la joie,éphémère mais Vue espérant qu'elle demeure,ce qu'elle ne fera pas...et c'est bien...tomber avec des ailes ouvertes...se faire les ailes,se préparer aux grands vents,bien voir,bien scripter...Aujourd'hui tel est mon projet.Y a du silence dans l'air.Ce qu'on ne peut dire on le peint. Magnifiques les murs quand ce sont les nôtres..

Hibernation



Dernier ajout
du soleil
après la nuit
sans fin

À l'enlèvement
des oeillères
suite au coma
des vertiges

Toutes les raisons
du monde
érigées sur des sols
vulgaires
sans racines
l'en dessous des pierres

L'oiseau nouveau
siffle les berges
de si près
qu'un nid de sels
s'érige
sur du sang
gelé et froid.

Tapis Rouge.




Lignes de sang
des pas seul à seul
Des pensées crayonnées
Sans motifs
Sans inquiétudes
non plus que Vivances

Au loin le réconfort
d'une juste musique.
Mon Amour s'étire.
En tombant comme un oiseau
Au bon endroit
Vu les circonstances

Le tapis rouge
de toutes nos têtes
offrandes aux pieds
puants des gagnants.
L'horizon désertique
s'offrant tout à eux
comme de magnifiques
mirages désechés.

Du point à la ligne
un tableau Phoenix
s'allaitant d'ans vers
fini le sens
trouva le début.

Les Orduriers.



"Créer la beauté homicide" H. Aquin
On pense à Bacon,coupable de beaucoup de choses,entre autres d'avoir été. Un après-midi A.B se promenant avec lui passant par les ruelles Bacon s'arrêta brusquement et se dirigea sans mot dire en direction du camion à vidange,les éboueurs surpris s'en moquèrent et A.B dû intervenir leur dire que ce monsieur n'était nul autre que le peintre Francis Bacon...erreur de plus car qu'est-ce que cet autre uluberlu venue prendre la défense de quoi? Oui de quoi?
Trois énergumenes finalement trois estomaqués d'ingnorance,quatre avec l'auteur de ce billet,cinq,six etc..."L'insaisissable pénètre tout" dit Wols dans le camp...
Les éboueurs, Bacon, et A.B la ruelle...des odeurs de cadavres que Bacon de toute évidence dévorait des yeux. A.B que je connais bien s'en émerveillait, homme de musées, esthète et "fin jouisseur" les éboueurs eux comblés de quelques choses à se mettre sous la dent. Une trilogie terriblement risible en fait et qu'il l'est.
Ce que le tragique ne dit pas est que ce trio infernal et très dans la Vivance,était de Grands éboueurs de la condition humaine,et par cela leurs rires tout intérieur en accord avec le tiers inclus, rendaient insomniaque toute la Royauté D'Angleterre et pour des siècles des siècles...

La Sortie du Christ.


Là-dedans la sortie
Et en première communion
Amour d'Amour
tue la Mort.

L'entrée du Tableau
semblable à celle
du Christ à Bruges
Toujours et jamais là
Ensor de la musique

Pour un requiem
des démasqués
du dedans ventriloque
Éclairage sur croque-morts
Vif le sédentaire

Entre à l'antre
forme encore
pirouettes disparates
bandes dessinées
Sans Fin
martèlent l'imbécilité
chère et chérie.