7 avr. 2010

Arriver Aux Nôtres


SUITE DE MARELLE
Et si par un effet du dedans un petit coin caché comme "le cache ton dieu" de Valéry ou le "Tout perdu" de S. Veil ou Rien un Vide un égarement subit par une distraction,en autobus,en byciclette qu'importe,un abandon laché prise,une amnésie subite,se déconnecter,comme juste avant la dernière minute du souffle où on comprend comme on doit comprendre qu'il faille y aller de l'autre bord de l'envers dans la gueule les acides du monstre et qui sait L'Apprivoiser ce monstre dit à peu près Rilke...ou c'est fait ou c'est pour une autre fois...et comme dit le sage la vie pour apprendre à mourir alors...
Et au réveil au retour de la conscience en passer par un petit poème un petit tableau...Admirer on dit l'admirateur plus grand que le créateur...
Et ça fait... fait pas un koan ni un satiri ni une extase ni illumination mais revenir
une main un chat ou un chien une bele robe de printemps des fleurs,un nuage lentement réapprendre les choses,s'Allouer le bonheur le prendre le voler qu'importe,
où vous savez qu'il est,dans un petit coin caché timide oublier,se serrer dans ses bois,se raconter une petite ritournelle...
En finir pour un moment ou pour toujours...
Si tenir lentement passer la rive avant qu'elle nous la fasse passer...
Une petite faille dans la misère la maladie la mort.
Rien n'empêche
soulever un peu
les couleurs
mélangées des gris
quotidiens des
fauteurs de mort
des escrocs
Pauvres ou Riches
Saints ou damnés
Couper étêter
l'illusion
le chemin de
sa misère
Les Ailes...
L'Air prendre
l'air du ciel
de la terre.

Inciter le curé
à se mettre à poil
Blake adore
Cent ans à roulette
avec Miller petite
promenade avec White
pêcher le saumon
des roses embrasser
des oiseaux ou
devenir un parasite
lacher des parfums
d'Orchidées
Et la lumière qui
là qui tombe...
Le noir les couleurs
à Clerbout et Bobin
ou Rien Vraiment.

Et évidemment
revenir pourrir
mourir pour eux
les cannibales
ces enfants d'hier
devenus ce que
sont les jours
et nos nuits
ce que seront
celles de demain
les nôtre nos bombes
nos meurtres nos viols
tout ce que vous savez.
Inséparable de l'Enfer.
Eckhart dit"Dieu se
goutte Lui-même"

Chez les peintres
les sculpteurs
qui en savent un
p'tit bout sur
les tours et détours
des jours noirs
du plus profond
du noir anticipé
tantôt lui qui
non né déchu
d'exil celui qui
cherche du solide
pour déposer un
Vrai mensonge
quelque chose qui nous
irait d'incontournable
comme un vrai jour
de vraies nuits
après la Mort

Un Des Milliers


CRAYON BILLE SUR PAPIER
Ce qui s'aime sème à tout vent ouvre Ouvre tout grand les coeurs rend disponible l'abri contre les assauts d'un dire ou la technique,le style joue de sa place au firmament de l'histoire des autres...

Papillons


SUITE DE PETITES MARELLES

de petites franges
beautés d'initiés
mortels par où
les triés vaquent
et retiennent
juste ce qu'il faut
de splendides
chercheurs du début
du temps trouvé
enfoui vivant
des désastres

Que l'état des lieux
compte sans contine
ni qu'histoire
reportant les naissances
au vieil âge
Chapardant leurs
ignorances pour
un savoir obsédant
d'agités un chiffre
à suicide aux nuits
sans berçeaux des rues
Faut-il tant de lâcheté
de peur...

Tant qu'il y aura
une brindille une feuille
un sourire tant que la vie
voudra vivre la Mort
vous trouvera
Briguera votre
innocente obstination
à rire la brillance
de vos yeux votre coeur
Tout ce naître l'insulte
l'enrage de ce côté
par cette voie
Terrifiante de vous
abandonner Seul.
Qui vous aimera
plus que lui-même
pour vous sortir
de l'Enfer.