5 mars 2011

Patience D'Apocâlisse


BASE CONTINUE "J'incline peux être à la ruine,mais j'incline aussi à me sauver toujours rapidement"*

Outre
en dessous
des pierres
obstiné
éclairant
la base
mais de quoi
en fait?
L'art chose
tranquille
et gracieuse
dans les bruissements
dit Michaux
exactement
au coeur
d'un risible
à s'étouffer
aux larmes
...au premier
coût d'oeil
histoire de fous
et on se prend
à rire
d'un rire...
un fou rire.

Peindre théorique
ou de l'embarras
peindre agité
deux folies
tant de manières
de maniérismes
jouer de toutes
les façons
c'est mieux.
Encor tirer
sa ligne
de pigments
de piments
ou du serpent
Qu'importe
on y est
exactement
modérément
comme
dans un rêve
si l'on veut
Au désert
jouer de la basse
continuo
ne dérange
que les aveugles
les surréels
les présensuels
ou politiquandciel
On s'en fous-tu!

Le monde n'a pas
besoin d'un homme
pour le sauver
d'habitude
ils s'y mettent
à plusieurs
par exemple
une armée
de sauveurs
pour le reste
deux milles ans
trop long pour ma
pauvre patience
d'azuré
Le modo
sauver la baleine
terre...Jonas
Le jaune
me sauve
du bleu
du vert
de la grande
badabagne
des fois le rouge
de trop de froideur
des bondieugris
et bonne basse
continue
entêtée
dans une cage
avec des tigrés
en amour
orchestrés
sauve rien
même pas un arbre
pour du papier

Du vol
bol d'or
mère morte
pas d'envol
sans braquage
sans adage
perdre sa vie
d'épiphanie
idioties
Land pas la langue
toujours coupées
du tableau
Poétiquement?
Proématiquement
c'est mieux
plus juteux
ou mieux...
jujurieux.


Klee*

4 mars 2011

Mort-Aise


PEU D'APPELÉS BEAUCOUP D'ÉLUS

De lignes multiples
à la ligne unique
Delacroix Hokusaï
des vies des morts
et des croque-morts
La Vérité
le Mensonge
et les limites
du possible
Tout dépendant
des coeurs
qui portent
un air de temps
alloué
visible ou invisible
Qu'un cordon
soit politique
poétique
cela vient...
Quelque chose
trouve...
Des tas d'apparus
des tas de plus là
des neutres
et des nuances
de cela
de la peinture
ou des guéguerres
dead line au bout
de la MORT

Champ Chant
dans le vent
que des coeurs
portent
dirigés à la volée
aux morts aux vivants
d'occident d'orient
pêle-mêle
ou à escient
et...
sur la peau d'un tigre
ou de Ti-Jean
pour les générations
futures ou sans enflure
à la voilure
y a pas où y a

Odyssée ou petit
conte pour toué
pis moué
voyelles
ou sarcelles
pour elle
l'émotion
sous la dentition
giclant
miamialle
minomé
être ave Tritri
déroulant
la langue
crétaque
de la Mésothéprit
dire Ô mer
l'enrouement
pour la crêpe
au temps
de disette

Et voilà
l'infime petit
filet
tranchant des morts
et des vivants
l'initiatique
passage de la vie
à la vraie vie
menant au jardin
de radis
à la splendeur
des derniers Goya
c'est pour ça
Radis Goya.
Entendez-vous
l'avant
derrière chez nous
y a des chimères

Avrenir


...

Porte peaux
enfilé
d'échafauds
de labeurs
des naïfs
à nid
devant
d'aidant
au parfum
des corps
pourris
moites encor
d'amouir
à Rien
cris
des morts
à résurrections
matines
à l'enfilade
innombrables
gens
de la Demeure
à meules
liant le liable
l'invisible
poussée
d'Avrenir
à tout subite
fauche
prétendants
des noces
d'or et d'argent
non nom non!
A vive allure
blattes crapants
soleil morve
soies mêlées
aux iles
aux elles
on s'en fou
C'est Sa!

Un tient
pas la route
pas çasiale...
pas de déroute
Un pas la route
par sillements
des vertiges
mes morts
de quoi monter
éternel
en crisse
en beau joualvert
de bon dieuse rit
qu'est-ce
que croit...
Un parchemin
d'os
inasous-vie
éléphantesque
ivresque
à vivance
en l'oeil
des Morts.