18 sept. 2011

Disparition Des Morts


À L'INUTILE

Chaînes
à payer
pour crever
en meute
d'hurlements
de paquets d'os
paquet de larmes
fond de scène
blanc propre
distribuant
la morphine
à crever
du Mozart
à l'enclos
de la fête
des disparus
à vue d'oeil
Osons disons
qu'il n'y a plus
personne
depuis le début
de l'Histoire
ou du bouton
sur le né.

Petits
dessins tableaux
milliers
pas sorties
de l'enclos
des horreurs
d'où rien
ne sort du camp
il est sans limite
Couronné
d'invisibles
barbelés
des morts pour
une tranche de pain
une bouchée de pain
d'usine
d'un sauve qui peut
ou personne
ne se sauve
...de l'inutile
Art à rien
créateur du ciel
et de l'enfer
et des passes passes
du temps trop tard
pour naître
'Mais ai-je eu
du talent,finit-il
par dire ne me suis-je
pas trompé?'*
et du Doute
à la fin
il saute
en l'abîme
de l'irrespirable
quotidien miroir
en papier bavard
faisant diversion
devant le vertige
de A-Blanc
de l'ICI MÊME.

Illusion
agonie
torture
extase
satori
hara-kiri
au-choix
du tyran
des modes
du moment
Tragédie
comédie
à la palette
du jour,
Guernica
Saïgon
Montréal
'Un génocyde
en douce'**
Et puis TOUS.

Hordes et Tyrans
balancent
au bout des mots
de Nietzsche
Kafka Musil
Lovecraft Aquin
Ducharme
et les poèmes
De La Tomatte
Le Vent De L'Air
L'Arbre À Sous
Le Chant Travesti
et Sudation
de Marmonnant
...la fin
n'a pas d'autres
commencements
que de sortir
avec l'arme
en peine.

Gogol*
Vadeboncoeur**

17 sept. 2011

Aplats En Flat Mineur


LE TABLEAU SOUFFLE LA LIBERTÉ

...éparpille
propage
la malédiction
de vivance
l'instabilité
mentale
un inquiétant
vertige
des calcifications
grégairiènes
portent le malheur
de son hara-kiri
à s'en faire
une image.
Autoportrait
de mouvance
exténuant
jeu
où Narcisse
et Icare
s'interpellent
en rosée brume
bruine pluie
...avant
de disparaître
dans l'ébullition
céleste

Maudite affaire
usant usée
crucifiée
dans l'air
du temps
filtrant
la semence
l'accrochant
à l'espace
du tableau
sans tête
ni bras
ni main
...par
le souffle
d'où émerge
un rire
de naissance
une arrivance.

Un portrait
de lignes
pèle-mêle
sauvages
à apprivoiser
aller avec
voir...
bien Voir
Vient le tout
s'en fout
et tout devient
visage
un chant un dire
'un peu de charbon
me suffit"*
Une tension
errante vers l'autre
des aimants
face à face
un antre
de matières
entre deux
pas perdus.

Des riens
de joues rouges
vide Gaspar
à chaque
feuille
ni arbre
ni forêt
éparpillée
d'impossible
là à attendre
le moment
où le jeu peut
vivre.
La Nuit
sans lendemain
et reprendre
ce qui aura
disparu
avant que d'être.
Aplat osant
regrouper
...que sais-je?

Goya*

15 sept. 2011

Mains De Lumière



VERT PAS ET VERS PAS PAS À PAS

...au fond
au creux
de l'usure
des us
et coutumes
sans couture
en noir
entre nous
en crickets
de marais
ou de désert
nu d'invisible
brûlots
d'univers
de création
d'épinettes
à bûcheron
d'écrivains
pressés
d'obscurs
ronronnades
pour untel
Au fond
en-dessous
dans la chambre
à écho
question
de bonheur.

Au creux
des choses
et du monde
au fait
des dernières
secousses
d'amitié
d'amour
sachant
en l'attente
éternelle
que tu viendras
image avec
tes milliards
de regards
exaucés
d'ignorance
et de pas
à pas sans fin
perdus
de là
retrouvés
pour Rien
Reprendre
l'attente
en boue de tête
ou à mains
de lumière.

Rêver de sauver
une couleur
tenir une ligne
un peu plus
et dans un moment
de lucidité
l'écroulement
sous les dessous
de la Mort
l'endroit
des résurrections
de facteur
à cheval
de douanier
à Rousseau
de peintre
en bâtiment
à peintre
de Matisse
à Revol
de bleu à rouge
jaune noir
et blanc
De Renoir
à revoir...
Le Début
de la Fin
est sans âge
et l'Art
est sans histoire.