20 avr. 2013

L'Oiseau Erre

L'île à l'oeuf
du philosophe
ficelé
par l'académie
du concept
histoire
ratoureuse
d'un vieux jeu
de diplômés
de tireuses
de cartes
au camp
de l'avenir
à venir
du Dieu seul
ou avec d'autres
et l'art qui résiste
à Rien
Allons vert
en rouge bleu
et jaune
pour voir
et repartir
barioler
à l'ouverture
des marches
à l'Amour
sous le ciel
de Paris
ou par ici
ou bien
Paris Texas
là où l'oiseau
flair l'air
des ailes
disons désir
par procuste
action
au montage
de l'éclosion
d'une mort
certaine
par friction
de deux nuages
qui éclaire la salle
béatifiée
de pop corn
totalitaire
pour baudruche
à paradigme
d'île assiégée
assise entre les chaises
d'entrée et de sortie
de l'oeuf
dans la poule
aux yeux dort

Limer percer
trouer
couper fendre
si mais quoi
scie...assis
sur la branche
si si...le sens
le non sens
...battement
d'oeil
en pleine mort
de Rien
de il n'y a Rien
jamais Rien eu
Silex bombe
et technique
party partie
tout naturellement
avec la réserve
des têtes
Dieu
Godot
Personne
Rien

Monte du ciel
un cloaque
politique
de seigneurs
dieux
qui depuis le début
de la fin du monde
portent l'absence
au milliard de visages
bariolés de petits
codes zébrés
pulvérisés dilués
blanchis
par la double
et lumineuse
exténuation
moléculaire
à sa dernière
destruction
symptomatologique
de quelque chose
pour Rien

Chez Bonnard
temps clair
à peine un nuage
dormi comme un bébé
rêvé d'une cabane
au Canada
près des gaz de shit
là où Etchart
termina son dernier
coup de coeur
d'ennui...
là où A.B épuisa
son désir
de retrouver
J.Lord mort
d'attendre
à Paris
Aujourd'hui
plein soleil
taches picotements
jaunes au miroir
plus tard
grisaille et pluie
Aurore
l'âme des oiseaux
erre tremblante
entre les mains
de l'ignorance
Finalement
case départ
temps mort

Triage
au passage
de la nuance
inconnu des dieux
sur l'aplatit
au bout duquel
tombe le Rien
mort avec Dieu
en l'Un
ayant été
De Rothko
à Newman
la toile
passe le chameau
par la mer
filant le rouge
aux bords
effilochés
des jaunes
de Vincent
la prière
termine
l'oraison funèbre
sur l'axe d'Abraham
au royaume
du dernier maux
de mémoire
de l'oiseau
d'errance

Variations Sur Des Riens



Et puis non
...Des yeux
en grillages
tracent un astre
que Dürer
appelle
aller simple
pas à peu près
au même titre
que des imbéciles
ont fait du monde
un globe éteint
aux figuiers
d'extermination
d'une fin
de non-recevoir
Hélas l'air distrait
passa outre
aux demandes
répétées
d'y voir enfin
en perspective
le bonheur
coupé en quatre
Que si c'est
à n'y rien
comprendre
des assemblées
des rois maîtres
aux apparences
de beaux bons
pas chères
tant pis!

Peut y faire attention
pourtant au coin
de la toile un bout
de pieds nus dans l'aube
la guerre eut raison
de la géométrie
du prince
à peu près tout
de la ligne du cadre
de la loi du mot
pour se taire
de l'ennui pour mourir
de souffrances
par milliard d'ici
pour ça
Grand bien n'y fasse
des réminiscences
parvinrent à leur faire
le poids dans l'aile
folie pour folie
la sagesse
n'y put rien

Sans exception
ils passèrent
l'Achéron
tous au Paradis
mais qui ça
passèrent?
Frenhofer
mort le tableau
suivi la réponse
à la question
il traversa
l'Abandon
et le Rien
s'empara
de Rien de moins
en moins de Rien
d'Ici Même



12 avr. 2013

Ni Queue Nique


'Est-ce que tu as fait pisser la chienne ce matin, mon chat?' *

Balzac
et la comédie
dramatique
des larmes
de l'espace
attrapé
par l'espèce
de grosse queue
au lit écrasée
d'alphabet
par la sculpture
flambant nu
de silence
sourd au bruit
passé d'avenir
à sa pleine
puissance
d'échappement
au malheur
d'être né
reproducteur
de derrière
la bande
a moins haut
qu'un saute-mouton
noyé d'acide
bronzé étendu
sur la mère perd
de tous
suivant la fée
carabosse
à son dernier
refuge de plâtre
et de métal
en fusion
que monsieur
la main maître
a bien vu

Contre volonté
et contre nature
contre vérité
le jus de ce qui Est
a été pulvérisé
disparu
traces ici peu prou
Rien
En cette mort
absolue
'métier sale
et difficile' **
noir de trop
de couleurs
évanoui
de tristesses
En échos
une pulsion...
un trait
chat chien
blanc neige
blanc-mange
branches
une ligne
un doigt
du sable
qu'importe
vlà l'bon vent
de la pulsion
ni queue
nique et fornique
honoré le Rodin
faisant jouir
en corps

Rodin*
Van Gogh **