12 oct. 2011

L'Impostible


PAROLES EN L'AIR

'Plus de fruits,plus d'arbres,plus de légumes,plus de plantes pharmaceutiques ou non
et par conséquent plus d'aliments,mais des produits de synthèse à satiété...'*

Deux hanches
d'acier
une garantie
de quatre
cents ans
Un entretien
sans parole
une fois
par année.
Pour le reste
Ça marche
tout seul
Au son du timbre
la vie commence
Party!


Ça saute
au vide
ça brame
à chaque
onze heures
trente
un cri
de jouissance
extase
de rue
pour Ruth
Cruchon
Le quartier
sent les hautes
marées
Des ravages
sur toute
la côte
L'assurance
ne paiera pas
conclura
que ce n'était
qu'une brise
légère
Attendre
les vents
de sable.
Attendre

Du pour du contre
du Conquipour
cette part
sauvage
d'un feu rouge
au coin
de chaque
vertige
quand tu vois
des cadavres
d'une transparence
désespérante
horrible
Et la Fiesta du
Python Noir
tu trembles
tous contre Un
Impostible.

Artaud*

11 oct. 2011

Sous Le Dépotoir



Taillant
l'air par coups
de joie
volatile
rythmant
les pleures
du début
du Monde
les stabat mater
des pierres
qui suintent
celles des failles
dans tes yeux
quand la fusion
laisse entrer
la lumière
de l'univers
couloirs
à frayeurs
posthumes
des saints-innocents
de 14-18 39-45
du génocide trou
monde de Vous
JE et attendre
perdu groundé
à tout le fragile
tombant comme
roches d'étoiles
sans lâcher
prise...
JE suis un dépotoir
et j'entends
marcher les enfants
sur la misère
des entrailles
et bénie
et Rembrandt
chantant doux va
ditdit posant
ses bombes
à retarde temps
dans les taudis
froids des pensées
dividendes.

La venue
dertatilâme
potam dérodez
dhypolite
l'orignal
épormyable
à poche
sans organes
ces deux-là
de l'autre bord
du je du jeu
des marécages
aux boues
de flamme
que coeur
aime où tout
est grâce
où chaque tire
trait d'esclave
de petits
joualverts
de mange mou
aux mêmes maux
de parlure
des coqs en chier
juste pour
rien dire
sous le dépôt
vide
d épitaphe.

10 oct. 2011

Oh Table Au Tableau


COMMENT SON COMME EN SON JE (la peinture vous savez ce que c'est?)

De la théorie
à caresser
sur les côtés
avant de prendre
les devants
par dedans
aux bonnes heures
à l'endos
des bois
croisés
du métier
du tableau
Formé au sein
sans partie
une fois
en son tout.
Co-naître
par copulation
en fait
en voir
de toutes
les couleurs.
Sous ses hospices
se faire le bout
de chemin
là où s'exsangue
notre fin
en don récit
proche...
l'Art

Iconologiquement
moderne
en grille
feu vert
du St-Esprit
des arts
sans raison
des percepts
qu'un tout
est grâce
bien ajusté
au jevous
salut des enfers
en somme
En saut
de mains ficelées
de mille
cerveaux
en un entêtement
d'aller
lumineux
dans le sable
des vieilles
idées
encor toutes
crues
à la source
Perçer
la ribambelle
des cimes
menteries
pour ne pas
revoir deux trois
fois la table
des mises
à mort
du moins
de la même
icône

Pas en guerre
dévoré
comme les fruits
de Cézanne
comme mouches
à miel
au troupeau
de raison
raisonnée.
Un raté
du sens
pas une insensée
de maîtrise...
du déraillement
du total
par une paresse
aux aguets
du petit
pain de mur
toujours.

Entrepôt
d'âge
silex
à pupille
sceptique
éclectique
briefing
des pigments
des boues
aux débris
des os
jusqu'aux
monnaies
vivantes
de Rembramdt
passant
la quête
aux carcasses
de Bacon
pour un savon
philosophique.
Un temps
de jamais plus
L'extase de St-Paul
une disparition
à hauteur de clown