19 mai 2012

Cuit Lu Cru


COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT ...

Chuchotement
grésille
bourdonne
font état
du secret
de Munch
État d'un crépitement
un feu où passe
le sec et le trempe
instantanément
Une bouche ouverte
donne à voir
un fait indiscutable
ce personnage
est mal pris...
mer ciel terre
rouge un désastre
s'est produit
De la main
faber à la bouche
qui dit le silence
le temps...
un même dire
Rilke parle
de sans abris
...un égarement
cosmique
en une déflagration
immonde Paulhan
dit vertige
infini...
Ici la mort
s'est laissé voir
et la vie là
sait...

Petits pépiers
petits nids
de Vincent
petits trois points
cancer d'univers
incinération
de fantômes
poussières
de feu d'Amour
et un orgasme
céleste au summum
de l'étalement
sidérant
sans queue ni tête
inutilement inouï
porte le céleste
à la raison funèbre
de sa fin
Et de ces faits
...décombres
dont s'emparent
les religions
sectes partis
...etc etc

'Tout repose
sur quelques idées
qui se font craindre
et qu'on ne peut
regarder en face'*
l'autre là ce moi
mal rêvé foutu
...bref le douanier
de l'autre côté
du mal infini
aux utopies mortes
aux beautés passées
aux compassions
mal vu mal dites
dit Sam un coeur
non daté impropre
à la consummation
...de la voie
ancienne platte
ennuyante...
etc
Du sommeil
d'or des naïvetés
néandertal
où chaque peur
est une étoile
lointaine assujettie
aux douze ou treize
tyrans l'avenir
à son antérieur
Qu'une décente
d'agonie
périmée
une attente
d'attentat
grisaille
ennui
La mort s'enterre.


Valéry*

18 mai 2012

Bonheur D'Abandon


COMME QUI (ON) N'Y ÉTAIT.
'On confond le devoir et la loi d'un être;mais s'est par ignorance de la loi d'un être,
que le devoir a été inventé et dicté.'

Dante à qui il fut
confier les clés
du religieux
les fondis
en une seule
Béatrice
d'Amour
En vérité
le diable
au soleil
semblait
être de l'or
les jours les nuits
ne furent depuis
que fantaisie
d'orgueil
et le poète
retourna
à ses enfers
d'autres pages
s'y ajoutent
pour d'autres
trahisons
Viendra la lumière
sur le vrai
quand l'homme
aura passé
les vendanges
terminées
Patience
les temps
sont éternels
comme la peau
des éléphants
les contient
toutes
la joie d'exister
ouvrira
l'unique naissance
dans le germe
d'espace
clarté du plan
du tableau
qui n'est
qu'une danse
avec le prisme
des yeux
brûlant d'abandon

...voir tu voies
palpable
ivre morte
sous rire
infiniment
en-dessous
deux et deux
tout un
trilliard
qui pousse
à la sortie
qui entre
d'où s'était
le recommencement
roule les vagues
cailloux
choux hiboux
verrous
ixe igrec Zède
sur tes plages
de joies
...tu voies
ça roule
ses histoires
jusqu'aux limites
agglomérées
de larmes
sangs
de chérires
la dévastation
présente
des antérieurs
à where you come
from où allez-vous
ici là maintenant
funéraire
en surnombre


Valéry*

15 mai 2012

Ciel Dépravé


EN JEU DE VIE (une simple fin)

...traversée
dure opaque
...Fin.

...îles
pans
de lumière
et des misères
d'abats coeur
sans fins.

Des moments
de fatigue
un feu
fusion
des corps
étriqués.


Jusqu'aux
fin fond
des eaux
salées
où vont
les os

À la lie
les poussières
de vents
au froid
le sans sang
de soi à soi
l'aigle
et le serpent

Le Peuple
est là
Le chat
se lèche
le chien
se roule
le cheval
le tigre
...Le grand
vertical
des yeux.

'Si rien
n'était rien
il faudrait faire
quelque chose
mais il n'en est rien
C'est en faisant rien
Un petit jeu
sans pose
Que quelque chose
se fait...'*

Destructeur
de parcelles
de rien en fin
pour un tableau
pour rien
Vraiment
...en fin...

Ces lignes
sifflent
ensemencent
la portée
d'une danse
Invitation
à des vieilles
mains

Finalement
fin ou pas
c'est toujours
l'une ou l'autre
ou pas...

Ce qui ne peut
se dire
ne se dit pas
enfin
ne se dira
jamais...
Le doute
du ciel
dedans l'enfer.

Deux malards
parmi d'autres
sur Broadway
passent en fakir
sur un feu rouge
'L'enfant apprend
en croyant
l'adulte
Le doute vient après
la croyance'**


Benoit*
Wittgenstein**