1 avr. 2013

Somme Oeil


Là coté
sauvage
distant
beurré
de soleil
sortie ligne
paye passe
en promesse
de silence
sans maudire
pour un bleu
rouge ou jaune
cent mots
sans image
inimaginable
palais
invisible
aux émotions
rythmant
des rires
par délices
sourd aveugle
pomme d'eurêka
un Non
d'avant couche
avant les pots
de peinture
du schismatique
fouillis de Nature
nature
où il y a le rouge
le noir
saigné de l'inutile
du pour Rien
pour Personne
dans la terrifiante
mise sur terre
d'égarement
au jour
de toutes les nuits
de faux souffles
de fausses lumières
pompeuses
et funèbres

Passe par tout
poussières
grains de sable
monts et vallons
vert forêts noires
des pics
crevasses
fissures
parcs et déserts
des os eaux
ho! i o a à
mers à mères
pers pairs père
perd paire
Châteaux de Magritte
Rilke
de la Loire
du Marquis
trous de Bukowski
de Papillon
de la Vierge
du rocher Percé
ciel de Paris
Saint-Henri
à Banff
Bangkok
oeufs à coqs
durs à cuire
tigres lions
à 5-10-15
safari zoo zorro
zéro oréz du bois
Du coté de chez
Adam nu
comme un ver
et c'est pas
un crime
quand on se dit
des mots d'amour
Litanie
sans interruption
de guerres
bénédictions
d'amens
de beautés
d'atrocités
masques
laideur
lux calme
et volupté

Champ de corbeau
au blé bleu
à l'oiseau
qui sait des rouges
et des jaunes
temps de vents
mauvais
des grisailles
à la seule
idée au logis
de corps
à corruptions
de pet-art
à Pétain
d'Un cadavre
dans la garde-robe
de la paille
à la poutre
des musées
amusées
des muses
un pouce carré
l'univers
Au temps
de l'alouette
la chimie
m'endort
Croasse
et croasseries
signent la terreur
de la mort

La Nuit T'À Temps


Un enfant
troué
confiant
dès le début
souffle
à jamais
un lui seul
en mer perdu
scories
pour vingt-cinq
sous le fond
effondré
du goulag
aux offrandes
sordides
burinées
du faire semblant
cool memories
mitraille à l'oeil
sur quelque
chose

Sans raison d'être
là à Rien
pour Nulle-Part
en reconnaissance
de cela
Une nuit
de main aveugle
esquissant
à grandes peines
effleurant
un frisson
une froideur
à réchauffer
frôlant
sans cesse
infiniment
ce qui manque
fuit et puis
ne pas...
mains à l'ignoble
au désert
au sable
à la sécheresse
comblée
...de mirages
et de figuiers
fleuris
des douleurs
de la récolte
d'impossibles
gestes
cueillis
en fin

Redites
feuilles
doigts
au noir
traces
sans nombres
séchées
des orbites
prisent
au bleu du ciel
des usines
dévorantes
et poisons
délicieux
portions
bien calculées
du rendement
des morts
en berceuses
d'or de sang
et de miroir
aux plumes
de l'alouette
pour l'empire
fécal en l'urne
de la foi
des temps

Beaucoup De Rien


Que du vent
de Rien
des fleurs
fleuves
de tout
riche de rien
du Tout
Option forcée
de tendre
de s'attendre
à point
de Paradis
après leurre
vers l'heure
au bon temps
du ciel
et de la terre
des enfants
des seins
des sens
et des Saints
...En haut lieu
du coeur
avec le chat
le chant
d'un ange
pour rire
ça se voit
de Rien

Geste
un arbre
bleu
du Fra
un signe
croisé
en cercle
vers Vinci
ça ira
à Varlin
à l'évanescent
l'aphasie
et à dieu
mort
et pour tous
en fin
le Paparadis
en champs
de signes
Au cimetière
une tombe deux
un monde
sans alarme
sans outrages
aseptisé
des larmes
évanouies
sans arche
ni bouée
désavouée
de l'invisible
de Rien

Un chou
artichauts
topinambours
ou des fruits
sans goût
pas chères
nature morte
à l'harfang
perdu
un dimanche
à la Grande Jatte
discutant
avec Turner
de l'incendie
du parlement
de Londre
Au loin ici
des circonstances
atomiques
évanouissement
silhouettes
un carbone 14
un rayon x
une datation
un prix
dégradations
affadissements
disparition
dernier prix
du marché
Rien