14 oct. 2011

Chemin Faisant


TRANSFIGURER L'ICI DE L'AU-DELÀ

Et on ne dit pas
en l'Absence
pour nous d'ici
au Pays de PAS LÀ
d'un avorton
de mouches noires
de gigues
et de billots
de porteurs
de tombeaux
aux vents
des quatre
saisons
disparues
des pauvres
Plus mat
qu'échec
un deuil
infini
d'un monde
qui n'a
jamais eu lieu.

Des mises bas
abattues
de l'Un
écomomique
par région
ville monde.
Et tout Ça
vers l'essence
des choses...
l'Évanouissement
dans le 'confort'
capitonné
du Grand Cercueil.
Oui c'est la Vie
et tu fuck le chien
sans arrêt
proématiquement
et les évènements
se refroidissent
tu claques des os
remontés à la surface
liquide noir
où vrombissent
les caméléons
posthumes.
'Conduis-moi
dans tes plaines
battues de tous
les vents où d'âpres
monastères
ensevelissent
entre leurs murs,
comme dans un linceul,
des vies qui n'ont pas
vécu...'**
ICI JUSTE ICI
où il s'agit
d'en sortir
où il n'y
à jamais
eu d'entrée.

Beaulieu*
Rilke**

13 oct. 2011

Ici Pas Là Là Non Ici.


SOLliSEULFAberSIRTÉ (sur un banc de sable entre nous)

Elle le hoquet
court
un bilboquet
pour
oubli rental
de devenir
la folie
du jour
L'auxiliaire
emploie
son poison
ICI
mon coeur
déserteur
de pitounes
d'inertie

Cocon
de toile
de fil
lichens
Des fuites
luisantes
en bain-marie
dur à mette
extases
à main
Début du monde
pas courbé
droit de gaucher
le sexe
du tableau
et beauté
des anges
Laisser
laisser
les s'aimés
Dit no
limbique
dé nous et
Allons...

Un non savoir
difficile
pas à pas
ici pas là
où sans ciel
ni terre
Non ici.
Une bouillie
pour les Rois
entre pois
Rolls Volks
Mains de tous
les maîtres
à main larmée
ICI PAS LÀ
Caresser
sabler
les beaux yeux
du voile
d'emmure
se promener
en Wal-Ka
neige sable
entre nous.

12 oct. 2011

L'Impostible


PAROLES EN L'AIR

'Plus de fruits,plus d'arbres,plus de légumes,plus de plantes pharmaceutiques ou non
et par conséquent plus d'aliments,mais des produits de synthèse à satiété...'*

Deux hanches
d'acier
une garantie
de quatre
cents ans
Un entretien
sans parole
une fois
par année.
Pour le reste
Ça marche
tout seul
Au son du timbre
la vie commence
Party!


Ça saute
au vide
ça brame
à chaque
onze heures
trente
un cri
de jouissance
extase
de rue
pour Ruth
Cruchon
Le quartier
sent les hautes
marées
Des ravages
sur toute
la côte
L'assurance
ne paiera pas
conclura
que ce n'était
qu'une brise
légère
Attendre
les vents
de sable.
Attendre

Du pour du contre
du Conquipour
cette part
sauvage
d'un feu rouge
au coin
de chaque
vertige
quand tu vois
des cadavres
d'une transparence
désespérante
horrible
Et la Fiesta du
Python Noir
tu trembles
tous contre Un
Impostible.

Artaud*