15 janv. 2011

Lamarche Sur Le Plateau


FIN SANS FIN SANS...fin mort."...comme pour l'image dans la peinture,d'aller directement derrière la toile..."*

Escalier roulant
de Revol
Feu roulant
tambour battant
montagne russe
virevolte
à tous vents
le sablier
l'usure
court terme
long ou court
avant juste après
que ça flanche
disparaisse.

Morandi vides...
pots de mémoires
de bouteilles
à fossés
à emplir
à espérer
tel quel
entre deux
gendarmes
un asperge
et des pommes
pourquoi pas
un bouquet d'iris
en filiation
du temps...
Table.

Leroy
mangé mangeant
et dévoré
par lui-même
en peinture
titubant
et tout en tube
virile vision
parcelée
d'Un-Nous
dernier aperçu
précoce
de la disparition
du peintre
en sa vraie Vie

Entre l'Oeuf
et Kupka
source origine
des cristaux
de musique
maître koan
d'arrachement
des déchirures
Jean Louis
de la découpe
de la retaille
de la composition
par les schismes
des bas fonds
de la mouraille
papiers tremblés
taillés à l'oxygène
de son trône
main à la chasse d'eau
flushant rebuts
et corrigés du plateau
aujourd'hui
affaissé de sa montagne
essoufflé d'Éternité

Vadeboncoeur*

14 janv. 2011

De La Flâmerie


L'ART EST LA SEULE FORME POSSIBLE DE LIBERTÉ


...porte mental
ou manteau
gosier
furieux
de l'univers
attrappe Réel
la seule chose
qui vaille
sans succès
de ne pas crever
Exacerbante
exorbitante
tâche pour Rien
Pas pour moi
pas pour eux
Cris de sel
bleu rouge jaune
en paradoxes
et contradictoires
fusions

Oui là qu'est-ce
que Rien
et qu'est-ce que
la montée
des larmes
face contre terre
contre ciel
défèquant
urinant
suant
les dernières
possibilités
de faire signe
par le grand noir
dernier tableau
mort-né
d'oesophage
forme imprévue
de cancer

Dedans nous
dehors nous
envoler...
flammèches
conglomérat
écobiotique
djammé coinçé
en la mort
de la MORT
Plus d'impurs
d'erreurs
inconnues
et des tableaux
des poèmes
de la musique
pas pour moi
pas pour vous
pour la flâmerie
chantelante
ce Rien
là juste là.

13 janv. 2011

Carré De Roue


TANT QU'À MOI LA MORT..."J'allais dans les ténèbres et en cachette"*

...un fil
de vent
à l'engourdie
qui brigue
les crématoires
d'aplatis
d'égarés
dans la nuit
des faits
du jour
coulé
dans de vieux
tombeaux
sans étoiles
Aux rivages
d'enfants morts

Lourdeur des corps
Écrasants suaires
cette majuscule
à dieu
Passerelle
économique...
Pas de perte
ici.
Déjà mort et arrivé
depuis des lurettes
De l'empilement
des Caens fils d'Adolf
boucaniers
des beautés élues
d'où des corps montent
sales et purs
en d'éternels
signes sur Tolèbe

Impasses
de ciel écrasant
dans un fauteil
à rêver d'iles
matissiennes
dévoré de bonheur
sous gestapo
Apocalypse crises
et du Bacon...
entrelardant
de petits oiseaux
...etc
Tétanisé.

La nuit la lumière
est un chat
de tendresse
un jeu de chien
jaune et neige
de beauté désespérée...
La loge sacrée
si terre
explose de poésie
feu feu boom Bloom
du col du Saint
don gigantesque
COEUR.
Partons pour Cythère
pérégriner.

Saint Jean de la Croix*