11 nov. 2010

Fin Silence


L'ANTREMORT

...à la tour
des rôles
tous à ficelles
machines
à dolores
crissent
les larmes
des stratèges
immémoriaux
Un Ça de bon
dieu
Un corps tait
la source
mais s'écroule
le sang sèche
les faits
sont à l'oeuvre
un tout
gelé
un Temps
essentiellement
terminé.

Rigodon
de don
dondaine
mange ta main
garde l'autre
pour le voisin
poésie du vent
à la rigole
de la saignée
du pourquoi
et l'étendue
infinie
d'horizon
à l'oeil
de verticales
mouillées
et pleines
de Brouillard

Qu'importe
l'histoire
Homère
Christ
Marx
Tseu
tsé
le suivant
des patenteux
du péteux de
l'antre des morts
C'est Silence
noyé de dégoûts
un champs
d'extermination
un beau bouquet
dans le bocal
formel implosant
sans résurrection
le Capital
avant
que d'être
ta bouffée
la queue
de contraceptions
crématoires
même grosse
cheminée...

T'as beau ètre
en bojoual...
de résistance
le paon du pou
frise sans
faire de bruit
la suite des mots
à la même tranchée
de désamour...
Tenir...
déconcrisser
décâlisser
blottis
perdus antre
des os sensibles
exactement
là où le Noir
Est toute
sa Vérité.

9 nov. 2010

La Ligne De Taupe


PÉTROGLYPHE

L'auréole
écrasée entre
Pierres de ciel
et oasis
des mystères
portent à deux
la pauvreté
du chant
infime
de l'écroulement
incessant
du lointain
fou d'Amour.
Nature en son sein
de l'autobus
au mirage
du désert
"Un nul-part
a nous
assigné."*
l'air ainsi
donné mène
le cortège
de la Vivance
au lieu où il doit
La Mort des poussières
de pas à son palais
de fidélité.

Le lourd
des sparages
de Patagonie
à la Place
de l'Étoile
au sentier
menant
à l'accueil
des écorchés
bout de pain
de bois
l'or
rameur
de ténèbres
des pétroglyphés
de lumière
rescapés
des mille
intrusions
du rendement
du froid
des tropiques
à la fonte
des glaces
monétariennes
overpass
d'un ferry
rivé dérives
à l'autre.

Soirée
de danse
Récif
fornication
des titans
au bal
des finissants
grandeur
d'Épave
de bien vu
bien dit
têtes
de gyprocs
athée
du pouvoir
fin en artifice
plus de Rubicon
...que des Gens.

Dugué M*

8 nov. 2010

Cinq


CINQ-IDIOT 'L'essence de la technique n'est rien de technique'*

Nature
trop humaine
par milliard
criant
que c'est trop
en l'estomac
des larmes
arrachées
à l'Amour
périssant
éparpillées
à la halte
des ponctions
des viandes
folles
sans fin
le fleuve

Mille
menteries
le rire
à la table
du semblable
un service
à couteaux
tirés sus
aux survivants
naïfs héritiers
des tombés
des cris des yeux
fourbus
de vertige
d'éphémères
de fragiles
idiots ainsi tués
insitués

L'impolitesse
des visages
voraces
ensanglantés
de mer rouge
délégués
des foules
cercle sanguin
multipliant
le lui-même
sous tutelle
sanglée
instituée
Dos dévisageant
la bonté
de la lueur
du Jour.

La fin
au début
dès lors
les promenades
nuits et jours
des taureaux
des peintres
musiciens
poètes
penseurs
...les écroués
vivants
les brûlés
du bord
des lèvres
de Vivance
un Signe
un conte Idiot
pour cinq.

Heîdegger*