17 août 2013

No Way Des Os


L'Île De Noué

Traversée
de no way
sur papier arche
pensant aux gros
seins
0 de la vénus
du Roi gourmand
au fond des gorges
des autoroutes
qu'avale le trou
ouvert le dimanche
et le huitième jour
freudien aux odeurs
de pêche miraculeuse
Ceux qui entraient là
...De la caverne
à un voyage à Venise
et bien laisser
la mer au ciel
de ses os

Fermer ouvrir?
...Et le Sens
de l'un de l'autre?
Bruit du silence
Souffle aux feuilles
au coeur
C'est sans repos
l'agitation de la Mort
Des Forêts
c'est sans arrêt
le mot de la fin
malgré les enfantômes
et le visible invisible
Du charme
des disparues
etc... Rien
Amalgame de signes
un code de survie
une permission
d'un instant
voire l'irregardable

To be or not
les vivants
et les mots
sans l'air
irrespirable
du point de départ
et d'arrivée
L'Éternité de Rien
dans l'univers
de la pensée aux étoiles
fixés par des liens
de naissance
sans provenance
ni destination
Bruines insensées
de sens fixées
Un mur-mur
pour voir...
Ta main en dit
beaucoup plus long
qu'un O à la table
d'Amérique

Vide de Rien
en un bétonnage
arasement
un égal tollé
d'en finir en douce
...Combien?
Et que disent les baguettes
de sourciers?
Rimbaud à Venise
submergée
qui en avançant
sait le pire...
Rousseau Kandinsky
en une synthèse
d'autoportraits funèbres
de la fin éternelle
Et Mozart aux douches
des guettes ta peau
Le degré de tous
les zéros de l'art
Le tableau mort
de rire sur la rive
de l'île aux noix

15 août 2013

L'Autre Bord Des Étoiles


Des Zips Après

Et des appâts
d'autres
de moins en moins
et des moignons
à la pelure d'oignon
Rien

Tant d'à-peu-près tout
temps sur une portée
de souffle retenu
sans clé ni porte
Tri net sec
en doux génocide
de pas âmes qui vivent
sans sol sans sang

Un Dieu de génies
un Rien en avant
du Tout
Un peuple
et d'autres à côté
des couleurs
de pans de mur
lentement a la lime
un trou dans l'étoile
du tableau

Ici l'Un
de deux de trois
Un caillou un champ
un mot au chat
à la va
comme je te pousse
sans queue ni tête
au ciel du grand éclair
de la peinture
américaine
sous l'oeil cartésien
du dernier Camp
de la Disparition

13 août 2013

Psaume Pour Cinq doigts


Grille D'Avenir

Trépasser le mur
opaque du melting-pot
du brasse brasse
des douleurs
cris et pleurs
du temps imprévisible
exécrable (sans fin le mal)
autant entrer au coeur
du désordre de la Beauté
du rassemblement
des pairs en émotions
par la pureté du bleu céleste
de la Chimère
pour rire enfin dans le délice
d'étirement de la voie
des poussières et du vrai
qui n'est Rien d'autre
que créer ce qui échappe
échappe encor
en la sémentielle
émouvante du don

Inutile présence
entre vue des doigts
d'impers pas un même
à couper car les têtes
repousses comme
les écrits d'Ensor
entrant d'attendre
en son infini désir
de mélodie des larmes
de couleurs
à abandonner là
après la grande floraison
des masses à masques
de la crucifixion
de la vérité en peinture
comme en art
Pulsion dans un espace
aéré bien tempéré
rythmé de savants
bonheurs venus
de l'obligation
de ne pas mourir
d'être éternel
dedans la mort