
MORT SANS MAUDIRE
Mutation
en vrille
au sot
du dos
mal
erre
à des lieds
des rives
des lèvres d'alma
algues bleues
des dix morts
derniers
mouvements
autour du cercueil
de la musique
Sans dérangement
de tapeux de pieds
sur la dalle
du clavier
des crânes
d'ivoire
aux têtes
accrochées
au salon
poètaire
Un fuseau
tic tac
brigue l'escale
aux portes
des vous aiment
sang suite
ni tambour
sans son
des mains nues
fractures
du Mahler
inquiet
pour la dixième
fois s'amuse
Ici mais où?
Tous devant
RIEN
La Fatalité
est le rire
suprême
l'écoeurement
qui passe
outre à l'ordre
du sous-rire
de ceux
qui encaissent
les sous-produits
du bonheur
de la fin
de toutes
les faims
Au bout
de l'évidence
l'amour seul
a bien du plaisir
sans le dire.
Allons autrement
'Les Tricheurs'
chez Caravage...
qui triche ici?
Et Descartes
le je qui pense?
qui croule chez B.V.V
Comment impose-t-on
des impôts
des sujets
verbes compléments?
Compliment d'un contrat
entre un rouge
un vert...
prendre le pouvoir
sauver quoi?
God is everywhere
où se putréfie
les temps morts
de l'élevage
des à genoux
au moulin rouge
de sa pierre tombale
...Sang fois
redit que Ça
...etc
Une glu
un glas
un gars
e=mc2
et blanc
c'est pas
noir
tout dépend
du moment
de l'heure
du jour
de la nuit
...Quel
ennui
sur cette terre
d'infanticides
d'où l'Un
roule toujours
la même histoire
SOUT...
Sans noms même
plus qu'avec
moins qu'arbres
séchés XUAF
jusqu'à ne pas
y être...
Toujours la TIUN
et ses mirages
SIDARAP
d'Amour.
Vous allez simplifier
la peinture
dit Gustave
à Henri...
et des rognures
et plus Rien
Des le début
au premier
trait terminé
Il n'y à jamais
eu d'Histoire
Sans commencement
sans fin.
Pâte dadadididodu
que tes yeux
bouffés perdus
en ton creux
même pas...
monnaie morte
sur le seuil
de ta bouche
pain noir
ombre rancie
une trouée
de mois seuls
pour le dernier
jour de milliard
d'avenir
sur le mur du ciel
de ton cil

L'ENVOÛTEMENT D'ULYSSE
Taque le I
rouge chaperon
file la fille
en bande
sonore
les sirènes
Oh mère!
De la défroque
l'orgie à vendre
le vent
l'eau
la neige
l'air
et les songes
captés d'Histoire
pogné terre
sans horizon
invention
futile
noeud d'hémorroïdes
à l'usine
des peinéloupes
en nus descendant
les marches
aux pas pas l'Un
après l'autre
et le mot dit
entre les griffes
de Delacroix
ou la grande
séduction d'Arp
aux dents du bifteck
du soir.
Aragon signant
finalement
les libérations
de cinq heures
aux portes
du Ciel
'J'ai besoin d'être
attendri
comme un steak
de léopard
fuir dans les trapèzes
mordre l'écuyère
au talon
étouffé sous le mensonge
de la couleur*
comme tu meurs
la vie
sous le feu
des branches
aux corps
d'Hans Bellmer
gros ragoût
de milliard
d'étêtés
pour la reine
aux lions
histoire de dents
dedans Adam.
Néant sous le ciel
saigné bleu
de qualité a-1
'Une vie terrible
aussi celle des mains'**
à la cochonnerie
des entrailles
sans les fruits
de la fliction
imposable
rien dans les poches
rien pour rien.
Parchemins
d'éternel le ment
au début
comme à la fin
encerclés de mystères
auréolés du jour
et de la nuit
contine
Vanier*
Joyce**

What are you
doing now?
Les montagnes
des escaliers
interminables
jusqu'aux cruels
reliefs de Matisse
What are you doing
now?
Des barbelées
elle termine
sa journée
de pompes funèbres
à sa cage
en cueillera
sa pitance
sur l'harmonium
des chants fous
appelant
les milles
petits tableaux
facecieux de la fin
d'Ensor amenant
avec eux le monde
et son alzheimer
Où suis-je?
D'où viens-je?
où vais-je?
What are you
doing now?
Coincé sans choix
c'est le suicide
une dette une maladie
un non-sens
mal compris
sans retour...
la vie exige
son dû..
et le dernier souffle
What are you doing
now? Plus effroyable
que l'homme...
là où l'horreur
ne peut plus
se dire
après les poètes
et les dieux
après bien après
...que le ciel
et ses coulées
de boues de feux
aient tout emporté
dans le rêve de Dürer
la solitude
de la souffrance
des Éternelles
So what? What are you
doing now?
'Je prend la longue
route qui conduit
à la ville lointaine'
Il y a de cela aussi
Le Mont Fuji trois
petits signes oiseaux
et up...
En fait tant et tant
de tout...
Rien en réalité
Vers le rire
des larmes au matin
Hiroshige*